Covid et mortalité depuis 30 ans : les faillites du système et de la société face à la vieillesse


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Ce n’est pas parce que tout le monde le dit qu’une chose est vraie. La réalité, la vérité se moque bien de cela.

La réalité c’est que la majorité n’entend que ce qui lui permet d’être bien dans le groupe et si le groupe croit majoritairement à une idée fausse, le partage de cette idée fausse perçue comme vraie devient un fait « vrai »

La bonne nouvelle c’est qu’on meurt moins et moins dans l’enfance dans le monde grâce à la qualité de vie. La mauvaise c’est que s’il faut bien mourir on laisse nos anciens mourir.

Scientifique de formation, je m’attache aux faits mettant de côté les émotions; notamment la pire en l’absence de réelle menace : la peur. Depuis les grecs on sait que de tout ce qui vit c’est elle qui nait le plus vite ! Cette fois encore j’ai un autre point de vue dont la conclusion simplissime surprendra plus d’un intoxiqué par les médias :

Il ne se passe rien de spécial !

En termes de santé du moins car par ailleurs il se passe quelque chose de très grave :

Le Monde est devenu fou !

La crise actuelle est une crise de civilisation, une tension de fin de règne pour le système en place, dont tous les indicateurs sont au rouge, du PIB aux inégalités, les dichotomies politiques ont basculé: on est passé d’un bipartisme droite-gauche à une séparation centre-extrêmes; le pire étant l’actuel extrême-centre.

Les médias alternatifs de récupération et canalisation des dissidents l’ont compris mais rien n’est plus mensonger que des déformations des omissions, des sélections emballées dans du vrai ou des sophismes ou les nouvelles religions et leurs tartuffes. Par exemple ils ne s’intéressent pas au méthodes d’éjection du pouvoir par la désobéissance ni à l’idéologie fédératrice de la qualité pour tous.

Mon propos n’est pas d’en faire l’analyse; il est de montrer que les faits chiffrés vont dans le sens d’une absence totale de désastre sanitaire et donc de la propagation planétaire du spectacle et de la peur.

Non seulement il n’y a pas plus de décès par pneumonie que dans le passé; mais en plus il n’y en a jamais eu aussi peu. Paradoxalement, la situation sanitaire mondiale n’a jamais été aussi bonne ! Ce n’est bien évidemment pas une raison pour ne pas mener une politique écologique de gestion des ressources naturelles; mais cela montre juste que la pseudo-pandémie et l’écologie sont des prétextes fallacieux.

Pour construire cette position, je me suis appuyé sur les statistiques librement disponibles via les sources de référence :

Premièrement, voyons si la situations sanitaire actuelle est inédite en France.

On constate que depuis 30 ans, la mortalité par affections respiratoires augmente régulièrement. Elle touche principalement les personnes âgées.

Ceci est vraisemblablement causé par le vieillissement de la population mais aussi par les politiques d’austérité qui ont diminué le nombre de lits d’hôpitaux par 1000 habitants de 11 en 1980 à 6 aujourd’hui, soit deux fois moins en 30 ans.

Si on observe le nombre de morts par an depuis 1990, il passe progressivement d’environ 15 500 à 20 500. Ramené à la population, la mortalité passe de 26 à 30 morts pour 100 000 habitants soit 0,02 à 0,03 %. On peut donc s’attendre, en 2020, une mortalité par pneumonie de 23 000 à 25 000 morts. Avec le score dramatisé du COVID19 considéré comme seul tueur, on a encore de la marge par rapport à la tendance lourde, et cela alors que la saison d’hiver de la camarde est pratiquement terminée.

La mortalité a un peu baissé entre 1997 et 2006. La raison est à chercher dans les politiques publiques moins focalisées sur l’austérité, comme le montre l’historique de la dette publique de ces années: en pourcentage du PIB, dans cet intervalle de temps, la dette a stagné, à même parfois diminué. Chirac, en poste de 1995 à 2007, serait-il le moins mauvais président depuis 1969 dans l’application de l’idéologie dominante à la santé ? De toute manière la mortalité en croissance n’autorise pas à se vanter.

En Italie, c’est la même chanson, en pire: ils ont moins de quatre lits d’hôpitaux pour 1000 habitants. De plus, la stratégie choisie par l’Italie et la France, le confinement indifférencié sans dépistage ni traitement, est la plus délétère de toute la planète.

Si il y a surmortalité par rapport au mieux qu’on aurait pu faire, ce sera à cause des décisions désastreuses de nos dirigeants et de leurs conseillers assujettis à des intérêts pharmaceutiques privés.

À cause de l’indigence intellectuelle des responsables, on atteindra peut-être 30 000 morts cette année, ce qui, naturellement pour chaque famille est une souffrance ou un drame mais n’est quasiment rien, une goutte d’eau à l’échelle du pays. Toute l’ambiguïté repose sur ce changement d’échelle.

Et ces morts ne seront pas morts du COVID-19, mais de toutes les autres infections, rendues mortelles par la panique, les incohérences, les compromis entre économie et prévention,  et par le grand âge de la population cible privilégiée par ce virus. Le gouvernement est-il assez cynique pour organiser la stratégie du cocotier ? Je le crois plus stupide que malveillant; mais qui peut savoir ?

Distribution des personnes décédées du coronavirus COVID-19 en France au 31 mars 2020, selon la tranche d’âge: 

Les pays qui ont eu le moins de morts, en Asie en particulier, ont l’avantage et l’inconvénient d’être préparés à la chose depuis longtemps. En effet, si on prend le Japon, pourtant un pays doté d’un des meilleurs systèmes de santé au Monde, 87 personnes, sur 100 000 meurent chaque année d’affection respiratoire, soit près de trois fois plus qu’en France. Là encore, on a énormément de marge. En Asie, les problèmes respiratoires sont réellement un problème de santé publique, d’où les masques, dont le port est devenu traditionnel depuis des années. En France le rapport du professeur Raoult de 2003 qui préconisait des mesures analogues a été ignoré.

En Corée du Sud, pays qui a très bien réagi au virus et qui ne compte que quelques dizaines de morts enregistrées, il vit la même situation que le Japon (en moins aiguë car le Japon possède une population particulièrement âgée). Ce sont deux pays avec des populations âgées, vivant dans des zones très humides. Pourtant, tout va bien en Asie, comme le montre le graphique suivant:

Dans l’Est asiatique, la quantité de mort annuelle s’est effondrée ! Mais un phénomène primordial est en jeu: c’est la mortalité infantile qui a baissé. Dans les pays développée, la mortalité sous la barre des 65 ans est insignifiante. L’Asie se développe et par conséquent il n’y a plus que les personnes âgées qui meurent de pneumonie: la mortalité a été divisée par deux !

Au niveau mondial, c’est similaire:

Le Monde se développe, les enfants ne meurent plus en bas-âge et depuis les années 1980, la mortalité par pneumonie est passée d’environ 5 millions a un peu plus de 2,5 millions. Les vieux meurent de plus en plus, car ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus fragiles, surtout dans nos pays. C’est pour cela que nous ne voyons pas de progrès : Nous sommes au sommet de l’échelle mondiale des pays développés. Pour combien de temps…

Donc oui, tout va pour le mieux ! Alors pourquoi vivons nous comme si c’était la fin du Monde ? Je pense que le COVID-19 est le bouc-émissaire de la fin de règne du capitalisme ultra-libéral. Il arrange tout le monde: les gens au pouvoir l’instrumentalise pour contrôler la population et faire croire qu’ils ne sont pas responsables de la crise économique, et l’opposition, qui se sert du virus pour attaquer la réputation des dirigeants actuels en ciblant leur incompétence et leur irresponsabilité. Macron est un dictateur sans carrure, et tous les autres se frottent les mains tels de bons Iznogoud.

La panique est mondiale car l’économie est mondialisée. La Chine a pris l’habitude de créer une panique à chaque nouveau virus qu’elle découvre (SRAS, H5N1, COVID-19). En Effet, la Chine s’est doté des meilleurs laboratoires d’études virales et organise d’énormes campagnes de détection. Dès qu’elle trouve un nouveau virus, elle tombe dans la paranoïa. La psychose du SRAS en 2003 a été créée par Margaret Chan, doctoresse chinoise entrée la même année à l’OMS et devenue la présidente de l’organisation de 2007 à 2017. Sauf que maintenant on prend la Chine au sérieux et le Monde entier lui emboîte le pas: la Chine est devenu le chef d’orchestre de la planète et prouve ainsi son influence.

Les virus grippaux sont-ils nouveaux ? Bien sûr que non ! 30% des rhumes et des grippes sont causés par des coronavirus. De nos jours, ils ne tuent que les vieux et les malades. Plus précisément, les gens meurent non pas du virus grippal mais avec le virus grippal.

La grippe espagnole avait fait en 1919 plus de 400 000 morts en France pour une population de 40 millions, soit une mortalité de 1%, 1000 personnes sur 100 000, 33 fois plus que la grippe saisonnière. A l’époque on n’avait pas les antibiotiques pour combattre les effets bactériens initiés par les virus. L’idée que les antibiotiques ne serait pas utiles lorsque les infections sont d’origine virale est une bêtise.

En 2004, une analyse du génome du virus a montré que la grippe espagnole est une grippe aviaire qui a muté (cf. Gamblin et al. 2004), sans doute apparue dans les premiers élevages de poulets aux États-Unis puis disséminés par leurs armées. La guerre aidant, les populations affaiblies et les infrastructures dévastées, la planète était prête pour une épidémie. Mais la grippe n’a pas tué 400 000 personnes en France, ni 50 millions de personnes dans le Monde comme annoncé.

En Effet, plus de 97% des morts sont en réalité décédés de complications d’infections bactériennes (cf. Shen et al. 2008). Si on exclut ces personnes, moins de 3% des morts, soit moins de 30 personnes sur 100000 en France, sont éventuellement mortes du virus de la grippe espagnole. 30 sur 100 000, c’est la mortalité de la grippe en France, c’est la mortalité d’une grippe – même espagnole – dans un pays développé avec accès aux antibiotiques. Même la grippe espagnole était une grippe ordinaire, qui a prospéré dans une situation extraordinaire: la guerre.

Comme tu le vois, au niveau sanitaire ou écologique, il ne se passe rien d’extraordinaire. Au contraire, la situation est peut-être la meilleure que l’humanité ait connue depuis plus d’un millénaire ou deux et nos dirigeants sont en train de casser leur jouet. Nous assistons in vivo a un changement de paradigme social, comme il y en a environ tous les 50 ans. C’est tout.

J’imagine que dans la panique et à cause du matraquage médiatique, une telle position est indéfendable, peut-être même criminelle. Peu importe. Je connais quelques médecins, parmi les meilleurs de la planète, qui partageront le même exil.

Ça n’est pas la fin du Monde, mais la fin de notre vision du Monde.