Le traité de Marrakech en résout rien


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Plus que la libre circulation des capitaux et des marchandises, la libre circulation des hommes, est une idée séduisante; mais en apparence seulement. L’enfer est pavé de bonnes intentions :

Au niveau département français la mise en concurrence préconisée par Alphonse Allais, irait à l’encontre du principe de république une et indivisible et donc à l’encontre du principe d’égalité. De toute manière elle se fait contre ce principe puisque les gens viennent s’entasser dans des banlieues de villes alors que simultanément l’idéologie ultra libérale pousse à ne plus rien payer pour les campagnes. Alphonse Allais avait-il réalisé qu’il emboitait le pas à une doctrine ultra libérale dont on a maintenant l’étendue des ravages sociaux, sociétaux, écologiques sous le nez ?

Au niveau international, compte tenu des cultures, il faut y aller très progressivement avec les migrations pour ne pas précipiter les pauvres les uns contre les autres et prendre le temps de marier les cultures avec l’ascenseur social. En période de récession économique c’est difficile. En plus l’afflux s’il était massif, provoquerait des rejets comme on en voit dans le sud est de la France. Les gens ne partent de chez eux que quand ils ne sont pas bien là où ils sont. Le nomadisme n’est pas dans les gènes. Ce qui est dans les gènes c’est l’effort minimum. Alors pourquoi ne pas résoudre leurs problèmes à la source ? Pourquoi ne pas affronter les problèmes au lieu de leur demander à eux l’effort de les fuir ? Et en admettant qu’ils le fassent cet effort de fuite, seuls les plus faibles resteraient dans leur enfer ? Ce n’est pas l’idée que je me fais de l’humanisme et de la société à l’échelle mondiale.
Là encore l’idéologie ultra-libérale met tout le monde en concurrence et glorifie la régulation par la mort des plus faibles.

Le traité de Marrakech pourrait bien ne pas être symbolique au motif qu’il ne serait pas contraignant. En effet la cohésion idéologique des dirigeants européens et leurs déconnexions d’avec les intérêts des peuples qu’ils devraient gouverner malgré les dictats de l’Europe sont tels, qu’ils s’évitent l’affront de voir refuser les ratifications des traités par les peuples en les signant entre eux. C’est une perversion supplémentaire de la démocratie.
Ce traité n’a pour but que d’entretenir « le cheptel des riens » qui fera baisser les cours du travail et maintiendra les profits. Il rassure les gouvernants sur leur intention communes d’aller dans le sens de leurs commanditaires, paradoxalement sans se faire concurrence, mais dans le seul intérêt des plus riches pourtant adeptes de cette idéologie concurrentielle.
Ce traité est donc aussi capital que les traités commerciaux qui instituent des tribunaux privés pour condamner les états ou ceux qui permettent les intoxications collectives massives avec les pesticides ou les glutamates et autres aspartames.
Il va encore ajouter à la misère ambiante en nivelant la qualité de vie du plus grand nombre un tout petit peu par le haut pour quelques migrants mais bien par le bas pour tous les autres : ceux restés là bas comme ceux ceux déjà ici. C’est toujours le même principe on met du 1000 volts en contact direct avec du 10000 qui tombe à 2000 et le 1% pompe le courant de court circuit alors que plus un appareil sur le réseau ne fonctionne.

Niveler par le haut, consisterait à donner les moyens aux déshérités du globe de devenir rapidement riches : les débarrasser de leurs parasites dominants cupides et leur fournir une immense quantité de liquidités pour mettre des infrastructures, éducation et changements culturels en place.
Niveler par le haut consisterait parallèlement à mettre des transfos dans les échanges de marchandises entre pays riches et pauvres; c’est à dire réguler par des taxes à l’importation/exportation qui compenseraient les différences sociales et environnementales et dont le produit irait aux deux parties l’une pour augmenter son niveau environnemental et social, l’autre pour amortir avec des mécanismes sociaux des reconversions vers l’environnemental et la qualité durable de tout.

A problème global, solution globale; solutions au niveau des causes pas des effets; solutions dans l’intérêt général et pas dans celui de quelques-uns !