On ne planifie pas un cancer généralisé


La vie, c’est mal

l y a quelque chose d’extraordinaire avec les élites : elles ne cachent rien. Et si vous aviez l’une d’entre elles devant vous, elle vous dévoilerait tous ses secrets en toute naïveté. Il n’y a donc rien à découvrir ; tout se sait. De quoi parle-t-on, que fait-on dans les salons feutrés des élites ? On joue à se faire peur avec le risque de longévité. La chose est bien connue des actuaires et des assureurs. Elle fait frémir d’horreur les investisseurs. Les sociétés BlackRock, Vanguard, State Street et compagnie sont les principaux investisseurs de la planète en fonds cotés en bourse. Ces multinationales tentaculaires ont des parts dans toutes les sociétés du monde ou presque, avec la haute main sur des dizaines de milliers de milliards de dollars d’actifs : prenez un 1 avez treize zéros derrière et vous serez encore en dessous du total. La puissance de ces institutions s’étend sur toute la planète ; elle est délirante, au delà des possibilités des états les plus puissants. Elles contrôlent plus de trente fois le PIB de la France. Elles sont les chefs d’orchestre de l’économie globale. Mettez tous leurs dirigeants dans une petite pièce et vous changerez la face du Monde… ou du moins la moitié : l’autre moitié est contrôlée par les fonds de pension, qui gèrent la retraite des vieux par capitalisation. Ces deux Léviathan s’accordent sur un point : le risque de longévité est peut-être la pire calamité qu’ils vont avoir à combattre.

Qu’est-ce que le risque de longévité ? Inassurable, indiversifiable, incontournable, c’est Armageddon, la fin programmée de toute finance capitalistique. Les plus courageux pourront consulter cet article tiré de la Revue française d’économie. Le risque de longévité est peu connu en France car on y jouit d’une retraite par répartition (le Diable pour les néo-libéraux). Quand on a l’habitude des retraites par capitalisation, on comprend mieux.

Dans les pays libéraux, on finance sa retraite par l’épargne. Puis, quand on atteint 60-70 ans et que l’épargne est suffisante, on la convertit en rente viagère via un fonds de pension, par exemple sous la forme d’assurances-vies. Une rente viagère, c’est une rente qu’on touche jusqu’à la mort («viager» vient de l’ancien français «viage», la durée de la vie). Le fonds de pension fait donc fructifier ce capital afin de verser une rente au retraité. Mais ce capital est dans la quasi-totalité des cas bien trop faible pour couvrir les besoins minimaux d’une personne uniquement à l’aide des intérêts : il faut rogner le capital. Ainsi au bout d’un certain temps il n’y a plus de capital et pour tenir ses engagements le fonds de pension est obligé de payer la rente de sa poche… et perd de l’argent. La survie du pensionné au delà de cet âge limite est appelé risque de longévité, car au delà le fonds ne fait plus de profits. Il espère donc que le brave retraité va avoir la courtoisie de mourir avant terme. L’humain parfait pour un fonds de pension, c’est un individu qui travaille et épargne jusqu’à ce qu’il devienne improductif et, à partir de ce moment, dans les 70 ans, il tolérera sa survie tant que son épargne couvrira ses frais vivriers, mettons jusqu’à 80 ans. Au delà, sa mort sera souhaitée, encouragée, provoquée peut-être.

Vous aurez sans doute remarqué que toutes les crises financières majeures – celles non-voulues par les élites – sont toujours suivies d’une «pandémie mondiale». En 1998 a été organisé l’arnaque de la grippe aviaire, juste après la crise des marchés obligataires de 1998 qui a failli détruire le système financier mondial. En 2009 s’est terminée la crise des subprimes qu’on a cru être la Der des Ders. Dans la foulée, dès le printemps de la même année, on a imposé une pseudo-pandémie H1N1 avec propagande vaccinale au Pandemrix toxique rendant les gens narcoleptiques. Les «pandémies» servent de parachute de secours à la haute finance depuis plus de 20 ans. Depuis 5 ans tous les spécialistes mondiaux de la finance s’époumonent pour alerter sur l’imminence d’un krach majeur qui engloutira tout. Les banques n’ont plus de fonds propres et tous les investisseurs, à force de jouer de l’effet de levier, sont à la limite du défaut de paiement : un seul fait faillite et tout le système s’effondre. Il a donc fallu inventer un prétexte pour perfuser directement les investisseurs privés avec l’argent du public via des «aides» de l’État et des emprunts à taux négatifs. Ce prétexte, c’est encore une pandémie : la COVID-19. Et comme l’économie est exsangue, foutue, les élites n’ont plus le choix : il faut instaurer une dictature pour garantir des rentrées d’argent à hauteur de leurs dettes, directement du compte bancaire du citoyen à celui de l’actionnaire sans même passer par la consommation commerciale, devenue un prétexte inutile.

Le risque de longévité n’est donc plus autorisé : il faut que les gens meurent avant 80 ans, point. Mais avec toute cette armée de vieux qui débarque du Papy-boom, c’est la catastrophe ! Quinze années de vagues blanches en vue, la déferlante ! La faillite ! L’effondrement final ! C’est là que la COVID-19 intervient. Dans tous les pays on a fait voter (ou décréter, comme en France) l’autorisation d’euthanasier les malades de la COVID-19, sur la base d’un test bâclé qui répond positif au bout de quelques essais. Il suffit d’obliger les vieux à se faire tester régulièrement pour pouvoir les piquer tranquillement. On les met de force sous respirateurs, violemment intubés, puis on leur prescrit des opiacés pour traiter l’angoisse provoqué par le «traitement», le tout suivant les recommandations officielles des autorités sanitaires. Comme les opiacés sont des dépresseurs du système respiratoire, les patients étouffent. Alors on peut les piquer tranquillement, les achever au Rivotril ou au Valium en intraveineuse suivant les mêmes recommandations sanitaires. Il faut alors que tout autre stratégie de soin soit interdite, le but étant de tuer, non pas de guérir. On déclare alors toxique des médicaments massivement consommés depuis des décennies sans jamais tuer personne juste parce qu’ils ont le malheur d’être efficaces contre la COVID-19. Par contre le Doliprane, un poison pour le foie occasionnant des lésions graves, parfois mortelles même à dose thérapeutique, est prescrit systématiquement en cas de COVID-19. Ce produit est bien évidemment parfaitement inefficace contre la maladie.

C’est pour cela aussi qu’en pleine «pandémie» le premier réflexe du gouvernement français a été de fermer des lits d’hôpitaux – 5700 en 2020 – et de réformer les retraites. À bas la retraite par répartition qui échappe à la rapacité des fonds de pensions ! La retraite par répartition résout automatiquement le risque de longévité par la solidarité intergénérationnelle. Mais voilà, cette retraite est financée par… des cotisations patronales. Ce sont in fine les investisseurs qui paient pour le peuple. C’est équivalent à un risque de longévité généralisé à tous les plus de 65 ans, le pire scénario imaginable pour un néo-libéral. C’est intolérable !

La vie, c’est bien seulement quand ça rapporte

Le vaccin fait partie de cette gestion du risque de longévité. Il faut à la fois que le travailleur survive jusqu’à 65-70 ans pour engraisser l’assurance-vie et aussi qu’il décède dès 80 ans passés. Pour le décès, c’est réglé. Mais pour sa survie le travailleur sera traité suivant les méthodes éprouvées en médecine vétérinaire : antibiotiques et vaccins administrés en masse, obligatoires et réguliers. Comme cela on garantit la survie des esclaves au plus faible coût, à l’instar des vaches à lait et des poulets en batterie, juste ce qu’il faut pour qu’ils soient rentables. Nul besoin de médecins de ville : au moindre cas détecté, on injecte en masse et on conserve quelques hôpitaux pour les cas d’urgence. En fait, la simple survie de l’employé est suffisante pour engraisser le Capital, C’est pour cela que les laboratoires et les gouvernements se fichent des effets indésirables des vaccins : ils savent – ou croient savoir – quelle proportion de personnes mourra et quelles maladies elle aura. Ils supposent que les vaccins causeront majoritairement des dégâts non létaux, qui n’impacteront pas outre mesure les capacités minimales de travail, mais qui écourteront l’espérance de vie d’une vingtaine d’années, plaçant l’âge de la mort à 65 ans, l’âge idéal pour crever selon les investisseurs institutionnels.

Les vaccins n’ont pas été conçus pour tuer mais pour rapporter de l’argent et imposer une vision vétérinaire de la médecine. Ne vous inquiétez pas, vos maîtres ne veulent pas vous assassiner, ils souhaitent juste que vous ayez envie de mourir dès qu’ils n’auront plus besoin de vous. Si par malheur une hécatombe vaccinale survenait, les investisseurs seraient tranquilles : les états ont signé à tour de bras des décharges de responsabilité : le peuple paierait toutes les conséquences de son propre empoisonnement, nourri par un discours rappelant celui du violeur déclarant à la Cour : «Je n’ai violé personne puisque j’étais consentant !» Il faut que le peuple accepte de se faire traiter comme une vache dans une étable surpeuplée. Les masques et la vaccination sont des exercices de soumission destinés à éduquer une population d’esclaves. La mort, elle, sera conseillée aux improductifs finaux : les personnes trop âgés pour pouvoir rapporter des dividendes aux investisseurs. Les vieux actionnaires, les vieillards milliardaires, eux, ne sont bien entendu pas concernés.

Les psychopathes aux commandes souffrent d’une aversion non pas au risque mais à la surprise. Leurs profits sont planifiés sur des dizaines d’années. La seule solution pour conserver une rentabilité minimale de 5 % tout au long de leur existence c’est de contrôler la vie des gens dans ses moindres détails afin d’éliminer toute surprise, afin de garantir tous les investissements, y compris les rentes viagères. Dans un monde où le déterminisme est absolu, nécessairement la liberté est interdite et la mort programmée. C’est ce qu’on nomme le totalitarisme, la version la plus efficace du capitalise néo-libéral.

« La crise mondiale, il faut que nous lui apportions une réponse mondiale. J’en appelle à tous les gouvernements. Aucun d’entre nous n’en sortira en faisant sa propre politique dans son coin, isolé de ce que font les autres. Aucun. Nous avons besoin du dynamisme de chacun pour deux choses. La première : trouver un nouveau système de régulation. Ce sera l’enjeu du Sommet de Londres. Je puis vous dire une chose : l’Europe aura une position commune et forte. Je puis vous dire une deuxième chose : nous n’accepterons pas un Sommet qui ne décidera pas. Je puis vous dire une troisième chose : on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. »

Nicolas Sarkozy, Paris, le 16 janvier 2009

Le nouvel ordre mondial est connu de tous depuis des décennies. Au Forum Économique Mondial, tout cela est annoncé, débattu en détail au vu et au su de tous. Il n’y a rien de secret ; il s’agit juste de notions techniques connues des financiers, des assureurs, des banquiers et des actuaires. Les papiers blancs de cette organisation expriment une angoisse palpable qui confine à la panique tant les postures adoptées y sont contradictoires. Le grand âge est à la fois une bénédiction et une malédiction. Les personnes âgées ne sont plus capables de travailler mais doivent tout de même continuer. On se demande si on peut se permettre de vivre jusqu’à 100 ans. Sinon quoi ? Tous les documents prennent soin de ne pas pointer du doigt l’éléphant dans le placard : que faire des inutiles ? Dans la France du milieu du XX e siècle, 45 % de la population active était paysanne. Aujourd’hui, ce pourcentage n’est plus que de 3,6 %. Meure-t-on de faim en France ? Bien au contraire : le pays est en excédent agricole permanent ; alors il faut se rendre à l’évidence que 41,4 % de la population active n’est pas nécessaire aux activités vitales. Autrement dit, les personnes âgées n’ont pas à travailler pour assurer le niveau de vie de tous le pays. Cela, les notables du Forum Économique Mondial ne l’ont pas compris ; ils redoutent un cataclysme là où la civilisation technologique nous libère du labeur de nos ancêtres. Les plus grands spécialistes de l’économie globale se révèlent complètement psychotiques. La civilisation financière capitalistique est prise d’une bouffée délirante à la vue de sa fin toute proche, précipitée par ses contradictions internes. Par son pouvoir hégémonique, elle se permet aujourd’hui d’appliquer des politiques que la décence ne permet pas d’exprimer. Qu’importe ! Ils ont aujourd’hui un prétexte qu’ils défendent bec et ongles : la COVID-19.

Le concept qui explique tout, qui devrait scandaliser la planète entière, est celui-ci : risque de longévité. Dans quel monde peut-on concevoir que vivre longtemps est une malédiction ? Que la frugalité est un péché ? Quelles esprits malades ont pu imaginer pareilles perversions au point qu’on puisse souhaiter rationnellement la mort d’une partie de la population pour gaver une autre ? On pense à L’Àge de cristal , à Soleil vert et on se dit que la fiction s’inspire toujours de la réalité ; elle est juste imaginée par des gens plus perspicaces que le commun, mais assez prudents pour édulcorer les faits afin de divertir au lieu d’inquiéter. Il suffit pourtant d’ouvrir les yeux et de contempler car la réponse est sous notre nez depuis des décennies.

Ce qui nous apparaît comme un plan est la convergence mécanique des intérêts communs des fonds de pension et des fonds d’investissements face à la manne du papy-boom. C’est la crise financière imminente qui les a décidés à radicaliser leurs approches. Mais leurs méthodes sont anciennes et appliquées depuis longtemps, seulement connues de spécialistes barbants. Invite-t-on des actuaires aux fêtes populaires pour égayer l’ambiance ? Ces méthodes sont devenues systématiques et mondiales grâce aux conglomérats médiatiques et, bien évidemment, aux petites mains politiques. Les Maîtres du Monde sont peu nombreux. Il n’est pas difficile pour les élites aux commandes de se réunir autour d’une table de restaurant à l’Automobile Club ou d’en discuter durant leurs réunions annuelles du Billderberg. Ces réunions sont comme des clubs de pétanque de village, mais peuplés de milliardaires et d’hommes de pouvoir : voter leur bilan comptable c’est décider de l’avenir de l’économie mondiale ; ça n’est qu’une question d’échelle. Ces clubs de privilégiés, à l’instar des associations locales, sont percluses de petites rancœurs, de querelles mesquines entre pairs. Dans le monde des grands prédateurs, on s’entrecraint plus qu’on ne s’entraide. Si il y avait un plan, il serait bien vite abâtardi par les plus cupides, toujours prêts à sacrifier la communauté pour leurs intérêts personnels. C’est pour cela que les riches sont organisés en familles autour de patriarches : Mulliez, Bouygues, Bettencourt, Dassault, etc. Elles n’ont rien à envier aux mafias.

Il n’y a pas de plan, il n’y a pas de notes de services avec propos liminaires, sommaire et distribution des tâches. Il y a juste des intérêt institutionnels qui se sont mis à converger face à la crise dégénérative de leur idéologie financière commune. L’union faisant la force, tous les détenteurs d’autorité, publics et privés, se sont unifiés sous la bannière COVID-19, sans même avoir eu besoin d’y réfléchir. Comme toujours, quand les élites sont en crise, elles se défoulent sur le peuple. Et là, tous les coups sont permis : destruction des libertés publiques, mensonges généralisés, fraudes systématiques, assassinats de masse, etc. Puis, quand le peuple sera maté, elles se dévoreront entre-elles pour laisser au final une terre gaste à rebâtir. Tout s’est préparé en pleine lumière à partir d’une structure peu à peu déformée, enflée, monstrueusement boursouflée telle un organe devenu cancéreux dévorant tout «quoi qu’il en coûte».

La vie, c’est bien aussi quand c’est la mienne

Dans la forme sinon dans les faits, en France, l’un des portes-paroles majeurs de l’intelligentsia ultra-libérale est Jacques Attali. Ce personnage ne mérite pas tant d’égards ; mais depuis longtemps il a transcendé sa nature humaine pour devenir le symbole de la doxa financière y compris dans ses aspects les plus spirituels. Après tout, il n’avait qu’à pas se mettre tant en avant dans les médias aux ordres de ses maîtres. Il se révèle alors bien commode pour sonder les angoisses du petit cercle fermé des fous de la finance. Inutile de se fatiguer à écumer les colloquiums et autres workshops en spécialités arides : il suffit d’écouter les belles histoires de l’Oncle Jacques et nous voilà informés des phantasmes et des craintes du clan des possédants. Jacques Attali écrivait ce qui suit dès 1979 :

« Mais dès qu’on dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société. D’où je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être de rallonger l’espérance de vie, mais de faire en sorte qu’à l’intérieur d’une même durée de vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé seront les plus réduites possibles en termes de coûts pour la collectivité. »

L’avenir de la vie, 1979, page 273

Ne vient-on pas de lire l’exacte définition d’une vie conforme au risque de longévité maîtrisé ? Les idéologies forment jusqu’à la perception que l’on a de la réalité. Pour un ultra-libéral doctrinaire, le risque de longévité est réel. Mais pour un autre type de croyant, mettons un socialiste, qu’en serait-il ?

« Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportable, ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. Je pense donc que l’euthanasie, qu’elle soit une valeur de liberté ou une marchandise, sera une des règles de la société future. »

L’avenir de la vie, 1979, page 275

Jacques Attali se défend de faire l’apologie de l’euthanasie. Dont acte, il ne la fait pas. Il se contente d’énoncer ce qu’il pense être les conséquences naturelles de la structure de l’Univers : il croit sincèrement que la mort est l’avenir de la vie tout comme la nuit est le futur du jour. Pourquoi pense-t-il cela ?

« Je suis pour ma part, en tant que socialiste, objectivement contre l’allongement de la vie car c’est un leurre et un faux problème. Je crois que se poser ce type de problème permet d’éviter des questions plus essentielles telle que celle de la libération du temps réellement vécu dans la vie présente. À quoi cela sert de vivre jusqu’à 100 ans, si nous gagnons 20 ans de dictature. »

L’avenir de la vie, 1979, page 274

Jacques Attali, un socialiste ? Quelle est cette sorte de socialisme qu’embrasse ce suppôt du capitalisme le plus brutal ? Face à un tel oxymore, faut-il encore expliquer la différence entre un capitaliste et un socialiste ? Il faut croire que oui, plus que jamais. Le capitaliste est celui qui tient pour valeur faîtière la propriété scripturale, celle qu’on nomme abusus en droit romain, le fait de détenir un papier affirmant : «Ceci est à moi !» Pour un tel être, la seule activité méritoire est celle qui rapporte au capital : dividendes, intérêts, loyers, fermages, etc. Le fructus, le fruit du travail des hommes, doit revenir à l’abusus, le propriétaire de papier. Le retraité touche une pension sans faire fructifier le capital de quiconque : c’est donc un inutile, un oisif, un parasite méprisable. Pour un capitaliste, le vieillard ne vaut rien ; c’est un déchet dont la seule valeur philosophiquement acceptable est celle qu’il a pour lui-même, c’est-à-dire la jouissance qu’il tire de son propre corps. Selon les termes de Jacques Attali l’euthanasie est envisageable, souhaitable même, quand la vie ne fournit plus les jouissances narcissiques que l’individu en attend. On découvre la nature de la psyché capitaliste quand elle atteint la limite de son idéologie : le corps des autres pour son profit et son propre corps pour son plaisir ; autrement dit, l’égoïsme absolu.

Le véritable socialiste – qui n’a bien évidemment rien à voir avec les partis soi-disants socialistes ni avec Jacques Attali – se pose à l’opposé du capitaliste suivant les concepts issus du droit romain. Pour le socialiste, la plus haute valeur réside dans l’âme des hommes qui se rassemblent en communauté, j’ai nommé la société. Cette communauté fait des choix structurants fondés sur des principes, par exemple que tous les membres de cette société ont droit à une vie digne, peu importe le prix. Nous l’avons décidé, l’intendance suivra. Le coût des soins des personnes âgées ne se discute donc plus. Le retraité est réputé jouir d’un travail libre : il décide en son âme et conscience de l’activité à poursuivre pour le reste de ses jours tout en étant rémunéré pour l’accomplir. Qu’il se constitue professeur émérite, conteur en éducation populaire ou nounou de ses petits-enfants, il a acquis le droit de choisir ce qui est bon à ses yeux de faire pour la communauté. À l’instar des anciens dans les sociétés traditionnelles, les retraités sont vénérés pour leur savoir, leur expérience, leur sagesse parfois, et pour le lien qu’ils incarnent entre la fragilité du présent et la mémoire vivante des temps héroïques. La valeur des soins apportés aux personnes âgées – aux inutiles, aux non-rentables – atteint même une forme de sacré car elle incarne le principe même des buts de la société : la dignité pour tous, même pour les inutiles, même pour les non-rentables. Les séides écolo-libéraux tentent de valoriser les déchets. Mais dans le socialisme, il n’y a pas de déchets. Dans une telle conception, seul le travail allant dans le sens du bien commun est honorable, et la propriété dite d’usage revient donc automatiquement à celui qui s’en sert dans ce but. Au sens du droit romain, le crible de la pensée politique des pays latins, le fructus revient à l’usus, au détenteur de la propriété d’usage, celui qui rapproche le corps social de ses objectifs désignés.

Comment décrète-t-on les objectifs d’une communauté ? Pour le capitaliste, c’est simple : il faut préserver le respect absolu de la propriété. Il faut donc qu’en tous temps et en tous lieux le papier où est apposé le nom du propriétaire soit vénéré comme l’Évangile au Vatican. Il faut des lois universelles et une police mondiale pour protéger l’unique arbitraire acceptable sur Terre : que tel papier arborant tel nom – celui-là et pas un autre – a une valeur incontestable. Le capitalisme s’étire aussi loin qu’il peut et se métastase invariablement en état policier, en dictature et en totalitarisme, puisqu’au final tout devient propriété, tout appartient à quelqu’un, absolument tout. On peut donc décider que votre corps ne vous appartient pas et vous injecter un vaccin de force pour le bien de ce qu’aura décidé l’intendant de votre propriétaire, le gouvernement par exemple. De même, votre parole est propriété d’un autre et peut donc être interdite ; votre esprit n’est pas â vous : il y a des choses qu’il ne faut plus penser et des pensées qui doivent être exterminées jusque dans l’intimité de votre âme, comme par exemple l’idée que vous pourriez refuser de vous faire piquer, l’idée que vous pourriez disposer de votre corps alors qu’il appartient à quelqu’un qui n’est pas vous. Le capitalisme tend vers l’hégémonie totale ; il encourage donc tout ce qui massifie les peuples : l’industrie, la consommation, la normalisation, l’universalisme, le mondialisme, l’humanisme et tout ce qui détruit l’individualité. Il déteste tout ce qui émancipe les peuples et combat tout ce qui menace l’ubiquité des titres de propriété : l’artisanat, la frugalité, la qualité, l’autodétermination, la souveraineté, le libre-arbitre, toutes ces choses diabolisées par les médias aux mains des milliardaires et des banquiers, soit plus de 90 % des organes d’information.

Dans une société socialiste, il faut que le peuple décide et trouve un moyen de transcender les divergences qui le traverse. Les philosophes des temps passés, à l’inverse des intellectuels qui encombrent les téléviseurs, ont déjà guéri cette schizophrénie essentielle du peuple : «une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêts, et qui se fixe comme modalité d’associer à parts égales chaque citoyen dans l’expression, l’analyse, la délibération et l’arbitrage de ces contradictions», écrivait Paul Ricœur, une telle société «est démocratique». À l’inverse du capitalisme, le socialisme tend vers la démocratie, et au delà vers son ultime limite : l’anarchie, la forme la plus élevée de l’ordre, celui où tous les individus sont pleinement libres de choisir le but informulé de tous les membres de la société. Cette utopie, cette asymptote inaccessible, est forcément diabolique pour Jacques Attali :

« Le concept de liberté va devenir de plus en plus perverti, et c’est ça qui est fascinant dans cette évolution et c’est peut-être pour cela qu’elle est le plus terrible, c’est qu’elle va récupérer tous les concept, y compris celui de liberté, je dirais même y compris les idées d’Illich dont vous parliez tout à l’heure. Parce qu’est-ce que c’est que cette société de machines [N.D.R. médicales] qui nous apprend à nous surveiller nous-mêmes ? C’est une société qui dit : « Soyez libres », « débarrassez-vous du médecin », « soignez-vous vous-mêmes », « sortez de l’hôpital », ce que dit Illich ! Et autrement-dit, elle va sous prétexte de liberté, sous prétexte d’autonomie, créer les conditions de l’aliénation la plus formidable, qui est en quelque sorte l’aliénation par soi-même, volontaire, à une norme imposée de l’extérieur. »

Parlons de médecine « Où va la médecine ? », seconde partie, Antenne 2, 1979

Autrement dit, être libre c’est être l’esclave de sa propre conscience sociale. Laissons-nous donc guidés par les financiers et nous serons délivrés du joug pervers de cette liberté fantoche qui n’est que celle d’arbitrer en son âme étriquée le but futile de faire le bien commun. Pourquoi un tel individu se prétend socialiste ? Pourquoi les «socialistes» contemporains, comme Jacques Attali, François Hollande ou Emmanuel Macron, prônent-ils des politiques ultra-libérales ? Parce que dans l’imaginaire collectif «socialiste» signifie «gentil» et «ultra-libéral» veut dire «méchant». Peut-on raisonnablement choisir de vendre une politique «méchante» en se prétendant «gentil» ? Qui oserait donc faire preuve d’un tel cynisme ?

Jacques Attali est selon la conception de Georges Dumézil un oratore, une sorte d’ecclésiastique dont le rôle tribal est d’énoncer les mythes et la morale de son clan. Il prophétise au sens religieux, c’est-à-dire qu’il énonce les désirs de son seigneur Mammon, le Veau d’or, le dieu Argent des capitalistes. Ce qu’il décrit, c’est la société qui nous attend si nous laissons faire les ultra-libéraux, dont il est le héraut. Tel un barde des temps modernes, il chante la saga des financiers, il vante la noblesse des investisseurs. Il vénère aujourd’hui le Moloch vaccinal prêt à dévorer tout ce qui vit et promet le Schéol à ceux qui s’y opposeront :

« Nous n’aurons pas de seconde chance. Si nous ne nous y mettons pas sérieusement au plus vite, nous regretterons cette pandémie, comme un de nos derniers moments heureux. »

La pandémie, et après ?

Soyons honnêtes, ce qu’il raconte depuis des décennies n’a rationnellement aucun sens. Sa nécrophilie poétique, quoique divertissante, ridiculise ses propos. La pandémie un souvenir heureux ? L’allongement de la vie une malédiction ? Un fait majeur transcende la portée de ses fables : ce sont ses maîtres financiers qui ont gagné, qui dominent aujourd’hui la planète et qui dictent leur loi. Par l’autorité des chiens fous, des COVIDistes azimutés, la fable est devenue vérité. Il n’est alors pas étonnant de voir se réaliser tous les rêves d’absolu des possédants pathologiques.

J’entends dans l’oreillette un propriétaire à l’indignation criarde : «Ah ! Vous êtes antisémite ! Vos possédants, avouez-le, ce sont en fait des juifs ! Ah !» Mon cher propriétaire, tes vociférations ont l’âge des élucubrations de Jacques Attali : plus personne ne les écoute. Elles ne sont que les braillements d’horreur des vieux possédants souffrant l’agonie de leur modèle de civilisation. Eux qui se prétendaient «socialistes» pour vendre l’Enfer ultra-libéral au peuple et son Paradis aux nantis, ils se prétendent maintenant «juifs» pour échapper au bilan de leur société. La bête aux abois se débat ; elle s’abaisse à toutes les ignominies, allant jusqu’à se creuser un dense terrier barricadé par les cadavres des temps passés. Penser une seule seconde que ces gens sont juifs, que l’on parle de juifs, le voilà le véritable antisémitisme.

Le monde d’après n’a que faire de ces discours galvaudés justifiant une fuite en avant qui nous mène aujourd’hui au désastre. La population se sent à ce point détachée de ces marronniers qu’elle ne prend même plus la peine de voter. Messieurs les Maîtres du Monde, nous aussi nous avons un plan et il ne va pas vous plaire. Nous vous promettons l’Enfer, la souffrance indicible du pire des châtiments : nous vous condamnons à devenir des citoyens ordinaires. Ça sera bien suffisant.

Quand une calamité chasse l’autre


Les catastrophes connues

Rançon de la complexité massifiée, les accidents ne sont plus liés à une erreur d’une personne ne portant que modérément à conséquence. Les catastrophes ne sont pas dues à une action, une erreur grave, une faute impardonnable comme on voudrait le faire croire dans un titre sensationnel.

Les catastrophes technologiques sont dues à une infinité de petites dégradations, de petites failles dans la sécurité.

Si l’on cherche bien, on va certainement s’apercevoir que c’est le cas pour les incendies à la Teste de Buch. (initiés par des voitures électriques ? permis par le refus d’un établissement pompiers ? propagés par le mauvais état de la flotte de Canadairs ? Amplifiés par l’éviction irresponsable de 5 000 pompiers ? )

Sans se préoccuper des risques, les multi-nationales du Forum Economique Mondial, de l’OMS (détenu par Bill Gates), l’institut Rockfeller accompagnés des financiers et politiques habitués du Bilderberg et du Cercle nous ont inventé un virus et une pandémie https://www.deboutlafrance.fr/2021/02/covid-19-du-mythe-aux-statistiques/#comment-322 pour nous contrôler, pour assassiner l’humanité à petit feu https://www.deboutlafrance.fr/2021/03/covid-19-des-statistiques-au-scandale/ et au passage multiplier par pillage des pays occidentaux directement et via l’administration non élue de la communauté économique européenne, le chiffre d’affaire de big pharma à mi 2022 par …. 27 ! L’ampleur de la manipulation des foules par la peur et celle du pillage par les profiteurs de guerre transvasant la création de monnaie inflationniste de la BCE presque directement dans les actifs du 0,1% faisaient que sous le prisme de la guerre tout devenait clair. https://www.deboutlafrance.fr/2021/12/les-revelations-coherentes-apocalyptiques/ . La nécessité du pillage ne trompe ni sur la faillite du système ni sur la nature guerrière de l’évènement.

Tout en sauvant les organisme de retraite de la faillite puisque si l’on vit au delà de 85 ans, ils payent de leur poche ! https://www.deboutlafrance.fr/2021/10/on-ne-planifie-pas-un-cancer-generalise/

Dans l’article https://www.deboutlafrance.fr/?s=bhopal j’explique comment cette injection coercitive massive correspondait trait pour trait aux conditions organisationnelles systémiques qui avaient présidé à l’accident de l’usine chimique de Union Carbide (entreprise américaine démantelée suite à l’accident au profit essentiellement de Dow Chemical) à Bhopal en Inde le 3 décembre 1984 et aussi aux conditions d’explosion au décollage de la navette spatiale Challenger du 28 janvier 1986. J’en déduisais qu’on allait devoir faire face à une catastrophe. Les environ 4 millions de morts à mi 2022 et la proportion habituelle de séquelles graves associées confirment qu’effectivement on est bien dans les ordres de grandeur d’une catastrophe de type guerre.
Il n’était pas nécessaire que l’OTAN la provoque la Russie en Ukraine, déjà celle du pseudo-sanitaire aurait suffit. Mais les 0,1% détenteurs des grandes entreprises veulent toutes les richesses, tous les pouvoir. En dépit des dorures médiatiques, face à l’Histoire, le capitalisme dérégulé bourgeois commencé il y a deux siècles et demi surpassera la royauté et le communisme autoritaire en totalitarisme. Les 60 guerres américaines dans le monde, notamment sous la férule Obama-Biden en prolongation des deux premières guerres mondiales en attestaient déjà rien qu’avec Dresde, Hiroshima, Nagasaki et les 28 millions de morts pour la patrie soviétiques; sans parler du traité de Versailles de 1870 pour qu’Adolphe puisse massacrer les communards plus tranquillement.

la prochaine catastrophe ?

Nos organismes, nos organisations se dégradent se délitent, sous l’impulsion d’une idéologie capitaliste cupide dérégulée appuyée par une idéologie de domination anglo-saxonne. Comme nous l’expliquait dès 1970 Erich Fromm dans la passion de détruire, la concurrence, la compétition, l’égoïsme … ne sont pas inhérents à la nature humaine ce sont des déviances sadiques et destructrices dont les guerres sont l’émanation.

James Reason, dans son livre Managing the risks of organizational accidents, nous raconte que l’enquête sur l’accident de Tchernobyl le 26 avril 1986 avait été confié à l’académicien Valeri Legasov. Lors de la conférence de Vienne consacrée à l’accident Legasov mit, hélas classiquement, la faute sur les opérateurs. Mais en 1988 coup de théâtre. Il se suicide non sans avoir pris la précaution de laisser sa vraie conclusion sur une bande magnétique : Il était arrivé à la conclusion indubitable que l’accident était le résultat de tous les dysfonctionnements du système économique soviétique. Un an après le mur était abattu et on peut se demander si ce ne serait pas le motif essentiel de Gorbatchev pour le faire. Il n’avait pas prévu que les capitalistes se ruaient sur les richesses ex soviétiques jusqu’à ce que Poutine soutenu par le peuple vienne y mettre le holà; puis bon ordre; mais seulement là bas jusqu’à la dénazification démilitarisation de l’Ukraine en cours, hélas…..

James Reason toujours explique que les risques organisationnels sont dûs à des petites dégradations, es failles dans les dispositions de sécurité qui s’accumulent pour se conjuguer d’un coup. La première entreprise d’électricité au monde qu’était encore EDF dans les année 80, a suivi le mouvement idéologique et systémique général. Privée d’Alstom pour ses turbines, sous les coups de boutoir de l’administration et de l’idéologie de la commission Européenne au service du Deep State anglo-américain et de son idéologie fallacieuse et délétère de concurrence libre et pas faussée qui l’oblige à acheter et vendre à perte. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Depuis longtemps, les spécialistes observent que la sécurité dans les centrales d’EDF se dégrade à petit-feu. Les travaux sont sous traités et les médias « dissidents » se font l’écho des intérimaires qui prennent des doses façon chinois au Japon, une chaudière est tombée lors d’un levage… Les conceptions sont sous traitées et le savoir-faire se perd. La pression sur les coûts, le vieillissement des installations, l’incompétence cupide et narcissique des dirigeants comme Sarkozy et Proglio qui voulaient vendre des centrales à bas prix aux pays en voie de développement complètent le tableau. Lors des inondations l’an dernier, si ce n’avait été la présence d’esprit d’un seul ingénieur, on aurait noyé les générateurs de secours à la centrale du Blayais façon Fukushima.

Ce que nous disent ces tendances et maintenant cet article mettant en cause le ciment de toutes ces failles, à savoir la culture de sécurité…. https://basta.media/les-centrales-nucleaires-accumulent-des-risques-qu-edf-anticipe-mal-et-sous c’est qu’on atteint la cote d’alerte. Même l’esprit, le ciment ne tient plus.

Loin de moi l’idée de tirer sur le pianiste EDF, au contraire, je voudrais l’aider. L’importance du risque fait qu’on ne devrait parler que de cela dans les médias, à l’assemblée, au sénat, au gouvernement. Las, tout comme pour l’économie, ils en sont bien incapables. Tout ce qu’ils savent faire c’est parler fringues, rémunération des faibles et sexualités particulières sous le regard narcissique du destructeur en chef porté au pouvoir par la corruption et la manipulation et lui rendant la monnaie de la pièce aux pilleurs (Mc Kinsey, Huber, Cap Gemini,…).

Je ne m’était pas trompé pour les injections et j’espère me tromper pour la sécurité des centrales. Le CO2, le climat, les déchets civils radio-actifs ce sont des bateaux de la propagande. Le pire de l’à-venir, ce ne sont peut-être pas la panne internet, le rationnement électrique, l’hiver dans le froid, le rationnement alimentaire ou l’implosion de l’Euro https://www.youtube.com/watch?v=2Op3yVHH6dM&t=70s : il me semble que c’est la catastrophe nucléaire civile imminente en France.

COVID-19 – des statistiques au scandale


La COVID-19 soigne le cancer, le diabète et l’hypertension

Avant toute étude subséquente, il est indispensable de rappeler la vérité suivante [1], sans quoi il sera impossible de donner un sens aux événements récents.

Pour les moins de 60 ans, l’année 2020 est la moins mortelle de toute l’histoire de France.

Pour les plus de 60, l’année 2020 a été parfaitement ordinaire concernant la mortalité générale. Pour affiner ce constat, il faudrait disposer des statistiques de mortalité par causes médicales. Depuis 1968, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) maintient une base de données nationale des causes de décès en France. Cette mission est remplie par le centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Malheureusement, les données les plus récentes mises en ligne à ce jour concernent l’année 2016. À moins d’être dans le secret des dieux, le citoyen ordinaire devra attendre un demi-douzaine d’année avant de se faire une opinion argumentée. En attendant, il est toujours possible de se donner une idée de l’impact de la COVID-19 en observant ce qu’il serait arrivé si il n’y a avait pas eu de COVID-19, c’est-à-dire en ôtant les décès estampillés « COVID-19 » du décompte des décès toutes causes. Observons combien de morts en plus nous aurions eu à déplorer de 2015 à 2019 si pendant ces années nous avions souffert de la mortalité de 2020 hors-COVID-19. Le tableau suivant tient compte des décès déclarés « COVID-19 » à l’hôpital et en EHPAD, mais pas à domicile [47–50, 54, 56] :

annéesurmortalité
2015-49036
2016-33159
2017-33947
2018-25693
2019-17625

La surmortalité est négative pour toutes les années. Les grippes saisonnières ? Disparues ! Des dizaines de milliers de personnes ne seraient pas mortes si de 2015 à 2019 nous avions refusé l’accès des hôpitaux aux personnes âgées, dissuadé les malades de consulter, diminuer significativement la consommation de médicaments et paralysé l’économie pendant des mois. C’est à se demander si les autorités sanitaires n’étaient pas complètement folles de ne pas mettre à la poubelle plus tôt toute l’organisation publique de la santé. Grâce à la COVID-19, la France a connu en 2020 un âge d’or médical parfaitement inconnu avant le 17 mars 2020. Faut-il considérer que la COVID-19, les confinements, les couvre-feu, les abandons de soins, les lits d’hôpitaux supprimés, les médecins maltraités, les populations martyrisées, les enfants traumatisés, les commerçants ruinés et les libertés individuelles annulées on réussi à vaincre le cancer, la grippe, le diabète, l’hypertension, la sclérose en plaques, bref, toutes les maladies à l’exception de la COVID-19 ?

Hors-COVID-19, l’année 2020 est de loin la moins mortelle de toute l’histoire de France.

Il est également possible que de nombreux décès aient été déclarés « COVID-19 » à tort. Les statistiques de Santé Publique France concernant la COVID-19 ne semblent vraiment pas fiables ; mais comme il n’y en a pas d’autre, nous considérerons qu’elles sont non pas le reflet de la réalité mais l’expression de l’opinion des autorités publiques françaises sur le sujet.

Comment on (ne) meurt (pas) au Soleil

L’épidémie de COVID-19 n’a pas sévie au même moment et avec la même intensité sur tout le territoire français. La métropole a été très touchée, contrairement aux départements et territoires d’outre-mer. À la fin du premier confinement, on déplorait en Île-de-France 6 528 décès à l’hôpital. Au même moment, à l’île de La Réunion, on pleurait. . . zéro morts à l’hôpital [55].

On a confiné La Réunion pour zéro morts à l’hôpital.

La terrible première vague y a fait un seul mort à l’hôpital. Sur toute l’année 2020, les morts hospitalières estampillées « COVID-19 » sont au nombre de 52 pour une population d’environ 860 000. Comment interpréter ce chiffre ? Nous allons le comparer à la mortalité d’une affection connue, mettons l’asthme. Ce dernier provoque selon les années de 3 à 4,5 morts pour 100 000 habitants [13]. Cela représente pour la population de 2020 entre 2 000 et 3 000 morts. À La Réunion, ce taux de mortalité est 3,7 fois plus élevé [18], soit de 11,10 à 16,65 morts pour 100 000 habitants : l’asthme y cause donc entre 95 et 143 morts tous les ans.

À La Réunion, l’asthme est deux à trois fois plus mortel que la COVID-19.

Sur l’ensemble des DOM-TOM, sur la période de la première vague incluant le premier confinement, la COVID-19 est anecdotique : invisible à La Réunion, négligeable en Guyane, elle peine à se faire remarquer à Mayotte, en Martinique et en Guadeloupe [46, 55].

régiondécèspopulationmortalité pour 100000
Guadeloupe163768794,2
Guyane12906910,3
La Réunion18599590,1
Martinique143587493,9
Mayotte192794716,8

L’impact de la COVID-19 à l’hôpital durant la première moitié de l’année 2020 n’est pas plus significatif que celui de l’asthme. C’est pour cela que seule la métropole sera considérée par la suite.

Comment la France (n’)a (pas) soigné

Nous savons déjà grâce à un précédent travail qu’en France les malades ont été chassés de l’hôpital au point de mourir en masse à leur domicile ou à ce qui en tenait lieu [1]. Mais quel a été le sort réservé aux chanceux ayant eu le privilège de bénéficier de soins hospitaliers ? La COVID-19, à l’instar des infections respiratoires saisonnières, cible principalement les personnes âgées : 89 % des morts de la COVID-19 avaient plus de 70 ans. Hors, les statistiques de Santé Publique France montrent sans le moindre doute que les plus de 70 ans ont été chassés des services de réanimation pendant le pic épidémique de la première vague. La population des plus de 70 ans en réanimation composait 42 % des réanimés au début du premier confinement le 18 mars 2020. Au pic épidémique, cette proportion
avait baissé de 10 %, pour remonter lentement une fois le pic passé. La figure 1 illustre parfaitement ce phénomène : l’occupation des lits de réanimation par les plus de 70 ans varie à l’opposé de la mortalité hospitalière de ces derniers.

En réalité, l’âge à partir duquel les patients ont été refoulés de réanimation est inférieur à 70 ans. La figure 2 montre que le taux d’occupation des lits accuse une diminution au pic de l’épidémie même pour les plus de 50 ans, population qui regroupe la quasi-totalité des décès de la COVID-19. On peut se demander si certaines régions de France ont mieux organisé l’accès aux services de réanimation. La réponse est non : toutes les régions de France métropolitaine, toutes sans exception, ont chassé de leurs services de réanimation les plus de 70 ans. En France, le sabotage des soins des personnes âgées pendant la « première vague » n’était pas la norme : c’était la règle.

Les lits de réanimation étaient-ils saturés ? Commençons par définir ce qu’est un lit dit « de réanimation ». La réanimation en tant que discipline médicale est organisée en trois paliers : la surveillance continue, les soins intensifs et la réanimation. Quand on évoque les lits « de réanimation », il s’agit en réalité du cumul des lits de ces trois paliers. Ce ne sont pas les lits qui sont important mais le personnel qui accompagne les malades et l’organisation autour de ces lits. Il faut que la surveillance puisse se dérouler vingt-quatre heures sur vingt-quatre. L’équipe médicale d’une unité de réanimation comprend différents spécialistes suivant la finalité des soins : médicale ou chirurgicale, pédiatrique ou
pour adulte, neurologique, cardiologique [24]. Affirmer qu’on dispose de lits « de réanimation » ne signifie rien tant qu’on n’a pas précisé l’environnement médical, dont le médecin spécialiste est le cœur. On devrait donc plutôt s’interroger sur le nombre de médecins et d’infirmier plutôt que d’inventorier le mobilier hospitalier sans distinctions. Toutefois, on dispose d’un décompte des lits en service de réanimation, donc avec l’organisation adéquate, qui nous permet d’évaluer le potentiel d’accueil de ces services [44]. En France métropolitaine, en 2019, il y avait :

  • 19169 lits en service de réanimation toutes spécialités confondues ;
  • 15585 lits en service de réanimation hors unités de cardiologie (USIC) et neuro-vasculaires (UNV).

Lors de la « première vague », le maximum d’occupation des lits de réanimation a eu lieu le 8 avril 2020 avec 6 975 lits occupés, soit 45 % des lits hors USIC et UNV et 36 % des lits toutes spécialités confondues. Le système de soins intensifs français était donc loin d’être saturé. Il a pu l’être localement ; mais globalement moins de la moitié des lits des services de réanimation et autres soins intensifs étaient occupés.

En France, les plus de 70 ans on été refoulés des services de réanimation alors que plus de la moitié des lits étaient vides.

Les personnes âgées ont ainsi été refoulés de services qui globalement étaient largement capables de les accueillir, peut-être au prix de déplacements entre établissements hospitaliers, pratique pourtant devenue courante, mais pour des raisons plus financières que sanitaires.

Comment la France (n’)a (pas) prescrit

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a publié dès le 5 mars un avis relatif à la prise en charge des cas d’infection au SARS-CoV-2 [20], complété le 23 mars [21]. Le document considère qu’il n’existe aucun traitement spécifique validé mais qu’il faut tout de même proposer une démarche thérapeutique harmonisée sur le territoire national. Les traitements non-spécifiques s’appuient sur les recommandations connues concernant les infections respiratoires aiguës : oxygénations des patients en hypoxémie sévère, antibiothérapie ou thérapie antifongique en cas de surinfection ou co-infection.

La prise en charge des surinfections est de première importance dans les infections respiratoires aiguës. On sait que plus de 95 % des décès lors de la grippe espagnole de 1918 étaient en réalité causés par es surinfections bactériennes [39] et la majorité des décès lors des grandes épidémies sont le fait de surinfections [28]. Encore aujourd’hui, les complications bactériennes sont responsables de 30 % de la mortalité lors des épidémies de grippe [22]. Les infections bactériennes concomitantes à celles par le SARS-CoV-2 touchent de 3 % à 28 % des malades selon les études [9]. L’HCSP affirme dans un avis que les infections bactériennes touchent 14 % des cas hospitalisés, sachant que la recherche de co-infections n’est pas systématique [22]. La littérature semble s’orienter vers un taux proche de 10 %, inférieur à celui de la grippe mais qui reste significatif. Pour un nombre de morts officiel de 28 813 au 1 er juin 2020, on devrait compter 10 % de morts par surinfection, soit 2 881 morts. La grippe de 2018-2019 a fait officiellement 8 100 morts [16], dont 30 % sont attribuables à une surinfection bactérienne, soit 2 430 morts. Le nombre absolu de surinfections bactériennes à traiter dans le cas de la COVID-19 lors de la « première vague » devrait être plus élevé de 19 % par rapport à la grippe de 2018-2019.

Dans les graphiques qui suivent, la période grippale de 2018-2019 et la période épidémique de la « première vague » de la COVID-19 sont colorées en rouge.

La consommation d’antibiotiques a augmenté en mars pour atteindre une valeur s’élevant à 12 % au dessus de la moyenne de 2017-2020. Cependant, elle s’est immédiatement effondrée en avril-mai pour descendre jusqu’à 28 % en dessous de cette moyenne. Elle est remontée en juin pour se stabiliser à 9 % sous la moyenne. L’effondrement a lieu précisément pendant la période épidémique. Les niveaux sont très significativement dessous de ceux de la grippe de 2018-2019 : jusqu’à 37 % d’écart. Ce sont en fait les valeurs les plus basses depuis au moins le premier janvier 2017.

On observe le même comportement pour tous les antibiotiques conseillés par l’HCSP pour traiter les surinfections bactériennes dans les cas de COVID-19. Voici les figures concernant l’amoxicilline, l’augmentin, les fluoroquinolones et les macrolides.

L’étude des cas hospitaliers de COVID-19 fait état d’un nombre significatif de co-infections fongiques [23]. On devrait donc s’attendre à une surconsommation passagère d’antifongiques pendant la période épidémique. Or, à l’instar des antibiotiques, la consommation augmente en mars puis diminue en plein pic épidémique.

L’antifongique conseillé par l’HCSP, le voriconazole, présente un profil de consommation similaire aux antibiotiques : augmentation en mars puis diminution en avril-mai.

La littérature scientifique fait état de thromboses fréquentes chez les patients atteints de la COVID-19 et l’HCSP en fait mention dans un rapport [23]. On devrait donc s’attendre à une surconsommation d’antithrombotiques. Or, c’est encore le même profil de consommation qui se manifeste : brusque augmentation puis brusque diminution pour atteindre en plein pic épidémique les records historiques de sous-prescriptions.

La corticothérapie est déconseillée par l’HCSP alors qu’elle est aujourd’hui reconnue comme efficace par l’OMS [30]. Malgré les avis de l’HCSP, les prescriptions ont explosé en mars, puis elles se sont effondrées en avril-mai.

Le confinement des mois de novembre-décembre n’a pas modifié la consommation des médicaments conseillés dans les cas de COVID-19. Si les confinements ne modifient pas les prescriptions hospitalières dans le cas général, on en vient à penser qu’il y a eu un défaut de prescriptions précisément envers les patients souffrant de la COVID-19 pendant la « première vague ». Considérant le nombre très important de cas répertoriés, une telle diminution est incongrue. Comment expliquer qu’en pleine épidémie on puisse atteindre un record historique de sous-prescriptions des médicaments indiqués pour soigner ladite épidémie ?

Comment la France (n’)a (pas) combattu la COVID-19

L’avis de l’HCSP du 5 mars 2020 [20] désigne trois traitements spécifiques potentiels pour traiter les infections au SARS-CoV-2 : le Remdesivir, l’association Lopinavir-Ritonavir et la chloroquine. Le Remdesivir a bénéficié d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle le 3 juillet 2020, soit 8bien après la fin de la période épidémique. Ce produit s’est révélé inefficace et même toxique aussi bien pendant les essais thérapeutiques [42] que pendant le traitement des patients dans la population générale [12].

Les prescriptions de Lopinavir-Ritonavir ont augmenté en mars-avril, sans doute suite aux avis des autorités sur ce produit, qui s’est lui aussi révélé inefficace [34].

Les prescriptions de chloroquine ont fait un bond en mars : sa consommation a augmenté de 125 % par rapport à la moyenne de 2017-2020. Il faut tout de même noter que la chloroquine a un index thérapeutique étroit, c’est-à-dire que la dose toxique est proche de la dose thérapeutique. Son usage en tant qu’antiviral nécessitant des doses élevées, il devient vite toxique aux doses recommandées dans le cas de la COVID-19. Parmi les complications on compte des rétinopathies (atteinte de la rétine), des troubles du rythme cardiaque (torsade de pointe, fibrillation ventriculaire) et aussi de l’hypoxémie (baisse du taux d’oxygène dans le sang) [38]. Cette molécule serait donc plutôt nuisible aux patients infectés par le SARS-CoV-2. C’est pour cela qu’à la place a été proposé l’hydroxychloroquine, qui a les même effets que la chloroquine sans en avoir la toxicité.

Il est notable qu’aucun média ni aucun spécialiste de la médecine n’ait relevé la funeste méprise entre la chloroquine et l’hydroxychloroquine. La rumeur qui s’est construite autour de la prétendue toxicité de l’hydroxychloroquine a pour origine la confusion de cette molécule, anodine, avec la chloroquine, toxique à relativement faible dose. L’avis complémentaire de l’HCSP du 23 mars 2020 [21] mentionne l’hydroxychloroquine à la place de la chloroquine, tout en lui attribuant incorrectement la toxicité de la chloroquine.

Il ne faut pas confondre la chloroquine (Nivaquine) et l’hydroxychloroquine (Plaquénil).

L’HCSP mentionne toutefois son usage dans le cadre de la bithérapie hydroxychloroquine-azithromycine et cite l’article de recherche précisant les conditions requises pour l’efficacité du traitement [19]. La consommation de ces deux molécules a toutefois augmenté en mars ; mais comme le traitement a été interdit dans le cas de la COVID-19 malgré son efficacité avérée [41], cette consommation a très rapidement baissé pour atteindre un niveau assez bas en mai.

On constate donc que les autorités sanitaires ont fait la promotion de traitements inutiles, voire dangereux, tout en dissuadant les médecins de faire appel aux traitements efficaces et anodins, allant jusqu’à les faire interdire. En parallèle, ces mêmes autorités ont dès le 20 mars 2020 préconisé l’application de soins palliatifs en lieu et place des soins destinés à soigner la COVID-19 [5]. Les deux préparations préconisées pour tuer les malades sont le Valium et le Rivotril dans leurs versions injectables. Un décret du gouvernement en date du 28 mars 2020 [33] a autorisé exceptionnellement l’usage du Rivotril dans les cas de COVID-19, sachant que seulement une à deux injections sont suffisantes pour tuer un malade. Il n’est donc pas étonnant de constater, à l’inverse des médicaments qui soignent, une surprescription massive des médicaments qui tuent. Les rescriptions de Valium injectable ont augmenté de 53 % à 63 % en avril-mai par rapport à la moyenne de 2017-2019. Quand au Rivotril injectable, sa consommation a explosé, multipliée par 3,9 en avril pendant le pic épidémique, et depuis reste 2,3 fois supérieure à la moyenne de 2017-2019.

Selon toutes les apparences, les autorités sanitaires et politiques françaises ont tout fait pour que les malades de la COVID-19 meurent en masse en suivant cinq stratégies simultanées :

  • refuser l’accès aux hôpitaux à la majorité des malades, c’est-à-dire les personnes âgées ;
  • refuser l’accès aux services de réanimation aux personnes âgées hospitalisées ;
  • conseiller des traitements inutiles ;
  • interdire les traitements efficaces ;
  • tuer au lieu de soigner.

L’intention criminelle préméditée est prouvée par les documents officiels autorisant l’administration de poisons mortels aux patients et en interdisant la prescriptions des thérapies les plus prometteuses.

L’épidémie de COVID-19 n’est pas un drame sanitaire mais un crime de masse.

L’efficacité de cette organisation homicide est visible dans les statistiques démographiques : les plus de 70 ans ont subi une mortalité bien plus élevée en 2020 que les années précédentes, alors que celle des moins de 70 ans n’a pas varié. En termes modernes, on nomme cela un crime contre l’Humanité, au mieux un assassinat de masse. Le nom savant de ce forfait est géronticide, l’homicide des personnes âgées permis et encouragé par la société. Le pauvre SARS-CoV-2 n’est pour rien dans cette histoire : il est une victime des autorités, tout comme la population française.

Comment la France (n’)a (pas) géré l’épidémie

Pour vaincre le virus SARS-CoV-2, les autorités françaises ont choisi d’appliquer quatre stratégies :

  • le confinement ;
  • le couvre-feu ;
  • le port généralisé du masque ;
  • la vaccination de masse.

À l’exception de la vaccination, aucune de ces stratégies n’est connue de la littérature médicale. Elles sortent de nulle part et aucune justification de leur application n’existe actuellement. Bien qu’elles répondent à une vague intuition qui tient plutôt du phantasme, rien dans leur principe n’est sain : elles seraient plutôt susceptibles de favoriser l’épidémie plutôt que de l’endiguer. Même la vaccination de masse est discutable. Dire que la vaccination est efficace pour lutter contre la COVID-19 est aussi pertinent que d’affirmer que les médicaments sont efficaces contre les maladies, sans même préciser de quel médicament ni de quel maladie on parle. L’application indistincte et massive d’un traitement réputé efficace n’est pas médicalement recevable. Aurait-on l’idée de délivrer en masse du Doliprane à tout le monde sous prétexte de vaincre la migraine à l’échelle nationale ? Tout ce qu’on gagnerait à faire cela est d’empoisonner les gens car le Doliprane est un dangereux hépatotoxique, la première cause de greffe de foie pour hépatite aiguë. On ne joue pas au médecin impunément, surtout quand on n’est que politicien.

Confinement

Nous avons déjà évoqué le confinement dans un précédent travail [1]. Nous reprenons ici une partie des conclusions. Un article de Aaby et Leeuwenburg [2] étudie comment le virus de la rougeole frappe différemment les cas secondaires infectés à domicile et les cas primaires contaminés à l’extérieur. Les malades infectés chez eux ont dans ce cas trois fois plus de chances de mourir que ceux touchés à l’extérieur. Les auteurs attirent l’attention sur la possible influence de l’intensité de l’exposition au pathogène sur sa létalité, qui semble plus importante en milieux confinés comme le sont les environnements domestiques. Ce travail met en évidence le rôle néfaste que pourrait avoir une stratégie de confinement sur une maladie virale. Dans le cas de la rougeole, un confinement tel qu’il a été appliqué en 2020 aurait provoqué une hécatombe. Le confinement n’est donc pas du tout une démarche qui va de soi dans un contexte sanitaire viral.

Il semblerait tout de même que le SARS-CoV-2 se propagerait d’avantage au sein d’une population confinée. C’est du moins la conclusion d’une grande étude séro-épidémiologique menée par le Ministère de la santé espagnol en collaboration avec l’Institut de santé Carlos III, les services des santé des communautés autonomes et l’Institut national des statistiques [15]. Les taux de contamination au SARS-CoV-2 ont été mesurés dans différentes catégories de population. Les contaminés ne tombaient par forcément malades ; mais tous ont croisé le virus de manière à développer des anticorps caractéristiques. Les populations actives confinées ont été contaminés par le virus dans une proportion de 6,3 %, tandis que les travailleurs l’ont été à 5,3 %. La différence est significative ; elle montre que le SARS-CoV-2, à l’instar de la rougeole, est plus virulent dans une population confinée. Nous constatons que le confinement des populations accroît la diffusion du virus SARS-CoV-2.

Un article de Bendavid, Oh, Bhattacharya et Ioannidis [8], publié en janvier 2021, étudie la pertinence des stratégies de confinement pour contrôler la diffusion de la COVID-19. Les auteurs comparent les politiques respectives de différents pays : l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Iran, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Corée du Sud, la Suède et les États-Unis. Parmi ces pays, seuls la Corée du Sud et la Suède n’ont pas pratiqué de confinement. La conclusion de ce travail est que les stratégies de confinement n’ont semblé apporter aucun bénéfice dans la gestion sanitaire de la COVID-19.

Pour savoir si vraiment le confinement a eu un impact sur la dangerosité de la COVID-19, observons la mortalité dans deux pays qui ont adopté des politiques différentes de ce point de vue : la France et la Suède. En effet la Suède est l’un des rares pays européens a avoir refusé de confiner sa population. Sur l’année 2020, la Suède a souffert d’une mortalité de 9,43 ‰ et pour la France ce taux est de 9,95 ‰. Globalement, même si la France a souffert de la plus mauvaise situation, la différence entre les deux pays est minime.

Il est possible d’approximer la virulence du SARS-CoV-2 au cours du temps à partir des courbes de mortalité. Le virus incube en moyenne pendant 5 jours [29], puis le malade décède en moyenne 18 jours après avoir été admis à l’hôpital suite aux premiers symptômes [43]. Pour avoir une idée de la circulation du virus, il suffit donc de décaler la courbe des décès de 23 jours vers le passé. On constate alors que les confinements n’ont eu absolument aucun effet positif sur la gestion de l’épidémie. Le virus a commencé à disparaître avant le de but des confinements et leur mise en place n’a rien changé à la tendance naturelle.

Le groupement d’intérêt scientifique EPIPHARE a été constitué fin 2018 par l’ANSM et la CNAM pour mener des études de pharmaco-épidémiologie à partir des données de santé. Il a publié plusieurs rapports concernant l’usage des médicaments durant l’épidémie de la COVID-19. Le rapport 4 du 5 octobre 2020 [45], couvrant la période de confinement du 16 mars au 10 mai 2020, résume la situation en ces termes :

« L’épidémie de Covid-19 avec toutes ses conséquences organisationnelles dans la filière de soins et sur la population en général a profondément déstabilisé la consommation de médicaments de ville en France. »

De tous ces éléments on conclut que le confinement est non seulement inutile mais néfaste d’un point de vus sanitaire. Il est bien évidemment dramatique d’un point de vue économique et social, mais ce n’est pas ici notre sujet. Le confinement est pourtant un dispositif totalement inconnu de la littérature médicale. Il ressemble à un dévoiement des méthodes déjà connues, comme la quarantaine ou le lazaret. Ces deux dispositifs sont censés séparés les malades des biens portants, alors que le confinement les rassemble et les concentre : il cause ce qu’il prétend combattre. Son application à plusieurs reprise relève non pas de la science mais de la religion. Il s’agit en réalité d’un rituel irrationnel dont le but est de rassurer face à une menace insaisissable.

Couvre-feu

Le couvre-feu ne mérite aucune attention. C’est uniquement une technique de contrôle politique des foules et son application n’est connue que dans des cadres militaires ou répressifs. D’un point de vue sanitaire, c’est de la folie pure et simple. Si les gouvernants partageaient ne serait-ce qu’une petite partie de la vie de leurs sujets, si ils faisaient eux-mêmes leurs courses par exemple, ils se seraient rendus compte que le couvre-feu oblige les travailleurs à s’entasser aux mêmes heures dans les transports en communs, puis à effectuer en masse leurs courses au même moment, passant aisément un quart-d’heure à touche-touche devant la caisse enregistreuse du marchand avant de pouvoir à nouveau s’agglutiner dans un bus ou un métro pour rentrer en catastrophe chez eux à l’heure indiquée par les autorités. Le couvre-feu démontre sans aucun doute possible la perte totale de toute rationalité dans la psyché des gouvernants français.

Masques

À l’instar du confinement et du couvre-feu, le port du masque médical par la population générale ne correspond à aucune préconisation connue dans la littérature médicale. A priori, c’est donc encore une fois une procédure irrationnelle. En tant que dispositif médical, le masque a été créé pour être porté dans des environnements proches de l’asepsie afin de faire en sorte que les goutelettes naturellement rejetées par des soignants ne contaminent pas les lieux de soins. Le masque fait en sorte de concentrer les miasmes autour du praticien pour qu’ils ne viennent pas souiller les appareils médicaux ou les tissus des patients. Ainsi, le masque est destiné à protéger les patients et à garder propre l’outil de travail du personnel soignant, ce dernier n’étant pas du tout protégé, bien au contraire : son bien être et même sa santé sont contrariés par le port du masque, qu’il change fréquemment et retire évidemment dès que cela est possible. Les inconvénients sont donc minimes. Mais dans le cas du port généralisé et permanent, le masque est mauvais pour la santé ; de plus il ne protège alors de rien car il devient lui-même la source des infections.

Par sa conception, le masque piège les gouttelettes de salive et autres fluides propulsés par l’air expiré. Il évite donc la contamination de l’entourage du porteur par des projections. Mais le masque n’est pas étanche et les virus se propagent librement dans l’air, y compris à travers le masque : ses mailles sont gigantesques à l’échelle des virus et des bactéries. Dans un environnement hospitalier, l’air est aspiré puis renouvelé. Dans un bloc opératoire l’air vicié est évacué. Mais dans la rue l’air est constamment brassé, rendant le masque inutile. Et dans les bureaux, dans les lieux de vie, cet air concentré en miasmes stagne et contamine les personnes présentes, y compris le porteur. En effet, les virus expulsés par la respiration se concentrent dans les tissus du masque et dans le volume d’air crée entre le visage et son enveloppe. De même les gaz viciés, qu’ils soient pulmonaires (dioxyde de carbone et vapeur d’eau) ou stomacaux (éructations diverses), tous chargés de virus et de bactéries, se concentrent dans cet espace résiduel et son réinspirés, auto-contaminant le porteur par un milieu pathogène. L’air dans le masque est chargé d’humidité, créant un environnement propice à la condensation et au développement des bactéries. Porter un masque, c’est un peu comme respirer sous les tropiques dans une forêt chaude et moite : les personnes sensibles souffrent très vite d’une sensation d’étouffement.

Les méfaits du masque sur son porteur sont attestés par des recherches datant d’avant 2020, qui ne sont donc pas susceptibles d’avoir été conditionnés par des présupposés idéologiques liés à la COVID-19. Un article de 2008 montre que le port du masque par les chirurgiens fait diminuer le taux d’oxygène dans leur sang pendant les opérations longues, surtout chez les plus de 35 ans [7]. Un autre article, de 2018, montre que le port du masque induit une augmentation de la fréquence respiratoire et de la profondeur des inspirations afin de compenser la perte d’oxygène occasionnée [32].

Un article d’octobre 2020, donc post-COVID-19, affirme étrangement des conclusions inverses : le masque n’aurait aucune conséquences sur l’oxygénation des personnes âgées [10]. Un vieillard serait-il donc plus résilient qu’un chirurgien dans la force de l’âge ? De l’aveu des auteurs eux-mêmes, la cohorte est trop petite pour atteindre un niveau de précision suffisant pour conclure quoi que ce soit : l’intervalle de confiance statistique est alors inférieur à l’erreur de la mesure du taux d’oxygénation. Mais l’article fait état de taux de saturation descendant jusqu’à 92 %, alors que la limite d’alerte est de 90 % chez les personnes âgées et de 94 % chez les enfants. Compte-tenu de l’intervalle de confiance dépassant les 2 % de variabilité, il est statistiquement possible qu’un certain nombre de personne soient descendus sous la barre des 90 % de saturation pendant cette étude. Cet article affirme donc l’inverse de ce qu’il démontre et contredit toute la littérature sur le sujet. Les publications scientifiques récentes nous ont habitués à la fraude. Le LancetGate, cette étude frauduleuse publiée dans le Lancet, un journal pourtant prestigieux, est un exemple fameux aujourd’hui bien documenté même par les médias les plus consensuels [14, 35].

Le port ininterrompu et généralisé du masque par l’ensemble de la population étant inédit, les articles de recherche faisant le bilan de cette pratique sont encore rares. Une étude se concentre sur le cas des personnels de santé [40]. Sa conclusion est que le port abusif du masque provoquent chez un très grand nombre de sujets, pourtant jeunes et en bonne santé, des migraines (58 %), des lésions de la peau (90 %), de l’acné (53 %), des troubles de la cognition (99 %), sécheresse des yeux (97 %) et de la bouche (91 %) ainsi que des saignements de nez (95 %). Des cas d’hyperthermies sont rapportés. La baisse du niveau d’oxygène dans l’air respiré est encore une fois confirmé. Un autre article précise les problèmes psychologiques causés par le masque [36]. Bien évidemment, l’utilité alléguée du masque dans le contrôle de la circulation des virus dans la population générale n’a toujours pas été mise en évidence. Seuls ses inconvénients semblent prédominer. Les études futures, post-COVID-19, détachées de l’excitation du moment, nous apporterons sans doute bien plus de détails sur la question.

Le port irrationnel du masque est lui aussi un rituel religieux. Remontons le temps d’un demi-siècle, jusqu’en 1964. Voici une illustration d’époque tirée de la revue Planète, publiée en double page pour agrémenter deux articles : « Je ne crois pas au progrès ! » de Jean Servier [37], professeur d’ethnologie, et « Nous croyons au progrès ! », de Louis Pauwels, directeur de la revue [31].

Cette image dévoile à elle seule toute la symbolique qui fonde nos sociétés occidentales technocratiques. Les auteurs de l’époque – car nous sommes alors en 1964 – prônaient une fusion des savoirs initiatiques et scientifiques afin de transcender la connaissance du chercheur occidental, disséquant la matière, grâce à la conscience clairvoyante du sage africain, dont l’âme perce des mystères de l’esprit. « Mais nous, nous pensons que le monde moderne qui a choisi la voie de la connaissance par l’extérieur, est sur le point de redécouvrir les voies de l’invisible. » écrivait le directeur de la revue. Comme il serait aujourd’hui horrifié en contemplant ce monde moderne qui se bande les yeux et masque les visages, atteignant ainsi la quintessence de la stupidité au sens étymologique du terme : pris de stupeur, paralysé ! Les stéréotypes du passé sont morts. Pendant que l’Occident décadent se dissout dans une maladie de saison anodine, l’Afrique prouve, elle, qu’elle sait concrétiser l’espoir de ces penseurs du XXe siècle. L’Afrique abrite aujourd’hui les meilleurs chercheurs en épidémiologie, comme par exemple le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale de la République démocratique du Congo. La COVID-19 est le révélateur de la décadence de l’Occident, plongé dans l’obscurantisme d’une religion qui n’ose pas dire son nom, qui détruit sa propre civilisation par des rituels irrationnels. Les ministres de ce culte nouveau imposent à la population la marque de leur pouvoir : le masque du chercheur, à la fois symbole de science et bâillon des ignorants. Il ne sert qu’à signifier à la population d’où vient le pouvoir et comment elle doit s’y soumettre. Si les auteurs de la revue Planète étaient encore de ce monde, sans doute nous gratifieraient-ils d’une vision contemporaine de leurs aspirations.

Vaccins

Toute religion digne de ce nom a besoin d’une onction sacrée. Le culte de la COVID-19 a son eau bénite : le Saint Vaccin. Comme nous l’avons constaté précédemment, la COVID-19 a eu un impact nul sur les moins de 65 ans et très faible sur les moins de 70 ans. Les personnes susceptibles de mourir de l’infections sont âgées de 75 ans ou plus, et du moment qu’on les soigne même de manière tout à fait banale ils ne meurent pas plus que pendant n’importe quel épisode grippal. Les personnes infectées par le SARS-CoV-2, asymptomatiques en presque totalité, risqueraient tout au plus d’avoir la tête lourde pendant un jour ou deux, sachant que cela ne concernerait pas plus de 1 % d’entre eux. Indépendamment de l’efficacité des vaccins, il n’y a aucun intérêt à la vaccination compte-tenu du risque encouru par les cobayes. En effet, les vaccins ont tous été conçus dans des délais extrêmement courts et testés à la va-vite pendant des périodes estivales où les infections respiratoires sont très rares. Le recul est inexistant sur les effets indésirables ou dangereux. Au sens strict, la campagne massive de vaccination qui a débuté en France le 27 décembre 2020 est un essai clinique sur la population entière d’un produit expérimental. Dans le cas des vaccins à ARN, le principe est de plus totalement inédit : ils n’ont même pas été testés sur les animaux. Toutes ces expérimentations sauvages de masse sont interdites par le Code de Nuremberg, pourtant créé pour interdire les tests sur l’être humain tels qu’ils se pratiquaient dans les camps de concentration allemands ou japonais pendant la seconde Guerre Mondiale. La comparaison n’est pas flatteuse ; elle révèle une réalité véritablement inquiétante. Le Code de Nuremberg déclare entre autres les points suivants [6] :

« Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir: qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contraintes ou de coercition. »

Or, le gouvernement et les médias de masse ont fait croire à la France entière qu’ils risquaient la mort ou le confinement perpétuel si ils ne se vaccinaient pas. Les études statistiques et médicales montrent en fait que la COVID-19 est une maladie bénigne qui menace presque exclusivement les personnes âgées en fin de vie.

« L’expérience doit avoir des résultats pratiques pour le bien de la société impossibles à obtenir par d’autres moyens: elle ne doit pas être pratiquée au hasard et sans nécessité. »

Or, les laboratoire pharmaceutiques, avec la complicité du gouvernement, ont passé outre toutes les règles de sécurité concernant les tests pharmaceutiques pour s’empresser de vacciner au pire moment : en pleine épidémie hivernale.

« Les fondements de l’expérience doivent résider dans les résultats d’expériences antérieures faites sur des animaux, et dans la connaissance de la genèse de la maladie ou des questions de l’étude, de façon à justifier par les résultats attendus l’exécution de l’expérience. »

Or, aucun test sur les animaux n’a été effectué, faute de se donner le temps et les moyens de le faire. On traite véritablement les humains comme des cobayes, comme des animaux de laboratoire.

« Les risques encourus ne devront jamais excéder l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience envisagée. »

Injecter un vaccin à des personnes en bonne santé, qui ne sont pas ciblées par le virus, au risque de leur occasionner des effets secondaires graves dont les archives médicales sont témoins. Le vaccin Denvaxia censé éradiquer la dengue a dû être interdit en catastrophe car il provoquait des fièvres mortelles au lieu de protéger contre le virus.

Les codes d’éthiques modernes encadrant les tests médicaux sont foulés aux pieds par les plus hautes autorités pour complaire aux intérêts financiers des sociétés pharmaceutiques.

Nous allons nous intéresser au vaccin à ARN de chez Pfizer/BioNTech. L’autorisation européenne de mise sur le marché de ce vaccin [4] précise que les données destinées à valider ce traitement ont été fournies par le fabricant. C’est un peu comme si pendant un procès c’était l’accusé qui était chargé d’amener les preuves de sa culpabilité, qu’il ne trouvera pas car il se prétend innocent. Pourtant, la société Pfizer a été condamnée en 2009 à une amende de 2,3 milliards de dollars pour publicité mensongère [27]. Le processus de validation est clairement partial, laissé à la discrétion de délinquants récidivistes. Il est dérogatoire sur toutes les procédures de sûreté. Il faut tout de même garder à l’esprit qu’un vaccin attend généralement de 9 à 10 ans avant d’être commercialisé, y compris pour des maladies bien plus graves que la COVID-19, qui n’est qu’une simple infection des voies respiratoires à l’instar des autres syndromes grippaux. La phase I d’innocuité dure déjà généralement de un à deux ans. Elle n’a pas eu lieu pour le vaccin Pfizer/BioNTech. Les vaccins sont susceptible de guérir une maladie, bien sûr, mais également de l’aggraver via un mécanisme impliquant des anticorps facilitants, qui rendent alors mortelles des maladies bénignes. Injecter sans discernement ce genre de produits à toute une population relève de la folie criminelle. L’exemple du vaccin Denvaxia, qui a du être interdit en catastrophe à cause des fièvres hémorragiques mortelles qu’il provoquait est resté dans les mémoires. Des médecins s’inquiètent de ce phénomène dans le cas de la COVID-19 [17]. Il expliquerait peut-être le regain de mortalité observé en France depuis le début de l’année 2021. Vacciner en pleine épidémie est déjà une folie car les vaccins abaissent les défenses immunitaires pendant plusieurs semaines après leur administration.

Israël a vacciné massivement sa population, plus de la moitié, en utilisant en partie le vaccin Pfizer/BioNTech. Le phénomène est similaire : les décès augmentent avec la couverture vaccinale. On peut d’ailleurs se demander pourquoi Israël a fait tant de zèle alors que la « première vague » de la COVID-19 y a causé moins de 300 décès sur une population de presque 10 millions de personnes, soit bien moins qu’une grippe légère. Pendant la période vaccinale par contre, du 20 décembre 2020 au 19 mars 2021, on compte 3 000 décès attribués à la COVID-19, soit 10 fois plus.

En observant la mortalité attribuée la COVID-19 dans les pays qui ont vacciné plus de 15 % de leur population (indépendamment des vaccins inoculés), on constate le même genre de courbe : le nombre de morts baisse, puis dès qu’on vaccine il s’élève pour atteindre des valeurs records, à l’exception du Bahreïn.

Le Bahreïn voit sa mortalité COVID-19 augmenter à la faveur de la campagne de vaccination ; mais elle est déjà si faible que statistiquement elle n’a pas grand sens : un mort par jour tout au plus depuis la fin de l’été 2020.

Cette augmentation de la mortalité concomitante à la campagne de vaccination n’est peut-être qu’un hasard et les mécanismes sous-jacents sont inconnus et supposés très complexes ; mais en termes de santé publique il est insensé de faire prendre un tel risque à une population entière sur des fondements inexistants. Les tests d’innocuité des vaccins anti-COVID-19 n’ont pas été faits et leur efficacité dépend des affirmations de fabricants-falsificateurs notoires. Ces données d’efficacité sont d’ailleurs très parcellaires. Rappelons tout d’abord la répartition par classe d’âge des morts allégués de la COVID-19 pendant l’année 2020 [54] :

classe d’âgedécèsproportion
0-940,01%
10-1960,01%
20-29380,09%
30-391510,34%
40-494501,01%
50-5915783,54%
60-69475210,66%
70-79984422,09%
80-891755439,38%
90 ou plus1019422,87%

Les moins de 60 ans représentent 5 % des morts, et donc 95 % des morts ont plus de 60 ans. Les plus de 80 ans forment 62,25 % des décès causés officiellement par la COVID-19. On devrait donc s’attendre à une telle représentation des âges dans la population ayant servie à valider le vaccin Pfizer/BioNTech. Or, voici ce qu’il en est [4] :

classe d’âgepopulationproportion
12-15880,24%
16-642851577,87%
65-74640217,48%
75-8516064,39%
85 ou plus100,03%

On marche clairement sur la tête. Tout est inversé ! Au arrondis près, la proportion des plus de 85 ans dans l’étude Pfizer/BioNTech représente moins de 0,03 % de la cohorte, seulement 10 personnes, alors que cette classe d’âge rassemble presque les deux tiers des décès de la COVID-19. Il est statistiquement impossible de définir une efficacité à partir d’une telle population. Même pour les plus de 65 ans, l’intervalle de confiance à 95 % de l’efficacité du vaccin varie entre 66,7 % et 99,9 % : la quasi-totalité des cibles de la COVID-19 pourrait avoir au mieux deux chances sur trois d’être immunisés d’une manière ou d’une autre par ce vaccin, sachant que la population qui fonde ce chiffre est la plus jeune, donc la moins susceptible de faire un COVID-19 grave. Rien que cela invalide totalement l’étude d’efficacité. De plus, seuls les cas modérés de COVID-19, qui guérissent donc spontanément sans séquelles, sont pris en compte : on ne trouve aucun cas de COVID-19 grave, ni parmi les vaccinés, ni parmi les non-vaccinés, sans doute car elle a été menée en plein été. Cette étude ne peut pas être prise au sérieux par qui que ce soit.

Les épidémies de COVID-19 ont surtout donné lieu à des vagues de profits pour l’industrie pharmaceutique. Ces gains financiers tranchent amèrement avec la destruction de l’économie consécutive à la panique organisée par les autorités et par les médias.

Pensez printemps !

« Le XXI e siècle sera spirituel ou ne sera pas. » a-t-on fait dire à André Malraux. Il s’en défendait d’ailleurs vigoureusement [25] :

« On m’a fait dire que le XXI e siècle sera religieux. Je n’ai jamais dit cela, bien entendu, car je n’en sais rien. Ce que je dis est plus incertain. Je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire. »

Monsieur Malraux, vous aviez raison : il y a bien un évènement planétaire qui ancre aujourd’hui le XXI e siècle dans la spiritualité : la COVIDolatrie, la néo-religion des nouvelles générations élevées masquées dans la crainte du virus et du policier. Craignez votre nouveau Démon et soyez confinés à tout jamais !

La COVIDolatrie n’est pas née de la raison et la raison ne la vaincra pas. Personne n’a pu convaincre les juges ecclésiastiques ayant condamné Galilée à l’hérésie que la Terre tournait autour du Soleil, alors qu’il suffisait de lever le nez pour se rendre compte de la chose. Certains prêtres savaient très bien que l’idée d’une Terre plate âgée de 5 000 ans n’avait aucun fondement expérimental solide. Mais la structure du pouvoir dépendait de cette déraison ; alors pour ne pas subir l’humiliation du déclassement, pour ne pas s’abaisser à avouer devant l’assemblée des fidèles « Nous nous sommes trompés ! », les puissants du moment ont persisté dans l’absurdité jusqu’à ce que la réalité les rattrape, jusqu’à ce que le peuple soit fatigué d’être malmené.

La psychologie sociale s’est construite un corpus à même d’expliquer l’irrationalité des peuples. Les expériences bien connues de Solomon Asch sur la soumission à la pression sociale [3] et de Stanley Milgram [26] sont les plus connues et n’ont jamais été prises en défaut. Elles montrent comment n’importe quel individu peut être conduit librement à croire, dire et faire absolument n’importe quoi, même ce qu’il y a de plus fou, de plus cruel. Moins de 5 % des êtres humains sont insensibles à cet effroyable empire sur les esprits. Ces évidences pourtant enseignées au quatre coins du monde dans les meilleures écoles restent lettre morte car tout le monde s’imagine faire partie de cette élite de surhommes libres-penseurs ; mais bien rares sont les élus et bien terne est leur vie, entourés d’une armée de zombies dociles. Mais ces expériences montrent aussi que sous certaines conditions, quand la pression sociale est trop forte ou quand l’autorité se fragmente, le pauvre pantin humain peut enfin s’extirper des fils du marionnettiste pendant un temps. Si les règnes despotiques sont explicables par la psychologie sociale, il en est de même des révolutions.

La religion guide l’Humanité depuis l’aube des temps. Le sens de ce mot prend son origine dans le latin « religare » qui signifie relier. La religion est ce qui relie les gens entre eux. Elle transmute un agrégat d’hommes et de femmes en société, devenant ainsi dépositaire d’un projet commun dont l’objectif final est la civilisation, le fait pour un peuple atomisé de quitter l’état de nature pour progresser dans sa conscience de l’Univers et de ses mystères. Même la République une et indivisible qui fonde aujourd’hui la société civile française prend racine dans des principes sacrés structurant rien moins de l’humain, sa destinée et ses droits à la revendiquer, sacralisés sous l’égide de l’Être suprême.

La religion n’est pas plus un problème que n’importe quel outil de cuisine. Le couteau peut servir aussi bien à préparer le gigot des réunions de famille qu’à trancher la gorge de son ennemi. La religion peut fonder une société COVIDienne totalitaire, étouffante, percluse de mensonges et de manipulations macabres. Elle peut aussi fonder la République des Hommes libres car libérés de leurs propres mains. Le mythe fondateur de la République française est la Révolution de 1789. Elle résume dans sa Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen la nature des liens qui unissent ses fidèles. La version la plus aboutie est celle du 24 juin 1793 [11], bien trop tôt réécrite par les despotes de la Terreur puis interdite par le dictateur Napoléon Ier . Il est des religions qui déplairont toujours aux puissants, précisément celles qui émancipent les peuples.

« Le peuple français, convaincu que l’oubli et le mépris des droits naturels de l’homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l’objet de sa mission. En conséquence, il proclame, en présence de l’Être suprême, la déclaration suivante des droits de l’homme et du citoyen. »

« Article 33. – La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme. »

« Article 34. – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé. »

« Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Les puissants refusent toujours les solutions au problème de l’heure car ils sont le problème. Pour vaincre la terrible COVID-19, il suffit tout simplement de choisir sa religion, de décider de croire en la claustration éternelle ou dans le droit au bonheur, à l’hiver des tortionnaires ou au printemps des peuples.

Références

Ouvrages

[1] « COVID-19 – du mythe aux statistiques », auteur anonyme, 9 février 2021, lien direct, lien archivé.
[2] Aaby Peter, Leeuwenburg Johannis, « Patterns of Transmission and Severity of Measles Infec-
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vol. 161, no. 2, 171–174 (février 1990) https://www.jstor.org/stable/30126070.
[3] Asch Solomon, « Studies of independence and conformity: I. A minority of one against a unani-
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numérisée
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[5] Azoulay Élie, Beloucif Sadek, Vivien Benoît, Guidet Bertrand, Pateron Dominique, Le
Dorze Matthieu, « Décision d’admission des patients en unités de réanimation ou de soins cri-
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[6] Bayle François, « Croix gammée contre Caducée : les expériences humaines en Allemagne pendant
la deuxième guerre mondiale », Neustadt (1950).
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[11] Convention nationale, « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » (24 juin 1793), lien
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[12] Cygler Marine, « Remdesivir : des effets indésirables rénaux et hépatiques chez les premiers
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[13] Delmas Marie-Christine, Zeghnoun Abdelkrim, Jougla Éric, « Mortalité par asthme en France
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[14] « “The Lancet Gate” : saga d’une étude corrompue », Les Echos (19 juin 2020), lien sur le site des
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[15] ENE-Covid, « Estudio ENE-Covid-19: primera ronda », Estudio Nacional de sero-Epidemiología
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[16] Équipes de survveillance de la grippe, « Surveillance de la grippe en France, saison 2018-2019 »,
INVS, Bulletin épidémiologique hebdomadaire 28, 552-563 (2 juillet 2019), lien sur le site de Santé
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[17] Francesco Negro, « Is antibody-dependent enhancement playing a role in COVID-19 pathogene-
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[18] Fuhrman Claire, Nicolau Javier, Rey Grégoire, Solet Jean-Louis, Quénel Philippe, Jougla
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[19] Gautret Philippe & al., « Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19:
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[20] HCSP, « Avis relatif à la prise en charge des cas confirmés d’infection au virus SARS-CoV2 »,
avis du haut Conseil de la Santé Publique (5 mars 2020), lien sur le site du HCSP.
[21] HCSP, « Avis relatif aux recommandations thérapeutiques dans la prise en charge du COVID-19
(complémentaire à l’avis du 5 mars 2020) », avis du haut Conseil de la Santé Publique (23 mars
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[22] HCSP, « Avis relatif à l’usage des anti-infectieux dans le Covid-19 », avis du haut Conseil de la
Santé Publique (18 mai 2020), lien sur le site du HCSP.
[23] HCSP, « Rapport relatif à l’actualisation de la prise en charge des patients atteints de Covid-19 »,
rapport du haut Conseil de la Santé Publique (18 mai 2020), lien sur le site du HCSP.
[24] Jospin Lionel (Premier ministre), « Décret n° 2002-466 du 5 avril 2002 relatif aux conditions
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[25] Malraux André, Desgraupes Pierre, « Entretien. Pierre Desgraupes fait le point avec André
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[26] Milgram Stanley, « Soumission à l’autorité », Almann-Lévy, collection “liberté de l’esprit”
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[27] « Une amende de 2,3 milliards de dollars pour Pfizer », Le Monde (2 septembre 2009), lien sur le
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[29] Nie Xiuquan & al., « Epidemiological Characteristics and Incubation Period of 7015 Confirmed
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[30] OMS, « Corticosteroids for COVID-19 », Living guidance (2 septembre 2020), WHO/2019-
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[31] Pauwels Louis, « Nous croyons au progrès ! », Planète, no. 18 (1 er octobre 1964).
[32] Person E., Lemercier C., Royer A., Reychler G., « Effet du port d’un masque de soins lors
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[33] Philippe Édouard (Premier ministre), « Décret n° 2020-360 du 28 mars 2020 complétant le
décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à
l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire », Journal Officiel de la République
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[34] RECOVERY, « Lopinavir–ritonavir in patients admitted to hospital with COVID-19 (RECO-
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[35] Santi Pascale, Larousserie David, Cabut Sandrine, Herzberg Nathaniel, Morin Hervé,
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[36] Scheid Jennifer L., Lupien Shannon P., Ford Gregory S., West Sarah L., « Commentary:
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[37] Servier Jean, « Je ne crois pas au progrès ! », Planète, no. 18 (1 er octobre 1964).
[38] Servonnet Aurélie, Delacour Hervé, Thefenne Hélène, Gardet Véronique, « Les intoxica-
tions aiguës à la chloroquine : aspects cliniques et analytiques », Annales de Toxicologie Analytique,
vol. 17 no. 2, 87-94 (7 février 2008), doi:10.1051/ata:2005025.
[39] Sheng Zong-Mei, Chertow Daniel S., Ambroggio Xavier, McCall Sherman, Przygodzki
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[40] Shubhanshu Kumar, Singh Avaneesh, « Prolonged Use of n95 Mask a Boon or Bane to Health-
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Surgery (25 janvier 2021), doi:10.1007/s12070-021-02396-0.
[41] Véran Olivier (ministre des Solidarités et de la Santé), « Arrêté du 26 mai 2020 complétant
l’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système
de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence
sanitaire », Journal Officiel de la République Française, lois et décrets, no. 128, texte 29, 100-101
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[42] Wang Chen & al., « Remdesivir in adults with severe COVID-19: a randomised, double-blind,
placebo-controlled, multicentre trial », The Lancet, vol. 395 no. 10236, 1569-1578 (16 mai 2020),
doi:10.1016/S0140-6736(20)31022-9.
[43] Zhou Fei & al., « Clinical course and risk factors for mortality of adult inpatients with COVID-19
in Wuhan, China: a retrospective cohort study », The Lancet, vol. 395 no. 10229, 1054-1062 (28
mars 2020), doi:10.1016/S0140-6736(20)30566-3.

Données

[44] DREES, « Nombre de lits de réanimation, de soins intensifs et de soins continus en France, fin
2013 et 2019 », statistique annuelle des établissements de santé (12 janvier 2021), lien sur le site
de la DREES
.
[45] EPIPHARE, « Usage des médicaments de ville en France durant l’épidémie de la Covid-19 – point
de situation jusqu’au 13 septembre 2020 », rapport 4 (5 octobre 2020), lien sur le site d’EPIPHARE.
[46] INSEE, « Population de 1999 à 2020, comparaisons régionales et départementales) », détail des
régions, lien sur le site de l’INSEE.
[47] INSEE, « Les décès en 2015 », lien sur le site de l’INSEE.
[48] INSEE, « Les décès en 2016 », lien sur le site de l’INSEE.
[49] INSEE, « Les décès en 2017 », lien sur le site de l’INSEE.
[50] INSEE, « Téléchargement des fichiers des décès quotidiens », années 2018 à 2020, fichier
2021-01-29_detail.zip, lien sur le site de l’INSEE.
[51] Medic’AM, « Médicaments délivrés par les pharmacies de ville par type de prescripteur », relevé
mensuel, lien sur le site de l’Assurance maladie.
[52] Nasdaq, « PFE Advanced Charting », relevé des cotations boursières de l’action PFE Pfizer, Inc.,
lien sur le site du Nasdaq.
[53] Our World In Data, « Coronavirus (COVID-19) Deaths », jeu de données complet, fichier
owid-covid-data.csv, lien sur le site de Our World In Data.
[54] Santé publique France, « Données hospitalières relatives à l’épidémie de COVID-19 », don-
nées hospitalières relatives à l’épidémie du COVID-19 par région, et classe d’âge du patient,
fichier donnees-hospitalieres-classe-age-covid19-2021-02-04-19h03.csv, lien sur le site
data.gouv.fr
.
[55] ibid., «données hospitalières quotidiennes relatives à l’épidémie du COVID-19 par départe-
ment», fichier donnees-hospitalieres-nouveaux-covid19-2021-02-04-19h03.csv, lien sur le
site data.gouv.fr
.
[56] ibid.,«synthèse des indicateurs de suivi de l’épidémie COVID-19,» fichier table-indicateurs-open-data-dep-2021-03-20-18h55.csv, lien sur le site data.gouv.fr.

COVID-19 – du mythe aux statistiques


Il y a les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques

Les médias publics ont pris l’habitude de publier des statistiques au point qu’on serait tenté de penser qu’ils en sont les dépositaires privilégiés. Or la statistique est une discipline mathématique demandant de l’attention, de la rigueur et un savoir-faire de spécialiste. Les statistiques des journaux sont à la science ce que les conseils minceur sont à la médecine. On ne peut toutefois pas traiter de la même façon les problèmes de santé publique et les vertus du jus de concombre sur la cellulite.

Même les scientifiques les plus aguerris se font parfois piéger par les subtilités des statistiques. Les exemples les plus édifiants sont pourtant outrageusement simples. Considérons une entreprise qui emploie trois personnes : deux techniciens et un ingénieur.

employésalaire
technicien2000 €
ingénieur3200 €

Le salaire moyen dans l’entreprise est de 2400€ pour une masse salariale de 7200€. L’année suivante, l’ingénieur part à la retraite et l’un des deux techniciens est promu ingénieur à l’ancienneté. Il reste donc un technicien et un ingénieur dans l’entreprise. La direction en profite pour réorganiser la grille salariale :

employésalaire
technicien1900 €
ingénieur3100 €

Le salaire moyen dans l’entreprise est maintenant de 2500 € pour une masse salariale de 5000 €. La direction se vante de l’augmentation de 100 € du salaire moyen auprès des employés et des 2200 € d’économies sur les salaires auprès des actionnaires. Les employés ont pour leur part décidé à l’unanimité de faire grève pour protester contre la baisse de 100 € de leur rémunération.

Ce petit exemple illustre les biais qui peuvent déformer les conclusions d’une statistique. Son étude détaillée permet d’identifier les points saillants participant au paradoxe. Au delà des éléments bruts (le montant des salaires), la structure de la population de référence est de première importance car le résultat dépend des facteurs suivants :

‒ la taille de la population : moins elle est importante, moins la masse des salaires est élevée indépendamment de la moyenne des salaires  ;

‒ la répartition de la population par classes : plus le grade d’un employé est élevé, plus le salaire moyen augmente sans pour autant que les salaires de chaque grade suivent cette tendance.

Nous comprenons l’origine du biais car la notion de grade qui détermine des classes de population est explicitée dans l’énoncé du problème. Nous savons que les techniciens et les ingénieurs ne jouissent pas des mêmes conditions de rémunération : on ne peut donc pas les intégrer sans précautions au sein d’une même statistique. Quand les classes déterminantes dans le biais sont inconnues, les statistiques ne permettent pas de conclure, ni même d’inférer une tendance.

Les biais sont nombreux en statistiques  ; la littérature cite fréquemment l’effet Yule-Simpson [1824] dans ce genre de contexte. Sans connaissances précises des mécanismes articulant les faits étudiés, ils ont des répercussions tragiques sur tous les aspects d’une statistique. Dans le monde réel, ces mêmes biais sont à l’œuvre en permanence. Ainsi, dans le service public français, le non-remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite et le gel des rémunérations ont à peu près les mêmes effets que dans notre entreprise fictive : le revenu moyen augmente tandis que toutes les rémunérations baissent. Les indicateurs de santé publique sont également concernés. La figure 1 présente l’évolution de la mortalité en France de 2006 à 2019.

Le taux de mortalité s’envole ! C’est effroyable ! Que faut-il donc faire ? Faut-il emmailloter la population dans du coton dans l’espoir que les gens cesseront de mourir  ? Peut-être faudrait-il ne pas succomber à la panique et étudier le problème pour en comprendre la cause véritable. Observons l’évolution de la mortalité sur deux classes d’âges différentes: 60 ans ou moins (figure 2) et plus de 60 ans (figure 3). La situation est complètement renversée : dans les deux cas la mortalité chute significativement. Ce qu’on prenait pour une catastrophe cachait en réalité une heureuse tendance.

Tout comme dans notre entreprise fictive où le salaire moyen augmente avec le temps tandis que les salaires des employés diminuent, la mortalité moyenne des français grimpe tandis que celle des individus chute. L’explication de de paradoxe est le vieillissement de la population française. En 2006 les premiers baby-boomers ont atteint l’âge de 60 ans, bien décidés à vivre encore longtemps : le papy-boom a commencé peu après. Il masque les progrès accomplis dans la protection de la santé des citoyens du pays et leurs conséquences positives sur l’espérance de vie.

Le piège est déjoué car nous comprenons aisément le rôle du vieillissement dans l’évolution de la mortalité. Les progrès de la science moderne nous permettent aujourd’hui de savoir que plus on vieillit, plus on a de chances de mourir. De plus, en attendant suffisamment longtemps tout le monde finit toujours pas décéder. La connaissance du mécanisme sous-jacent à la statistique, c’est-à-dire le rôle des classes d’âges dans la constitution des agrégats statistiques, est l’élément primordial qui permet d’interpréter les résultats quantitatifs. Sans elle nous ne saurions pas quelles sous-populations étudier pour donner du sens aux données. La statistique, malgré les apparences, est incapable de se substituer à la démarche hypothético-déductive exacte qui forme la base de toute méthode scientifique.

En médecine, la primauté de la logique sur les statistiques n’est plus considérée. La médecine basée sur les faits – qu’il vaudrait mieux appeler médecine basée sur les statistiques – a complètement abandonné l’idée de comprendre les mécanismes biologiques avant d’interpréter les données. Ce faisant, elle affirme n’importe quoi et elle le sait. John Ioannidis, professeur de médecine à l’université Stanford, a jeté un pavé dans la mare en publiant en 2005 un article intitulé «Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés sont faux.» [15]. Depuis, la communauté des chercheurs ose avouer son impuissance : le prestigieux journal Nature a publié en 2016 un article signalant l’impossibilité de reproduire des recherches biomédicales majeures pourtant publiées dans les règles de l’art [4], citant par exemple un taux d’échec ahurissant de 89% en oncologie [5].

On n’insistera jamais assez sur l’importance des disciplines fondamentales. Accusées d’être inutiles, elles sont pourtant les garde-fous qui permettent de savoir de quoi on parle et de comprendre ce que l’on fait : elles sont la conscience qui manque à la science. L’enseignement scientifique supérieur, quelque soit le pays, ne dispense plus de cours de philosophie ni d’épistémologie à l’attention des scientifiques : ils ne savent plus ce qu’est la science, d’où elle vient ni sur quoi elle s’appuie. Ils sont par la force des choses devenus de simples techniciens ignorant les bases de leur propre discipline. On entend dire partout que la médecine est une science : il n’y a rien de plus faux. La médecine est un art, l’art de soigner dans le but de guérir. Elle s’appuie sur des sciences comme par exemple la biochimie ou la physique de particules  ; mais on ne peut pas réduire l’humain qui vient consulter à un ensemble de paramètres conformes. Une thérapie qui soignera l’un tuera peut-être l’autre. Le savoir-faire, le talent et même l’instinct du médecin participent à la qualité des soins tout autant que son savoir technique. Il est une sorte d’ingénieur de la santé  ; mais il n’est pas un scientifique. Un mécanicien n’est pas un scientifique  ; mais je conseille chaudement à quiconque de ne pas faire réviser sa voiture par un physicien, fût-il détenteur d’un prix Nobel.

En France, un médecin doit soutenir une thèse d’exercice pour être autorisé à pratiquer. Mais si il souhaite entamer une carrière de chercheur, on lui demandera de passer un doctorat, soit trois années d’études en plus au minimum car le métier de la recherche scientifique n’est pas du tout le même que celui de médecin. En confondant les qualités des scientifiques et des praticiens, on prive les premiers des savoirs et méthodes nécessaires à la maîtrise de la science et les seconds de la liberté d’exercer leur art, de prescrire en leur âme et conscience. À chacun son métier et les vaches seront bien gardées. En laissant des gens s’occuper de choses qui ne sont pas de leur compétence, on a fini par lâcher dans la société une drôle de bête couronnée.

Tout va très bien madame la marquise

Quand on considère l’espérance de vie en France depuis l’an 2000 jusqu’à fin 2020, reproduite dans la figure 4, on constate une amélioration significative tout au long de la période. La baisse d’espérance de vie en 2020 a été de l’ordre de 5 à 6 mois alors qu’elle a été de 3 mois en 2015. L’être humain n’est pas éternel : plus il vieillit, plus le temps de vie supplémentaire est difficile à gagner et facile à perdre. Perdre quelques mois d’existence est somme toute dommage  ; mais il conviendrait de savoir de quels mois on parle. La figure 5 nous montre que l’espérance de vie des personnes mortes avant l’âge de 80 ans ne varie plus depuis 2014 et n’a pratiquement pas varié en 2020. En revanche, la figure 6 dévoile l’origine de cette perte d’espérance de vie : il s’agit de celles des gens de plus de 80 ans. Autrement dit, en 2020, la baisse d’espérance de vie n’a touché significativement que les personnes de plus de 80 ans. La COVID-19 n’a visiblement concerné que les personnes mourant de vieillesse.

Peu importe dans quel sens on observe le sujet, la situation reste la même : en ce XXIe siècle, l’espérance de vie en France n’arrête pas de grimper. Elle a augmenté de 3 ans et demi depuis son début pour l’ensemble de la population et de 1 an et demi pour les plus de 80 ans. En France, on vit de plus en plus longtemps. L’année 2020 est anecdotique dans cette tendance globale. Si la COVID-19 a été meurtrière, elle ne l’a pas été suffisamment pour faire baisser l’espérance de vie des personnes décédées avant l’âge de 80 ans.

En France, on vit de plus en plus vieux, c’est entendu. Mais de quoi y meurt-on principalement ? La figure 7 présente deux courbes : la première, bleue, représente le taux de mortalité des personnes sous l’espérance de vie et la seconde, rouge, celui des personnes au-dessus de l’espérance de vie.

Il n’y a pas de définition objective de la mort causée par la vieillesse. On meurt toujours de dysfonctionnements organiques et ces derniers sont de mieux en mieux pris en charge de manière à toujours faire augmenter l’espérance de vie, qui est passé de 78,5 ans à 81,5 ans entre 2000 et 2020. Informellement, quand on décède au-dessus de cette limite, on peut considérer qu’on est mort de vieillesse relativement aux moyens médicaux et aux normes sociales de l’époque considérée. Depuis l’an 2000 et sans doute même avant, l’écrasante majorité des personnes décédées ont passé leur date de péremption. Les morts sous l’espérance de vie sont anecdotiques en comparaison. Il n’y a bien que la grippe saisonnière qui est nettement visible. Mais relativisons : si on faisait courir un semi-marathon à tous les vieillards du pays tous les 1er avril, on observerait une hécatombe à cette date précise. La grippe tue les personnes affaiblies en leur imposant un stress dépassant leurs capacités de défense. La différence entre la grippe et le marathon est qu’aucun senior en mauvaise santé ne ferait la bêtise de courir 21 kilomètres d’une seule traite  ; en revanche ils ne choisissent pas d’attraper la grippe. Tout comme une bâtisse qu’une tuyauterie poreuse remplirait dangereusement de gaz et qu’une étincelle suffirait à faire exploser, les personnes en fin de vie sont à la merci de la moindre difficulté. La Nature est mystérieusement organisé de manière à ce que les étincelles crépitent en hiver, du moins dans les pays européens.

Les français ont-ils réalisé qu’ils meurent de moins en moins jeunes ? Cela signifie que la vieillesse est devenue de loin leur première cause de mortalité. Force est de constater que l’on n’est plus au Moyen-âge, ni même au XIXe siècle : quand on meurt en France, c’est de vieillesse. Les accidents mortels de la vie y concernent plus qu’une ultra-minorité à tel point que le moindre accident de bus ou d’avion fait figure de drame. Par exemple, le crash de l’A320 de Germanwings le 24 mars 2015 a fait 150 morts, de quoi multiplier par 3 ou 4 le nombre de décès des moins de 50 ans sur une journée.

La figure 8 illustre le fait que la vie des moins de 50 ans est sans histoire, sauf exception. Depuis 2018 il n’y a eu aucun crash d’avion, aucun carambolage géant, aucun attentat de masse, rien. Compte tenu de la faible variabilité de la population en 3 années, on ne sera pas étonné de constater des extrema et des moyennes quasiment identiques de 2018 à 2020 :

décès quotidiens ● ≤ 50 ans [26, 34]

annéeminimummoyenneécart-typemaximumtotal
201856899,7111732487
2019648710,3612031869
2020598511,1212531245

L’année 2020 s’est même payé le luxe d’avoir été celle avec le moins de décès en dessous de 50 ans, et ce sans même tenir compte de l’augmentation naturelle de la population : la COVID-19 reste invisible alors qu’un accident d’avion se serait distingué immédiatement. La COVID-19 n’a pas concerné les moins de 50 ans. Les deux tableaux suivants tendent à montrer qu’elle n’a pas eu plus d’influence sur les décès des moins de 60 ans, ni même des moins de 70 ans.

décès quotidiens ● ≤ 60 ans [26, 34]

annéeminimummoyenneécart-typemaximumtotal
201815020317,0326173994
201915419817,6125172350
202015419817,9725172495

décès quotidiens ● ≤ 70 ans [26, 34]

annéeminimummoyenneécart-typemaximumtotal
201834242331,09539154250
201934841632,20506151893
202032242538,38577155723

La figure 7 nous informait déjà que la COVID-19 ne concernait quasiment pas les personnes en dessous de l’espérance de vie : il n’y a eu statistiquement aucune différence significative entre mourir de la COVID-19 et mourir de vieillesse.

On n’arrête pas le progrès

Toutes les années ne se ressemblent pas. Certaines sont plus meurtrières que d’autres. Mais depuis ces dernières années, la mort frappe principalement les personnes âgées. Si nous appliquons la mortalité de 2020 aux années précédentes, en distinguant les classes d’âge, nous obtenons les résultats présentés dans la figure 9. Notons qu’en France il n’y a qu’un recensement tous les 5 ans et que les décès d’une année ne sont pas forcément tous connus. L’INSEE procède donc à des extrapolations pour compenser le manque d’informations sur la population. Mais ces approximations ont de grandes conséquences sur l’évaluation de la surmortalité d’une année par rapport à l’autre car elle dépend presque exclusivement es personnes très âgées. Sur les plus de 90 ans, une erreur de seulement 1 % sur l’évaluation de leur population fait augmenter ou baisser la surmortalité de plusieurs milliers de décès. Il est donc impossible en l’état actuel des connaissances démographiques de proposer des chiffres exacts. C’est pourquoi la figure 9 présente des intervalles dans lesquels la surmortalité se situe vraisemblablement.

Les profils de mortalité ont beaucoup évolué depuis le début du XXIe siècle. Comme l’espérance de vie a beaucoup augmenté, comparer l’année 2020 avec le début des années 2000 n’est pas très pertinent : une COVID-19 entre 2000 et 2003 aurait causé une surmortalité de 119388 à 124093 décès par an ! L’année 2020 apparaît avoir souffert d’une mortalité globale équivalente à celles de 2013 ou 2015.

Même si la figure 10 nous rappelle que la COVID-19 n’a significativement touché que les anciens, il faut tout de même noter qu’elle a frappé les personnes âgées d’avantage que les années précédentes. Tout d’abord, les années 2016, 2018 et 2019 ont été relativement peu touchées par la grippe saisonnière. La grosse grippe récente a sévi en 2015 : sur la population actuelle, aurait causé sur la population actuelle, aurait causé jusqu’à 10969 décès de plus par rapport à l’année de la COVID-19. Ceci s’explique parce que 2015 a bien plus frappé la population générale que la COVID-19, y compris les moins de 60 ans. Ainsi, en comparaison, l’année 2020 a manifesté une mortalité nettement plus élevée pour les plus de 60 ans, bien visible sur la figure 11. La COVID-19 s’est acharnée sur les seniors plus que les grippes passées.

Tout de même, c’était mieux avant

La prise en charge médicale évolue avec le temps. Les progrès de la technique permettent d’améliorer la qualité des soins sans pour autant dépendre de la prise en charge des malades, mais seulement jusqu’à un certain point. En effet, la précocité des diagnostics est un facteur majeur dans l’augmentation de l’espérance de vie : traiter un cancer ou un diabète au plus tôt permet d’éviter bien des complications futures et ainsi de préserver plus longtemps la santé des patients.

De deux choses l’une : on meurt soit à l’hôpital, soit en dehors. Dans le premier cas, c’est le signe que la prise en charge a permis au malade de recevoir des soins. Il est certes mort  ; mais bien plus nombreux sont ceux qui survivent. Cependant, dans le second cas, la prise en charge n’a pas été assez efficace pour hospitaliser le malade puis tenter de le sauver. Quand la cause de la mort est rapide, il n’est pas toujours possible d’arriver à temps sur les lieux pour soigner le patient. Mais quand la mort est lente, plusieurs jours à plusieurs semaines comme dans le cas de la COVID-19, la mort en dehors de l’hôpital signifie un abandon de soins.

Pour construire un indicateur des abandons de soins, nous exploitons la différence entre la mortalité hors de l’hôpital et celle à l’hôpital. Ainsi, plus l’indicateur est haut, plus on meurt hors de l’hôpital, donc sans soins hospitaliers. Formellement, pour tout période temporelle t, notre indicateur d’abandons de soins At est défini comme suit :

avec Et le nombre de décès à l’extérieur de l’hôpital, Ht le nombre de décès à l’hôpital, Pt la population et R la valeur de référence du point zéro.

Pour une population stable, l’information véhiculée par At dépend de l’écart entre Et et Ht. Dans le cas de la France entre 2000 et 2019, la population a augmenté de 10,3%, ce qui n’est pas négligeable. En revanche, sur des périodes de 3 ans, depuis le début du siècle, la population a augmenté en moyenne de 2%, avec un maximum de 2,2% sur les années 2003-2005, ce qui est relativement faible. En respectant ces périodes de 3 années, l’écart entre Et et Ht est presque constant, comme l’illustre la figure 12. Entre début 2000 et début 2020, Et et Ht ont varié pratiquement linéairement avec une pente et un coefficient de détermination (R2) proches de 1. La pente a une moyenne de 1,02 avec écart-type de 0,04. Le R2 a une moyenne de 0,93 avec un écart-type de 0,02. Autrement dit, les courbes représentant les décès dans et hors de l’hôpital sont quasiment superposables, ce qui est le cas même sur toute la période 2000-2014, comme on peut le constater dans la figure 18.

Dans la France de ce début de XXIe siècle, sur des périodes trois années, l’indice At d’abandons de soins est donc très stable, ce qui laisse à penser qu’il caractérise une constante solide reflétant une facette fondamentale de l’organisation des soins. Il convient de vérifier qu’aucun événement susceptible de faire varier significativement la mortalité hors de l’hôpital sur une grande échelle n’a eu lieu, comme par exemple un tremblement de terre ou une guerre. De tels facteurs seraient à même de changer le sens de cet indicateur  ; mais on constate qu’aucun d’eux n’est advenu depuis au moins l’an 2000. Les événements auxquels on pourrait penser, par exemple la canicule de 2003, se sont pas pertinents : on ne meurt pas de déshydratation en cinq minutes  ; une bonne politique de suivi des personnes à risques aurait tout à fait été en mesure d’induire une prise en charge précoce puis une hospitalisation efficace des victimes. On peut donc supposer que At, dans ce pays et sur la période considérée, est un indicateur robuste de la qualité de la prise en charge médicale,

Dans l’absolu, il est impossible de déterminer si une personne a vocation ou pas à être hospitalisée. Cela dépend essentiellement de l’état de l’art médical et de l’organisation du système de soins à une époque et à un lieu donné. C’est pourquoi l’indicateur At est relatif à une référence arbitraire R qui sera choisie en fonction de la période qui sera considérée comme le point neutre de la prise en charge sanitaire. Observons l’évolution de cet indicateur depuis le début du siècle dans la figure 13, où il prend pour point de référence la moyenne de (Et − Ht)∕Pt sur la période 2000-2019.

On remarque un pic correspondant à la canicule de 2003. De même, la saison grippale de 2007-2008 se distingue. Mais ces événements apparaissent bien modestes en comparaison de l’augmentation régulière et très importante des abandons de soins depuis 2014. Ils ont atteint des hauteurs himalayennes en 2020 : la COVID-19 est nettement visible, non pas en tant que drame sanitaire mais comme un moment de profonde désorganisation du système de santé, incapable de faire accéder aux soins les personnes qui en avaient besoin.

Les moyens alloués à la santé publique baissent constamment depuis la fin du XXe siècle. La figure 14 et la figure 15 montrent que les hôpitaux publics en France sont en déficit depuis 2006 (à l’exception de 2012) et que leur dette dépasse 50% de leurs ressources stables depuis 2013. Les investissements chutent comme l’illustre la figure 16, malgré l’importante augmentation de la population âgée, la plus fragile. Mais le plus grave est le manque de lits d’hôpitaux, dont le nombre diminue depuis le siècle dernier pour atteindre aujourd’hui moins de 6 lits pour 1000 habitants alors qu’il était de 11 lits en 1980. La figure 17 exhibe cette funeste chute sur la période 1997-2018. Mais la raréfaction des ressources hospitalières a commencé bien avant et elle continue encore en 2021 malgré la COVID-19 qui, paraît-il, aurait révélé le manque criant de lits disponibles dans les services de réanimation. Il y a donc largement de quoi expliquer la hausse des abandons de soins depuis 2014 ainsi que son pic pendant la crise de la COVID-19, en fait un pic de confusion des instances sanitaires.

Quand on ne soigne pas les gens, ils ont tendance à mourir

L’organisation des soins en France se dégrade petit à petit, visiblement depuis le courant de l’année 2014 si on en croit l’augmentation aberrante du nombre de morts hors de l’hôpital par rapport à ceux décédés à l’hôpital. La figure 18 est éloquente : les courbes de décès dans et hors de l’hôpital sont quasiment superposables jusqu’en 2014. À partir de là, elles commencent à se séparer au détriment des décès à l’hôpital. On meurt de plus en plus sans soins hospitaliers sans que rien d’apparent ne le justifie. Quant à l’année 2020, elle dévoile une explosion des morts sans soins hospitaliers.

Pour mieux observer l’évolution des abandons de soins, nous allons exploiter les régularités des données. Nous avons constaté que les décès à l’hôpital Ht et ceux à l’extérieur de l’hôpital Et sont linéairement très proches. De plus, la population évolue peu sur trois années. Nous évaluons donc pour la période s’étalant de début 2003 à fin 2020, sur un intervalle glissant de trois ans, la pente α de la régression linéaire qui lie Ht et Et. Elle est issue d’une approximation linéaire Et ∼ αHt + β. Posons ht = Ht∕Pt la mortalité à l’hôpital, et = Et∕Pt celle hors de l’hôpital et dt = et + ht la mortalité globale. Comme Pt varie peu en restant proche d’une valeur P, on obtient :

La pente α lie donc fonctionnellement la mortalité globale à la mortalité à l’hôpital. Elle reflète la capacité d’adaptation des infrastructures de soins en fonction de la mortalité courante : la réponse est uniforme quand α = 1, l’accès aux soins diminue avec l’aumentation des décès quand α > 1 et il augmente en même temps que les décès quand α < 1. Elle ne dépend pas de la temporalité dans chaque intervalle de 3 années  ; chaque événement perturbateur est susceptible de créer des plateaux s’étendant sur tout l’intervalle. Pour les identifier, nous évaluons [dα∕dp]+ la partie positive de la dérivée de α par rapport au temps : chaque pic de cette vérivée correspondra à un événement déstabilisant faisant diminuer la capacité d’adaptation des structures de soins. Les représentations graphiques de α et [dα∕dp]+ sont reproduites dans la figure 19. Pour faciliter la lecture, le graphe de [dα∕dp]+ a été lissé sur 6 mois par convolution avec une demi-gaussienne tronquée à droite.

On constate tout d’abord que de 2003 à fin 2019 la pente α varie dans un intervalle restreint compris entre 0,95 et 1,13 avec une moyenne de 1,02 : la tendance est donc stationnaire tout au long de cette période. La courbe entre 2003 et 2014 est semée de rares hausses brutales que nous pouvons lier à des événements ponctuels bien identifiables :

‒ la première hausse correspond à la canicule de l’été 2003, pendant laquelle de nombreuses personnes, la plupart âgées ou en état de fragilité, sont mortes à domicile  ;

‒ la seconde hausse notable se situe tout début 2012, à l’occasion de la grippe hivernale de 2011-2012 qui, bien que modérée, a eu la particularité d’avoir beaucoup touché les plus de 65 ans [6], population pour laquelle l’accès aux soins s’est révélé tendu  ; une importante hausse de mortalité à cette période est également visible sur la figure 1 et sur la figure 2, mais pas sur la figure 3 qui ne concerne que les moins de 60 ans.

L’analyse de la pente de cette régression linéaire révèle des dysfonctionnements spécifiques comme la canicule de 2003, mais aussi la grippe de 2011-2012. La situation après 2014 n’a plus du tout le même comportement : la courbe de α accuse un profil sinusoïdal et celle de [dα∕dp]+ est hérissée de hauts pics, un pour chaque hiver. Les grippes saisonnières deviennent toutes visibles, ce qui signifie qu’à partir de 2014 l’hôpital s’est retrouvé systématiquement en tension pendant les grippes saisonnières, même les moins sévères comme celle de 2018-2019. La conséquence est alors une augmentation de la mortalité hors des hôpitaux en comparaison de celle en milieu hospitalier. Ainsi les hausses brutales autrefois extraordinaires sont devenues annuelles : l’abandon de soins est la norme en hiver depuis 2014. En 2020 on a observé plus qu’une simple hausse, en réalité un pic record.

Que l’accès aux soins soit difficile ne signifie pas que la mortalité doive mécaniquement augmenter. Dans le cas de la grippe, ce défaut de soins peut aggraver le bilan humain  ; mais si la grippe est déjà très faible, la mortalité pourra rester modérée bien que plus élevée d’attendue. On peut comparer la situation avec l’année 2015 qui a connu une très forte grippe mais qui a bénéficié d’un bon accès aux soins à l’époque. Quand les années à faible mortalité s’accumulent, la population des personnes âgées ou fragiles ayant survécu fait de même, créant ainsi un potentiel de décès s’actualisant lors de la grippe sévère qui suit. De fait, les saisons de mauvaises grippes sont espacées entre elles de quelques années. Quand la mortalité est faible plusieurs années de suite, comme de 2016 à 2019, il faut s’attendre à une année de forte mortalité. Ce phénomène se nomme l’effet moisson. Après une moisson, comme on ne peut pas mourir deux fois, il est possible que les hôpitaux soient privés de leurs arrivées habituelles de malades. Faute de patients, puisqu’il faut bien mourir quelque part, la mortalité hors hôpital est donc susceptible d’augmenter ainsi que l’indicateur d’abandon de soins. Il se peut aussi que la moisson soit causée par un dysfonctionnement des structures de soins et dans ce cas la même augmentation de l’indicateur serait révélatrice de réels défauts de soins. Pour éviter de tomber dans ce piège, il n’y a pas d’autre alternative que d’analyser les causes sous-jacentes : il faut enquêter sur les faits. Les statistiques n’offrent jamais de certitudes sans une connaissance solide des phénomènes d’où proviennent les données. Si réellement 2020 était une année de moisson, alors la désorganisation des soins a peut-être amplifié les effets déjà importants de son profil de mortalité spécifique.

L’indicateur d’abandon de soins est très stable sur la période 2017-2019 : les courbes des décès dans et hors de l’hôpital sont presque superposables, phénomène visible dans la figure 12, en bas à droite. Si nous les reproduisons au même niveau, nous pouvons alors observer que cette superposition ne se fait pas sur 2020. La figure 20 montre que les abandons de soins étaient massifs en 2020 pendant les pics de la COVID-19, mais également hors des périodes de virulence, ce qui prouve la désorganisation de la santé publique française cette année-là : on ne peut pas accuser la COVID-19 quand elle ne sévit pas. Les malades mettaient plusieurs jours à plusieurs semaines pour mourir : ils savaient quand ils étaient malades et ils avaient tout le temps de chercher de l’aide. Ainsi, les abandons massifs de soins en 2020 ont uniquement été le fait d’un affaiblissement généralisé du système de santé publique.

De mars à décembre 2020, les abandons de soins relativement à la période 2017-2019 représentaient 29866 personnes. Cela ne signifie pas que l’on aurait sauvé tous ces gens si leur accès aux soins avait été équivalent à celui des années précédentes. Les malades meurent aussi à l’hôpital  ; mais en général ils y survivent mieux qu’à domicile. Pour calculer une approximation du nombre de personnes en abandon de soins qui auraient pu être sauvées, il faudrait disposer d’une évaluation de la mortalité dans les meilleures conditions hospitalières mais aussi dans les pires conditions. Nous allons supposer que la mortalité sans soins était de l’ordre de celle dans les hôpitaux qui accusaient la plus forte mortalité. On supposera de même que que l’état de l’art en matière de soins était à l’œuvre dans les hôpitaux qui bénéficiaient de la plus faible mortalité. Les statistiques de Santé publique France par départements [38] nous apprennent que le département métropolitain où la mortalité était la plus faible est la Haute-Garonne avec 13,60% et celui qui souffrait de la plus haute mortalité est le Cher avec 28,11%.

Si 29866 personnes sont décédées avec une mortalité naturelle de 28,11%, cela signifie que 106247 personnes ont attrapé la COVID-19, parmi lesquelles 29866 sont mortes. Si ces 106247 malades avaient bénéficié des meilleurs soins librement applicables, soit une mortalité supposée de 13,60%, il n’y aurait eu que 14450 décès au lieu de 29866 : on aurait donc sauvé un peu plus de la moitié des abandonnés sanitaires, soit 15416 personnes. Pour mesurer la violence relative de la COVID-19 en tant que pathogène, il conviendrait donc de corriger la surmortalité en lui soustrayant le nombre de personnes décédés d’abandon de soins et non pas de la COVID-19.

En appliquant les profils de mortalité des années précédentes à la population de 2020 (figure 21), on découvre que la COVID-19 a une gravité de l’ordre des grippes de 2016 et 2017. Sachant que les années 2018 et 2019 ont été plutôt tranquilles, la conclusion s’impose : la COVID-19 et ses dérivés constituent des maladies de saison dans la norme : elles ne battent aucun record. Le véritable fléau est organisationnel : l’hôpital public est démantelé depuis des années. En 2020, le système a lâché.

Quand on tue les gens, ils guérissent beaucoup moins bien

Les refus de soins dans les hôpitaux français sont organisés officiellement et se retrouvent décrits dans les recommandations des autorités de santé. Les recommandations de l’ARS Île-de-France concernant la COVID-19 [3], datant du 20 mars 2020, définissent les règles à appliquer pour décider qui sera soigné en hôpital et qui ne le sera pas. Le document n’évoque pas verbatim le terme de refus de soins car la chose est condamnée par la loi : il fait donc mention de «limitations des traitements» ou de «retraits de traitements». En lieu et place de la prise en charge curative ordinaire, il préconise la «prise en charge palliative aiguë» en ces termes :

«Le droit à une analgésie proportionnée, à une sédation proportionnée ou profonde et continue maintenue jusqu’au décès prévenant toute souffrance doit être garanti.»

Or, l’euthanasie est définie par le dictionnaire de l’Académie (9e édition) comme suit :

«Euthanasie, n. f. : Mort, douce et sans douleur, survenant de façon spontanée, sans autre intervention éventuelle que l’administration d’analgésiques.»

L’ARS Île-de-France garantit donc, hors de tout cadre juridique, le droit à l’euthanasie, pourtant illégal en France. Il encourage même à créer des centres d’euthanasie :

«L’anticipation d’ouverture d’unités aiguës de soins palliatifs devant assurer cette mission doit être encouragée, dans le même temps que l’ouverture des capacitaires de soins critiques.»

Elle propose également de retirer aux patients déjà en réanimation ses supports vitaux pour les transférer en centre d’euthanasie :

«Cette solution incite à extuber précocement des malades et à les transférer en structure intermédiaire (y compris avec des relais en haut débit d’oxygène) impose de respecter la temporalité des processus décisionnels et l’éventuelle introduction des soins palliatifs ainsi que l’accompagnement des familles.»

Le but affiché est de rétablir «l’équilibre entre les besoins médicaux et les ressources disponibles». L’ARS Île-de-France, avant même le début de la première vague de mortalité, décide qu’il n’y aura pas de place pour tous les malades à l’hôpital et qu’il faudra donc faire un tri. Mais il note que malgré tout il faudra se donner les ressources pour ouvrir des centres d’euthanasie. Elle utilise le terme de «bumping» pour désigner le fait de priver un patient des soins qu’il recevait pour laisser sa place à un autre patient jugé digne d’être sauvé :

«La troisième possibilité pour éviter de faire perdre une chance au patient nécessitant une admission en réanimation serait de faire sortir un patient déjà présent en réanimation pour libérer une place (bumping).»

L’équipe médicale se retrouve alors à décider qui mérite de vivre et qui a le devoir de mourir. Quant aux critères de tri, ils sont fondés non pas sur un diagnostic médical précis mais sur un tableau numéroté de 1 à 9 hiérarchisant des impressions allant de «personnes robustes, actives» à «dépendance complète» en passant par «empêche de faire des courses». Chaque niveau est illustré par une petite représentation graphique du patient. Le malade au stade le plus critique, 9 – en phase terminale, ressemble à ceci :

À aucun moment le consentement écrit du patient ou de la famille n’est évoqué. Ils doivent être informés, ils peuvent à la rigueur donner leur opinion  ; mais rien n’est prévu pour refuser l’abandon des soins. Le texte précise bien : «la décision reste de la responsabilité d’un seul médecin», après concertation avec l’équipe médicale afin de diluer la responsabilité dans la «collégialité». Le respect des volontés du patient de de la famille est laissé à leur libre appréciation. L’ARS Île-de-France, par une simple préconisation informelle, donne avec une exrême légèreté le droit aux médecins de décider de la vie et de la mort de ses patients. Contrairement au motif allégué, ces recommandations ne sont pas spécifiques à la COVID-19 :

«Dans ce contexte, ces principes décisionnels s’appliquent aussi bien aux patients COVID qu’aux patients non-COVID. Les données cliniques et de contexte pris en compte ne sont pas spécifiques aux patients COVID (comme âge, fragilité, comorbidités…), mais leur poids sur la nature de la décision prise pourrait l’être selon les situations.»

C’est donc bien une stratégie générale de santé publique qui est ainsi définie, peut-être même une vision de la société où la mort planifiée des inutiles car trop vieux ou trop coûteux serait tolérée, encouragée même.

Les instances de santé publique françaises, du moins en Île-de-France, ont décidé d’organiser l’abandon de soins avec la bénédiction des autorités, qui n’ont a aucun moment jugés bons d’augmenter les capacités des hôpitaux, bien au contraire : les suppressions de lits d’hôpitaux et de postes de personnels soignants ont continué même en pleine crise de la COVID-19. Nous citons pour l’exemple :

‒ 150 lits supprimés au CHRU de Tours [23]  ;

‒ 120 lits supprimées à l’hôpital du Vinatier à Lyon [8]  ;

‒ temps partiels forcés et suppressions de cadres au CHU de Saint-Étienne [17]  ;

‒ 15 lits supprimés à l’hôpital de Besançon [14].

La politique de démantèlement de l’hôpital publique concomitante aux recommandations encadrant les abandons de soins font donc partie d’une politique assumée de gestion de la santé publique en France. Les personnes âgées ont littéralement été chassées des services de réanimation pendant le pic de la COVID-19 du 21 mars au 1er mai 2020, comme le montre la figure 22 : le taux d’occupation des lits de réanimation par les plus de 70 ans varie à l’inverse de la mortalité de cette même population.

Les recommandations de l’ARS Île-de-France, s’apparentant à de l’euthanasie, sont accompagnées d’un décret du gouvernement français daté du 28 mars 2020 [16] autorisant exceptionnellement, hors AMM, l’administration d’un sédatif puissant aux «patients atteints ou susceptibles d’être atteints par le virus SARS-CoV-2 dont l’état clinique le justifie». La drogue en question est le Rivotril (Clonazépam) sous forme injectable. Sa notice officielle [22] précise pourtant qu’elle n’est absolument pas indiquée dans les cas d’infection par coronavirus. Le Rivotril est uniquement un antiépileptique. C’est de plus un produit très contrôlé : en 2006, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (AFFSAPS) a instauré une surveillance renforcée du Rivotril dont les observations ont relevé entre autres un fort potentiel d’abus et d’usages détournés, ainsi que l’utilisation de la substance dans la soumission chimique. Suite à ce bilan, un plan de gestion de crise a été mis en place en 2008 au niveau national et une lettre a été diffusé à tous les prescripteurs [20], précisant en particulier de qui suit :

«Par ailleurs, nous vous rappelons que RIVOTRIL® est uniquement indiqué dans la prise en charge de l’épilepsie, dans les indications suivantes :
[…]
– Pour la forme injectable de RIVOTRIL® : traitement d’urgence de l’état de mal épileptique de l’adulte et de l’enfant.»

La forme orale est la plus utilisée et sa version intraveineuse l’est très rarement et uniquement dans le traitement d’urgence des crises convulsives épileptiques. Selon la notice de ce produit et les injonctions des autorités de santé, l’état clinique du patient atteint de la COVID-19 ne devrait donc jamais justifier l’injection de Rivotril, bien au contraire : son utilisation dans les cas de détresse respiratoire relève de la faute médicale grave. La notice précise bien que l’âge avancé est un facteur de risque et que l’insuffisance respiratoire est une contre-indications majeure à son utilisation :

«N’utilisez jamais Rivotril 1 mg/1 ml, solution à diluer en ampoules : Si vous avez une insuffisance respiratoire grave.»

«Ce médicament peut provoquer chez certaines personnes, en particulier chez les enfants et les personnes âgées, des réactions contraires à l’effet recherché.»

La notice du VIDAL précise en outre [22] :

«Il convient d’utiliser la plus faible dose possible chez le sujet âgé.»

Parmi les effets indésirables, on trouve précisément les cas de complications de la COVID-19 :

‒ insuffisance cardiaque (défaillance du cœur), arrêt cardiaque  ;

‒ dépression respiratoire (importantes difficultés à respirer), arrêt respiratoire.

Il faut se rendre à l’évidence que le Rivotril est le pire médicament à administrer dans un cas de COVID-19, au point qu’on en vient immédiatement à penser que ses effets indésirables sont en réalité les effets désirés par les rédacteurs du décret du 28 mars 2020. En effet, le Rivotril n’est pas un analgésique. La lettre aux prescripteur précitée [20] insiste sur ce point :

«L’efficacité et la sécurité d’emploi de RIVOTRIL® ne sont en effet pas établies dans le traitement de la douleur (notamment céphalées, douleurs osseuses, neuropathiques, articulaires, analgésie postopératoire), ni dans les indications habituelles des autres benzodiazépines (notamment anxiété et troubles du sommeil).»

Au sens strict, l’utilisation du Rivotril ne relève pas de l’euthanasie car le produit utilisé n’est pas un analgésique. Pire encore, elle a toutes les qualités pour précipiter la mort de ceux à qui on préconise de l’injecter. Enfin, le consentement formel et éclairé du patient ou de sa famille n’est pas requis. Ainsi, en toute rigueur, son administration suivant la note de l’ARS Île-de-France et le décret du 28 mars 2020, en plus de constituer un refus de soins caractérisé, entre dans le champ de l’homicide.

La publication du décret du 28 mars 2020 a été suivi d’effets massifs sur la délivrance de Rivotril injectable par les pharmacies. La figure 23 montre depuis cette date une énorme surconsommation de ville qui représente 13490 ampoules. Dans le milieu hospitaliers, la figure 24 présente une surconsommation de 11323 ampoules. Au total, 24813 ampoules ont été délivrées suite à ce décret, ce qui représente 3,25 fois la consommation annuelle ordinaire de Rivotril injectable.

On remarque donc que l’usage du Rivotril pour euthanasier les patients a eu lieu non seulement hors de l’hôpital mais également à l’hôpital, ce qui jette un doute sur la réalité de la mortalité de la COVID-19 en hôpital, peut-être même supérieur à sa mortalité naturelle, sans prise en charge. Quand un patient est laissé sans soins, il lui reste une chance de guérir par ses propres moyens  ; mais si on lui injecte du Rivotril, il a alors la certitude de mourir. Le nombre d’ampoules surnuméraires délivrées à l’occasion de la COVID-19 est de l’ordre de celui des abandons de soins évalués à 29866. Il faut cependant noter que même en hôpital le Rivotril a été administré : ses morts ne sont pas comptabilisées dans les abandons de soins et viennent donc diminuer encore l’impact réel de la COVID-19 en faisant porter la responsabilité des décès sur des choix funestes de santé publique.

Il y a cependant un phénomène inquiétant qu’il convient de relever. Le décret du 28 mars 2020 limitait l’usage exceptionnel du Rivotril jusqu’au 15 avril 2020. Hors, la figure 23 tout comme la figure 24 montrent bien que la surconsommation massive de Rivotril continue bien après cette date et suit la courbe globale de mortalité du pays, y compris pendant les périodes exemptes de COVID-19. La raison, la voici : l’arrêté du 26 mai 2020 [21] autorise maintenant la prescription de Clonazépam (c’est-à-dire de Rivotril sous toutes ses formes) par tout médecin, même non-spécialiste, et hors autorisation de mise sur le marché. Il interdit en même temps la prescription d’hydroxychloroquine dans les cas de COVID-19, alors que ce produit est un bon candidat pour luter contre le virus tandis que son innocuité est avérée par une consommation massive et continue depuis 60 ans.

Le gouvernement français interdit dans le même texte l’hydroxycchloroquine, un produit connu comme anodin depuis des décennies, et à la place autorise la délivrance d’un poison mortel pour les personnes âgées en difficultés respiratoires. Tout laisse à penser que la politique de refus de soins et d’euthanasie fait partie d’un plan assumé, que l’État autorise l’euthanasie des malades indésirables dans le but de faire des économies financières en réduisant les ressources de santé publique. Hors de tout contrôle du législateur, malgré de nombreux débats houleux sur le sujet, l’euthanasie est devenue par simple décision de l’exécutif une pratique autorisée pour s’occuper des problèmes de santé des personnes âgées.

Les virus rôdent la nuit dans les ruelles sombres

Depuis plus de vingt ans, l’OMS nous promet la pandémie du siècle. Elle nous a proposé des grippes aviaires, porcines, des virus H5N1, H1N1, tout un bestiaire qui est passé inaperçu dans les courbes de mortalité. Il paraît que crier au loup désarme quand la bête surgit pour de vrai. Le 17 mars 2020, la France a décrété son premier confinement sur la base d’un virus, le SARS-CoV-2, inconnu jusqu’alors et qui au moment des faits sévissait en Chine dans la région de Hubei, faisant au total 4512 morts sur un population de près de 60 millions d’habitants, dans un pays qui subit environ 180000 décès par infections respiratoires tous les ans. Il n’y avait pas de quoi paniquer.

Est-ce que les statistiques de mortalité étaient alarmantes ? Bien au contraire, la saison grippale 2019-2020 s’avérait quasi-inexistante. La figure 25 nous permet de comparer la mortalité du 1er janvier au 17 mars de chaque année. Bref, il ne se passait rien et pourtant, obéissant à des injonctions mystérieuses autour d’un virus inconnu qui ne fait aucun dégâts apparents, la France comme bien d’autres pays a proposé d’appliquer un dispositif parfaitement étranger à tous les spécialistes des maladies infectieuses : le confinement.

Pour savoir si vraiment le confinement a eu un impact sur la dangerosité de la COVID-19, observons la mortalité dans deux pays qui ont adopté des politiques différentes de ce point de vue : la France et la Suède. En effet la Suède est l’un des rares pays européens a avoir refusé de confiner sa population. La figure 26 présente la mortalité mensuelle en France durant l’année 2020 et la figure 27 fait de même pour la Suède. On ne constate aucune différence significative :

paysminimummoyennemaximumécart-type
Suède65,2378,78102,0012,15
France68,9982,9099,8211,51
mortalité mensuelle en 2020 pour 100 000 [263440]

On constate un écart de 4,97% sur la moyenne et de 2,14% sur le maximum. La Suède a un maximum légèrement plus élevé tandis que la France a une moyenne sensiblement plus haute. Sur l’année 2020, la Suède a souffert d’une mortalité de 9,43‰ et pour la France ce taux est de 9,95‰. Globalement, même si la France a souffert de la plus mauvaise situation, la différence entre les deux pays est minime.

Notons tout de même qu’en Suède 53% des plus de 70 ans décédés officiellement de la COVID-19 sont morts en maison de retraite et non à l’hôpital [39]. La moitié des plus de 70 ans n’ont donc pas bénéficié d’une prise en charge hospitalière, ce qui tend à montrer que le facteur déterminant dan la maîtrise de la mortalité dans le contexte de la COVID-19 est la qualité de la prise en charge médicale.

Avec le recul, on peut donc raisonnablement penser que d’un point de vue sanitaire le confinement n’apporte aucun bénéfice. Mais est-il potentiellement néfaste ? Que dit la littérature sur ce point ? Un article de Aaby et Leeuwenburg [1] étudie comment le virus de la rougeole frappe différemment les cas secondaires infectés à domicile et les cas primaires contaminés à l’extérieur. Les malades infectés chez eux ont dans ce cas trois fois plus de chances de mourir que ceux touchés à l’extérieur. Les auteurs attirent l’attention sur la possible influence de l’intensité de l’exposition au pathogène sur sa létalité, qui semble plus importante en milieux confinés comme le sont les environnements domestiques. Le SARS-CoV-2 n’est bien sûr pas comparable à la rougeole de manière aussi brutale  ; mais ce travail met en évidence le rôle néfaste que pourrait avoir une stratégie de confinement sur une maladie virale. Dans le cas de la rougeole, un confinement tel qu’il a été appliqué en 2020 aurait provoqué une hécatombe. A priori, Le confinement n’est donc pas du tout une démarche qui va de soi dans un contexte sanitaire viral.

Il semblerait tout de même que le SARS-CoV-2 se propagerait d’avantage au sein d’une population confinée. C’est du moins la conclusion d’une grande étude séro-épidémiologique menée par le Ministère de la santé espagnol en collaboration avec l’Institut de santé Carlos III, les services des santé des communautés autonomes et l’Institut national des statistiques [13]. Les taux de contamination au SARS-CoV-2 ont été mesurés dans différentes catégories de population. Les contaminés ne tombaient par forcément malades  ; mais tous ont croisé le virus de manière à développer des anticorps caractéristiques. Les populations actives confinées ont été contaminés par le virus dans une proportion de 6,3%, tandis que les travailleurs l’ont été à 5,3%. La différence est significative  ; elle montre que le SARS-CoV-2, à l’instar de la rougeole, est plus virulent dans une population confinée. Nous constatons a posteriori que le confinement des populations accroît la diffusion du virus SARS-CoV-2.

Un article de Bendavid, Oh, Bhattacharya et Ioannidis [7], publié en janvier 2021, étudie la pertinence des stratégies de confinement pour contrôler la diffusion de la COVID-19. Les auteurs comparent les politiques respectives de différents pays : l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Iran, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Corée du Sud, la Suède et les États-Unis. Parmi ces pays, seuls la Corée du Sud et la Suède n’ont pas pratiqué de confinement. La conclusion de ce travail est que les stratégies de confinement n’ont semblé apporter aucun bénéfice dans la gestion sanitaire de la COVID-19.

Des effets néfastes du confinement ont cependant été relevés par les autorités sanitaires françaises. Le groupement d’intérêt scientifique EPIPHARE a été constitué fin 2018 par l’ANSM et la CNAM pour mener des études de pharmaco-épidémiologie à partir des données de santé. Il a publié plusieurs rapports concernant l’usage des médicaments durant l’épidémie de la COVID-19. Le rapport 4 du 5 octobre 2020 [25], couvrant la période de confinement du 16 mars au 10 mai 2020, résume la situation en ces termes :

«L’épidémie de Covid-19 avec toutes ses conséquences organisationnelles dans la filière de soins et sur la population en général a profondément déstabilisé la consommation de médicaments de ville en France.»

À l’exception des anxiolytiques et des hypnotiques dont la consommation a augmenté, la consommation de tous les autres médicaments a baissé plus ou moins fortement. Si la délivrance des traitements de maladies chroniques comme l’épilepsie, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, l’hypothyroïdie et les traitements médicamenteux de ville du cancer était globalement stable, plusieurs classes thérapeutiques usuelles ont subi un effondrement marqué : les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les antiulcéreux de type inhibiteurs de la pompe à protons, la corticothérapie orale, le paracétamol et les antibiotiques de la classe ATC J01. Cette étude confirme une très forte diminution de la délivrance et de l’utilisation de produits qui nécessitent une administration par un professionnel de santé. Cet effondrement de la consommation sur toute la période du confinement et après n’a pas fait l’objet d’un rattrapage. La vaccination accuse également un fort déficit six mois après le début du confinement. L’instauration de traitements cardio-vasculaires et antidiabétiques pour les nouveaux malades a fortement diminué durant le confinement. Les conséquences de tels baisses ne se voient pas immédiatement mais elles se révéleront sans doute durant les mois ou les années qui suivront.

D’un point de vue purement épidémiologique, le confinement semble donc inutile. Mais d’un point de vue politique, il répond aux angoisses habituelles des pouvoirs inquiets. Les techniques efficaces pour contrôler les maladies infectieuses sont toutes fondées sur la séparation des personnes saines et des malades. Le but est de diluer le virus et non pas de le concentrer, ce que font les méthodes agrégatives que sont le confinement et le couvre-feu. Le confinement concentre spatialement les personnes dans leur domicile et le couvre-feu concentre temporellement l’activité dans des tranches horaires rigides. Dans les deux cas, ces démarches concentrent le virus en plaçant les populations dans des situations de promiscuité. Elles répondent à un désir de contrôle politique des populations en soumettant les activités individuelles à l’autorité de l’État  ; mais elles n’ont ni a priori, ni a posteriori un quelconque rapport avec la médecine.

Les mots ont un sens

Le dictionnaire définit :

Euthanasie, subst. fém. : Mort, douce et sans douleur, survenant de façon spontanée, sans autre intervention éventuelle que l’administration d’analgésiques. [9]

L’ARS Île-de-France publie :

«Le droit à une analgésie proportionnée, à une sédation proportionnée ou profonde et continue maintenue jusqu’au décès prévenant toute souffrance doit être garanti.» [3]

Donc l’ARS Île-de-France édicte le droit à l’euthanasie.

___________

Le dictionnaire définit :

Palliatif, adj. et subst. masc. : Qui atténue ou supprime les symptômes d’une maladie sans la guérir. [10]

L’État arrête :

«les spécialités pharmaceutiques à base de clonazepam peuvent faire l’objet d’une prescription […] pour les pratiques palliatives» [21]

Donc l’État autorise le refus de soins et par la même légalise d’homicide des malades désignés.

___________

Le dictionnaire définit :

Dictature, subst. fém. : Régime politique dans lequel le pouvoir est entre les mains d’un seul homme ou d’un groupe restreint qui en use de manière discrétionnaire. [11]

Le gouvernement français décide et applique à sa discrétion, par décrets et par arrêtés, le devoir de mourir par euthanasie et la privation des droits fondamentaux que sont le droit à la vie, le droit d’aller et venir et le droit d’être soigné selon sa volonté.

Donc l’État français est une dictature.

___________

Le dictionnaire définit :

Totalitaire, adj. : Qui fonctionne sur le mode du parti unique interdisant toute opposition organisée ou personnelle, accaparant tous les pouvoirs, confisquant toutes les activités de la société et soumettant toutes les activités individuelles à l’autorité de l’État. [12]

Le gouvernement français, en tant que dictature, accapare tous les pouvoirs, confisque toutes les activités de la société en interdisant arbitrairement ses activités économiques et les déplacements, et soumet toutes les activités individuelles à sa volonté en assignant à résidence, en masquant de force hommes, femmes et enfants, et en interdisant les soins choisis par les citoyens sous sa responsabilité.

En l’absence de parti unique, l’État français a donc une tendance fortement totalitaire.

___________

En conclusion, la France est devenue une dictature à tendance totalitaire qui décide de la vie et de la mort de sa population.

Références

Ouvrages

[1]    Aaby Peter, Leeuwenburg Johannis, «Patterns of Transmission and Severity of Measles Infection: A Reanalysis of Data from the Machakos Area, Kenya», The Journal of Infectious Diseases, vol. 161, no. 2, 171–174 (février 1990),www.jstor.org/stable/30126070. Accessed 3 Feb. 2021. Journal of the Royal Statistical Society Series B, vol. 13 no. 2, 238–241 (mai 1951), https://www.jstor.org/stable/30126070.

[2]    ANSM, «RIVOTRIL 1 mg/1 ml, solutions à diluer injectables en ampoules», Base de données publique des médicaments, mise à jour du 6 septembre 2020, lien sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

[3]    Azoulay Élie, Beloucif Sadek, Vivien Benoît, Guidet Bertrand, Pateron Dominique, Le Dorze Matthieu, «Décision d’admission des patients en unités de réanimation ou de soins critiques dans un contexte d’épidémie de Covid-19», ARS Île-de-France, Recommandations régionales COVID-19 (20 mars 2012), lien sur le site de l’ARS Île-de-France.

[4]    Baker Monya, «Biotech giant publishes failures to confirm high-profile science», Nature, vol. 530, 141 (février 2016), doi: 10.1038/nature.2016.19269.

[5]    Begley C. Glenn, Ellis Lee M., «Drug development: Raise standards for preclinical cancer research», Nature, vol. 483, 531-533 (mars 2012), doi:10.1038/483531a.

[6]    Belchior Emmanuel, «Surveillance épidémiologique, clinique et virologique de la grippe en France métropolitaine : saison 2011-2012», INVS, Bulletin épidémiologique hebdomadaire 38, 424-427 (octobre 2012), lien sur le site de Santé publique France.

[7]    Bendavid Eran, Oh Christopher, Bhattacharya Jay, Ioannidis John P. A., «Assessing mandatory stay-at-home and business closure effects on the spread of COVID-19», European Journal of Clinical Investigation (5 janvier 2021), doi:10.1111/eci.13484.

[8]    Bouaziz Anne, «Près de Lyon, le personnel de l’hôpital Le Vinatier dépose un préavis de grève pour le 9 juin», actu Lyon (27 mai 2020), lien sur le site de actu Lyon.

[9]    CNRTL, TLFi, définition du mot «euthanasie».

[10]    ibid., définition du mot «palliatif».

[11]    ibid., définition du mot «dictature».

[12]    ibid., définition du mot «totalitaire».

[13]     ENE-Covid, «Estudio ENE-Covid-19: primera ronda», Estudio Nacional de sero-Epidemiología de la infección por SARS-CoV-2 en España (ENE-Covid), rapport du premier tour (13 mai 2020), lien sur le site du Ministère de la Santé espagnol.

[14]    Hermel Cédric, «En plein Ségur de la santé, l’hôpital de Besançon va supprimer 15 lits», France Bleu (29 mai 2020), lien sur le site de France Bleu.

[15]    Ioannidis John P. A., «Why Most Published Research Findings Are False», PLOS Medicine, vol. 2 no. 8 (août 2005), doi:10.1371/journal.pmed.0020124.

[16]    Philippe Édouard (Premier ministre), «Décret n° 2020-360 du 28 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire», Journal Officiel de la République Française, lois et décrets, no. 77, texte 11, 33-34 (29 mars 2020), lien sur le site de Légifrance.

[17]    Rochedy Émeline, «La colère des personnels du CHU de Saint-Étienne contre des restructurations décidées en pleine crise du Covid», France Bleu (14 mai 2020), lien sur le site de France Bleu.

[18]    Simpson Edward H., «The Interpretation of Interaction in Contingency Tables», Journal of the Royal Statistical SocietySeries B, vol. 13 no. 2, 238–241 (mai 1951), https://www.jstor.org/stable/2984065.

[19]    Toutlemonde Fabien (directeur), «La situation économique et financière des hôpitaux publics», DREES, Les établissements de santé, édition 2019, 163-166, ISBN:978-2-11-151609-0.

[20]    Trin Sophie, d’Enfer Jérôme, «RIVOTRIL®: Informations importantes sur le bon usage», ASSFAPS, lettre aux médecins généralistes, neurologues, pédiatres, pharmaciens, psychiatres (7 juillet 2008), lien sur le site de l’ANSM.

[21]    Véran Olivier (ministre des Solidarités et de la Santé), «Arrêté du 26 mai 2020 complétant l’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire», Journal Officiel de la République Française, lois et décrets, no. 128, texte 29, 100-101 (27 mai 2020), lien sur le site de Légifrance.

[22]    VIDAL, «RIVOTRIL 1 mg/1 ml sol diluer inj en ampoule», site internet de l’éditeur (6 août 2020), lien sur le site du VIDAL.

[23]    Wanecque Annabelle, «Au CHRU de Tours, les restructurations se poursuivent, dénoncent des syndicats», France Bleu (2 juin 2020), lien sur le site de France Bleu.

[24]    Yule G. Undy, «Notes on the Theory of Association of Attributes in Statistics», Biometrika, vol. 2 no. 2, 121–134 (février 1903), doi:10.1093/biomet/2.2.121.

Données

[25]    EPIPHARE, «Usage des médicaments de ville en France durant l’épidémie de la Covid-19 – point de situation jusqu’au 13 septembre 2020», rapport 4 (5 octobre 2020), lien sur le site d’EPIPHARE.

[26]    INSEE, «Populations par âges au 1er janvier (1991–2020)», fichier pyramides-des-ages_bilan-demo_2019.xls, lien sur le site de l’INSEE.

[27]    INSEE, «Naissances, décès et mariages de 1998 à 2013», détail des décès, lien sur le site de l’INSEE.

[28]    INSEE, «Les décès en 2014», lien sur le site de l’INSEE.

[29]    INSEE, «Les décès en 2015», lien sur le site de l’INSEE.

[30]    INSEE, «Les décès en 2016», lien sur le site de l’INSEE.

[31]    INSEE, «Les décès en 2017», lien sur le site de l’INSEE.

[32]    INSEE, «Les décès en 2018», lien sur le site de l’INSEE.

[33]    INSEE, «Les décès en 2019», lien sur le site de l’INSEE.

[34]    INSEE, «Téléchargement des fichiers des décès quotidiens», années 2018 à 2020, fichier 2021-01-29_detail.zip, lien sur le site de l’INSEE.

[35]    Medic’AM, «Médicaments délivrés par les pharmacies de ville par type de prescripteur», relevé mensuel, lien sur le site de l’Assurance maladie.

[36]    OCDE, «Lits d’hôpitaux», indicateur, données extraites le 31 jan. 2021, doi: 10.1787/9b82df80-fr.

[37]    Santé publique France, «Données hospitalières relatives à l’épidémie de COVID-19», données hospitalières relatives à l’épidémie du COVID-19 par région, et classe d’âge du patient, fichier donnees-hospitalieres-classe-age-covid19-2021-02-04-19h03.csv, lien sur le site data.gouv.fr.

[38]    ibid., données hospitalières quotidiennes relatives à l’épidémie du COVID-19 par département, fichier donnees-hospitalieres-nouveaux-covid19-2021-02-04-19h03.csv, lien sur le site data.gouv.fr.

[39]    Socialstyrelsen, «Statistics on number of COVID-19 deaths», onglet «Place of death», lien sur le site du Socialstyreslen.

[40]    Statistiska centralbyrån (SCB), «Preliminary population statistics, by month, 2020», lien sur le site du SCB.

Le peuple gigote mais les dominants tiennent bien les rênes


Intro les élections européennes

Les électeurs ont parlé et j’y découvre cinq tendances :

  • Le totalitarisme nationaliste identitaire de l’extrême droite est installé
  • Le totalitarisme économique de l’extrême centre se confirme
  • La peur écologique a fait basculer les électeurs de la France Insoumise vers les écologistes
  • La désintégration des idéologies sociales continue
  • L’apparition de la notion animale dans le débat.

Le totalitarisme nationaliste identitaire de l’extrême droite

  • Il monte, il monte… symptôme d’un mal de vivre inexorablement augmenté chez les pauvres, chez les modestes, chez ces travailleurs indépendants : commerçants, artisans à 60 heures/semaine qui n’en peuvent plus de voir nos feu excellents systèmes sociaux se décomposer et être exploités; ces personnes que les traditions rassurent ne supportent pas la disparition des valeurs de vie en collectivité comme le respect de l’autorité, celui de l’âge et celui de l’autre. Ils ne sont pas champions des concepts. Ils se concentrent de constater les effets plutôt que de conceptualiser les causes. Ils ne voient pas dans quel système ils baignent mais ils ressentent avec acuité et sans amortisseur les maux sécrétés par le système de domination économique. Leur exaspération ne permet plus l’intégration d’étrangers ; c’est-à-dire de venus d’ailleurs plus modestes qu’eux encore. Lesquels eux-mêmes ne supportent plus de souffrir en sous-hommes dans leurs pays.
  • Leurs extrémistes n’ont pas encore le pouvoir et le maintien de l’ordre n’en est donc pas au stade du Brésil où des policiers-tireurs, accompagnés par le directeur local, tirent aux pigeons sur la population des favelas depuis leur hélicoptère. Les responsables de camps de concentration nazis n’avaient que leurs balcons pour tirer sur les prisonniers. Là le camp de souffrance est à ciel ouvert et le bouc émissaire c’est le pauvre. L’histoire ne dit pas si les psychopathes accompagnant leur ignominie d’un rire sardonique, sadique, jubilatoire comme certains soldats américains en Irak ou certains soldats israéliens à Gaza. Les souffre-douleur de la société ne sont plus que des animaux à leurs yeux qu’ils chassent de manière moderne comme hier les rois s’en allaient chasser des animaux à courre.
  • J’ai honte de faire partie de cette humanité-là. J’ai honte quand je découvre cette méchanceté-là ; cette barbarie qui le dispute à la bêtise de ne pas remettre en cause autrement que par le repli sur soi, le système de domination dérégulé; voire même quand l’occasion se présente de participer discrètement à la corruption ambiante…
  • Mais ces extrémistes minoritaires, contrés dans la police, ne représentent pas le peuple de droite. Cependant, maltraité et exploité, il ne voit pas à quel point ses sentiments légitimes sont manipulés tant par les dominants économiques pour asseoir leur système que par les vicieux empressés de satisfaire leurs frustrations sexuelles ou morbides.
  • Braves gens méfiez-vous.

 Le totalitarisme économique de l’extrême centre

  • Plus sournois, moins visible, il n’a rien à envier au précédent. Il faut se méfier des pantoufles plus encore que des bottes mais il n’est pas inconcevable que les pantoufles diligentent des bottes. Le totalitarisme contrôlant se répand au grand jour avec les innombrables mutilations, perquisitions, interrogatoires de la presse, rafles, gazages, caméras, lois liberticides, règles inflexibles et justice de classe. Pas question de laisser déranger le pillage en règle de l’intérêt général à la faveur de la corruption généralisée du pouvoir politique vaguement dissimulée derrière des lambeaux de démocratie ! Vous les Gilets-Jaunes payez ! Nous les riches on pille !
  • L’idéologie de l’école de Chicago, la main visible les soldats de Milton Friedman et de Friedrich Hayek derrière celle du marché, a engendré des fanatiques comme Reagan, Thatcher, Macron et tous ces chefs d’entreprises produits des « grandes écoles » d’Amérique du nord comme de France, ces adorateurs cyniques du veau d’or qu’on glorifie sous les termes de capitaines d’industrie ou de financiers en oubliant qu’ils font leurs profits sur le dos pauvres (800 millions de plus-value pour Mit Romney avec la vente de Samsonite et 200 licenciements à Hénin-Beaumont …on connaît la suite politique) et sur l’intérêt général (Alstom, Thomson, SNCF, France Telecom, la santé, ADP, les barrages, les sources…. Depuis des ghettos de riches ils fabriquent depuis longtemps des souffre-douleurs parqués dans des cités. Ce n’était déjà pas brillant depuis quarante ans pour les ghettos de pauvres. Leur cupidité décuplée, ces sociopathes qui ne travaillent pas, mettent la pression sur les revenus du travail depuis 40 ans externalisant sur Pôle-Emploi les coûts de leurs licenciements spéculatifs.
  • Symboliquement en tête de ces pratiques, madame Penicaud ministre du travail, ex collectrice de fonds de son futur président par effraction, et ex DRH délictueuse initiée du groupe Danone. Moyennant quoi la haine accumulée dans la société atteint un paroxysme risquant à tout moment de la faire basculer dans la guerre civile déclarée.
  • Les dominés auparavant consentants se trouvent aujourd’hui aculés à devenir souffre-douleurs à leur tour quand ils ne le sont pas déjà avec la honte de l’avouer ou de se l’avouer.
  • A coup de lignes pas rentables, de rationalisations diverses sous prétextes d’économie, les extrémistes bourgeois du centre ont supprimé toutes les irrigations capillaires. Les campagnes sont devenues des ghettos.
  • La république une et indivisible, égalité, fraternité, les extrémistes du centre et tous leurs thuriféraires médiocres zélés ou médiocres malgré-eux ; tous sociopathes individualistes vendus à la loi du plus fort et à la lutte de chacun contre tous s’en tapent. Ils ne veulent pas entendre que la coopération est plus bénéfique que la compétition et que seul, chacun, même un puissant, n’est rien….
  • Élevant leur barbarie au carré, ils dévoient même les valeurs : pour cette engeance bourgeoise pure, celle qui a décapité le roi en Angleterre 100 ans avant 1793, ce qui est bien c’est ce qui rapporte et comme l’avait dit Churchill, le vice c’est de faire des pertes ! Faut-il s’étonner dès lors que leurs victimes manifestent en gilets jaunes le refus d’être considéré moins que des animaux, leur refus d’être considérés comme des imbéciles, des riens tandis que les monstres et leurs soudards les mutilent à l’armes de guerre, les gazent, les emprisonnent, les condamnent impitoyablement dans les grandes traditions de l’injustice prévalant après le massacre des communards par Thiers et ses versaillais.
  • D’ailleurs et c’est un signe, notre actuel monarque de la république bourgeoise non représentative, notre cher Jupiter Poudré et néanmoins chantre de l’extrême centre, aime Versailles. Louis XVI se plaignait déjà que seuls Necker et lui aimaient le peuple. Il visait l’aristocratie d’alors. Elle a changé de nom et s’appelle « zélite ». Elle est bourgeoise au lieu d’être aristocrate. Elle à la langue bien pendue à la télé au lieu de faire des bons mots à la cour mais elle ne pisse toujours pas loin; et surtout elle est toujours aussi sociopathe cruelle.
  • Devant la fraude et l’évasion fiscale massive, devant la corruption patente, devant l’intense répression du journalisme libre, ils sont contraints de rendre visible leur totalitarisme en refusant les amendements, en intimidant les députés en pleine séance. Ils adoptent les méthodes de l’extrême droite avec totalitarisme désormais visible au-delà du totalitarisme des innombrables dispositifs et mécanismes de contrôle. Parallèlement, l’intensité de la répression des notables petits-bourgeois que sont les juges, l’intensité de la propagande des journalistes ténors, l’intensité des outrages des ministres n’est autre que la manifestation d’une guerre civile larvée entre bourgeois et peuple construisant la haine. On peut mettre en parallèle cette mutation de la guerre civile franche en répression juridico-policière sévère à l’évolution de la guerre en entre états à la guerre économique.
  • Le panoptique à ciel ouvert est le résultat des extrémistes du centre et de leur totalitarisme jusque-là rampant. Ils nous projettent dans un gigantesque camp de concentration à Ciel; leurs plus ardents thuriféraires n’ont-ils pas déjà proposé de transformer les stades de foot en abattoirs ? et les abords du palais présidentiel de l’Élysée n’ont-ils pas failli devenir une gigantesque chambre à gaz pour Gilets-Jaunes ?
  • Combien parmi leurs tenants sont médiocres zélés, psychopathes sataniques sadiques et combien sont simplement médiocres malgré-eux, c’est-à-dire croyants sincères de cette idéologie délétère. Je voudrais croire que les seconds sont plus nombreux.
  • A ceux-là je dis : « ouvrez les yeux s’il vous reste un brin d’humanité ou de lucidité ! »

La peur écologique

  • Nous mangeons mal nos maladies nerveuses, nos maladies, le tabagisme, l’épidémie de poids et de diabète en attestent. Mais gare aux naturopathes qui le démontrent un peu trop bien. Nous sommes malades de notre technologie de communication ou du stress de l’idéologie de l’extrême centre. Les valeurs du profit et de l’intérêt individuel passant avant l’intérêt général, le court terme avant le long terme, souvent les deux à la fois, s’ajoutent à l’alimentation carencée en vitamine et minéraux par l’épuisement des sols de la culture intensive des extrémistes du centre pour donner nombre de cancers et autres allergies. Les occidentaux pourrissent en barbare civilisationnels incultes des cultures millénaires qu’ils qualifient de « sauvages » en leur apportant l’alcool, le café, le sucre raffiné, les engrais… Témoins factuels de l’inefficacité des religions sur les comportements, le miroir aux alouettes a même marché sur les populations de l’Est du mur après sa chute.
  • Les oxydantaux pourrissent là-bas comme chez eux la chaine alimentaire par intoxication. Ils tuent ou trafiquent les animaux sauvages comme ils répandent les perturbateurs endocriniens et autres glyphosates tueurs d’abeilles. La diversité sur terre et dans la mer subit des génocides en chaine, au point de mettre l’espèce humaine en danger d’auto-extermination indirecte.
  • Le climat semble le meilleur levier pour soulever les populations mais ce sont les génocides et la diversité, la qualité des sols et celle de la chaîne alimentaire, jusqu’à la disponibilité de l’eau préemptée par Coca-Cola ou Nestlé, les principaux problèmes.
  • L’idée de l’augmentation anthropocentrique du climat a le bon goût de remettre l’idéologie de l’extrême centre vaguement en cause mais le prétexte malgré toute l’aura médiatique conférée au GIEC et au sommets sur le climat est scientifiquement fallacieux. C’est probablement plutôt l’émissions de l’onde basse fréquence à partir des antennes HAARP de Tacona qui amincit l’ionosphère plutôt que les cheminées, les pots d’échappement ou la pétulance des bovine ; sans oublier les phénomènes cosmiques résultant des marées entre Jupiter et le soleil. L’évolution du climat ne se joue pas sur terre, elle se joue dans les airs mais ce n’est pas une raison pour continuer à l’alimenter depuis le sol ou l’aviation.
  • L’accident nucléaire américain de Three Mile Island, le premier du genre, a disparu des mémoires à coup d’intimidation, d’assassinat et d’omerta comme cela arrive fréquemment aux lanceurs d’alertes naturopathes médico-alimentaires ou velléitaires anti-corruption (Beregovoy) ou aux présidentiables populaires (Coluche). Cet accident valait bien ceux, ultérieurs, de Tchernobyl et de Fukushima dont là curieusement, les médias ont le droit de parler; sauf des ovnis qui les survolent pour limiter les dégâts ou prévenir d’autres accidents naturellement.
  • Cela aussi, et plus encore quand il est couplé au nucléaire militaire est bien plus important que le climat.
  • Les écologistes ont bénéficié des votes jeunes qui s’étaient porté sur la FI à la présidentielle et qui ne savaient plus à quel saint se vouer entre une gauche médiatiquement promise à l’échec et l’acceptant par avance, et des extrêmes chacun à leur manière peu attractif. Dans le doute, plutôt que de s’abstenir, les pragmatiques se sont joint aux écologistes dogmatiques pour une cause peu agressive et sans risque de se tromper de domaine ; tout au plus de priorité.
  • Ce que l’on peut cependant reprocher politiquement à ce vote c’est qu’il ne remet pas fondamentalement en cause le système en place. Les écologistes se disent même « libéraux compatibles » malgré l’échec du précédent ministre de l’environnement. Ils acceptent donc fondamentalement le système de domination actuel, oublient les pauvres et cherchent juste une place au soleil dans le système actuel vaguement édulcoré. L’idéologie écologiste est bonne mais elle est manipulée, exploitée pour créer un marché de la transition écologique portant sur l’énergie. C’est totalement insuffisant et ceux qui souffrent de misère et de pénibilités seront mort avant que leur action, à supposer qu’elle réussisse, produise son effet sur la nature. A-t-on le droit sans être sociopathe de si peu se soucier d’une ou deux génération de misérables miséreux ? a-t-on le droit, sans être psychopathe de laisser perdurer un tel système de domination libéral dérégulé, amoral au service de dominants immoraux et corrompus ?

 

La désintégration de l’idéologie sociale

Le communisme, médiatiquement assimilé au socialisme a été tellement associé à la dictature qu’on en a oublié les principes et la possibilité d’une mise en œuvre libertaire. Les porteur d’un communisme ou d’un socialisme libertaire ont été décimés autant par les communistes dogmatiques en Russie que par les bourgeois industriels du monde soutenant la dictature espagnole tandis qu’en France on arrêtait la bande à Bonnot sous prétexte d’un terrorisme sans même aucun dégât collatéral des frappes chirurgicales anti-finance. Il ne fait pas bon promouvoir la coopération et la répartition des pouvoirs face à la volonté de dominer, des communistes comme des bourgeois ; ce qui tendrait à prouver que les modalités sont à dissocier de l’idéologie.

« Socialistes » dévoyés à un libéralisme plus capitalistes que social, communistes barricadés dans leur dogme idéologique, partis ouvriers radicaux réduits à néant parce que radicaux, France Insoumise égarée ; tiraillée entre son idéologie de gauche à la base et une mystérieuse direction elle-même tiraillée entre ajustement du système socialo-écologique ou écologico-socialiste…. aucun porteur d’une demande sociale assumée molle n’a fait recette.

La division n’est pas seulement la marque des variantes dogmatiques et des volontés de pouvoir. Elle est la marque d’errements idéologiques dépourvus de pragmatisme et de réalisme tactique. Pas étonnant que le manque de conviction, l’abandon d’un étendard comme l’Avenir en Commun, et l’ignorance volontaire d’une idéologie neuve comme l’idéologie de la qualité (voir articles sur www.deboutlafrance.fr)  aboutisse à un désaveu. La raclée à Macron s’est muée en raclée à Mélenchon parce que la volonté populaire c’est une remise en cause vigoureuse et crédible, si possible sans violence, du système ; et avec des gens au tempérament crédibles et pas des apparatichiks bureaucrates arrivistes. Sauf Mélenchon et Ruffin appelant à rejoindre les gilets jaunes ou braquant un projecteur, l’insoumission du club discret des chefs inconnus ne se traduit par aucun mot d’ordre d’action d’insoumission effective alors que les gilets jaunes sont dans la rue. Comment voudriez-vous que la jeunesse ne cherche pas un refuge crédible ? Comment espérez-vous une révolution sans rejoindre et rassembler tout le peuple ? Quittez vos dogmatismes madame Autin : peu importe la couleur du chat, s’il attrape des souris, c’est un bon chat… ! Celui qui a dit cela ne manquait pourtant pas de convictions…  Les chefs syndicalistes pourront se vanter d’avoir fait avorter une révolution en ne joignant pas leur puissance de blocage de l’économie aux maigres barricades des gilets jaunes sur les ronds-points. Les gilets jaunes n’ont pas été plus malins de repousser leur base parce qu’ils étaient gauchistes. Il faut dire que pour CFDT et FO on savait que comme les socialistes, ils étaient dans la bénédiction des dominants et de leur idéologie mais pour la CGT, c’est une grave erreur et une lourde responsabilité.

 

L’apparition de l’animalité.

Dernier né des partis politique : le parti des animaux. Il apparaît aussi saugrenu au commun que la candidature écologiste de Dumont aux présidentielles dans les années 70. 50 ans après le vote écologiste sert de refuge idéologique. Vu le totalitarisme galopant des extrêmes du centre comme de droite – en réalité tous de droite si l’on tient compte de la déviation idéologique progressive – il y a gros à parier que cette tendance « vegan » est promise à un bel avenir. Les animaux méritent notre respect cela ne fait aucun doute. La massification de leur consommation apparente les abattoirs à des camps d’extermination c’est un fait. Pourtant nous sommes constitués comme des carnassier et on imagine mal un loup ayant pris conscience de sa nature devenir herbivore ; et encore, les plantes ne manifestent elles pas des émotions quand on devient un brin curieux ?

Mais, égoïstement, je dirais que le plus grave ne me semble pas relever de cela. « Une société qui traite les Animaux comme des Hommes » disait Emmanuel Todd, « c’est une société qui s’apprête à traiter les Hommes comme Animaux ». Je crains fort en effet que le totalitarisme actuel une fois abouti, ne nous traite déjà comme tel dans les aéroports et les supermarchés et qu’il continue avec les implantations de puces RFID comme aujourd’hui les chiens, les vaches et les suédois ; sans parler de la discipline intégrée radar et GPS sur les routes.

Pourquoi les dominants tiennent bien les rênes.

Qu’il s’agisse de l’extrême droite dont la majorité est pauvre mais ni raciste ni totalitaire, juste en attente de justice Qu’il s’agisse de l’extrême centre dont la majorité est aisée et très structurellement violente, devenant totalitaire et sectaire dès lors qu’il s’agit de contester l’ordre de domination et l’idéologie établie; Qu’il s’agisse des écologistes cherchant à édulcorer les méfaits de l’ordre économique et idéologique établir ; Tous acceptent implicitement et l’idéologie et la domination des très très riches et de leurs valets grassement payés pour leur trahison sociale et leur contribution à mais tellement moins riches

Aucun espoir de voir les choses changer avec ces trois orientations où chacun se fait manipuler par ses désirs : d’ordre, de pouvoir, de sécurité. Car, même en admettant qu’il y ait d’autres corrections qu’à la marge s’ils venaient à prendre le pouvoir, le système actuel étant fondamentalement accepté dans leurs orientations, nul doute que les bourgeois n’en viendraient rapidement à en tirer parti comme c’est déjà le cas avec Macron naturellement, avec les positions de Marine Le Pen sur toute ce qui est social et écologique et comme ce sera bientôt le cas avec l’utilisation de l’énergie renouvelable, le « green washing » et l’écologie économiquement compatible de Jadot.

Reste l’orientation « gauchiste » actuellement atomisée. Aucun espoir non plus tant qu’elle sera réduite à l’atomisation et à la critique réciproque des obédiences pour des variantes idéologiques hors de propos dans le contexte. Il lui faudrait des gens sincères aux tempéraments à la fois forts et humbles, non dépourvus de convictions mais capables, de par leur capacité d’analyse et leur hauteur, de les faire passer après les considérations pragmatiques du moment. Cela nécessiterait de l’ouverture d’esprit plutôt que des fractures du crâne et beaucoup des chefs ressemblent plus à ceux qui ont lâché Vercingétorix devant les romains à Alesia qu’à Chegevara, Castro, Mao, Luther King ou Mandela (pour ne citer qu’eux…)

Décidément les dominants ont un boulevard devant eux tant ils tiennent bien les rênes

Comment dominer les dominants ?

Pour l’idéologie, je propose celle de la Qualité écrite sur ce site (voir articles sur www.deboutlafrance.fr) qui n’est pas si loin de l’Avenir en Commun.

Pour la force, je propose le rassemblement des idéologies et des couches sociales autour de cette idéologie de la qualité avant de lancer l’assaut révolutionnaire après toutes les formes de sape préalable par l’action collective massive et répétée.

Mais pour les ego de chefs, je ne peux que proposer leur responsabilisation ou la désertion de leurs organismes jusqu’à ce qu’un nouveau fédérateur vienne les mettre tous d’accord.

Rendre les pauvres riches partie 6 les motifs de refus de la Qualité par les dominants


1         Après l’incrédulité intéressée, les motifs prosaïques d’opposition

1.1         Les vieilles lunes ont la vie dure.

L’idée de faire le bien des plus pauvres, hormis que ce n’était pas avec ces modalités, n’est pas nouvelle. Elle est même fondamentalement l’idée chrétienne faut-il que je le rappelle, moi l’athée aux croyants des trois grands bords où préside la même philosophie.

Les bourgeois du XIXième qui allaient à l’église mais n’avaient pas mieux compris la vie que les « zélites » d’aujourd’hui, y objectaient que les ouvriers ne sauraient pas user sagement de leur temps libre et de leur argent. Un peu comme l’idée actuelle que si on laisse voter le peuple, il va voter des erreurs.

Non, le peuple n’est pas, n’est plus ce troupeau d’imbécile de Maupassant dans le Horla. Il est intelligent et sage, mais aussi généreux. A la différence de la fourmi qui vote pour son intérêt particulier, il votera dans l’intérêt général et ce faisant empêchera la domination des riches; car là est le vrai problème.

Bien sûr il y a des risques de manipulation médiatique : la maxime de Tocqueville sur le peuple qui votera comme on le lui dira reste un risque. Mais depuis lors nous avons les réseaux sociaux, l’instruction publique généralisée et nous pouvons construire des systèmes médiatique plus sains qu’aujourd’hui en même temps que des pouvoir mieux contrôlés et mieux répartis. On peut même envisager des éducations civiques et des droits de votes par niveaux ou thèmes.

Seules sont à redouter les influences sourdes étrangères genre révolutions orange financées par Soros ou services secrets. C’est une bonne incitation à disposer d’un contre-espionnage efficace et à imposer la transparence sur les financements des organisations non gouvernementales et les rémunérations et en regard des trains de vie des personnes en charge du bien public….

L’arrière-pensée de l’absence de renoncement à exploiter est donc patent derrière cette argumentation fallacieuse d’inconséquence du peuple.

1.2         Où les temps ne deviennent pas si durs pour les riches

Un tel repositionnement d’un coup permettrait d’abord de rétablir ce déséquilibre creusé depuis 40 ans entre capital et travail. Il ne serait donc que justice. Outre qu’il calmerait immédiatement les tensions sociales, il ne minerait plus sourdement notre économie mais il rendrait la dynamique collective dont le  pays a besoin.

Les possédants, qui comprennent mieux les systèmes économiques que la vie en société, verront bien qu’il s’agit d’une forme de dévaluation de leur capital. Mais on pourra leur expliquer qu’il s’agit d’une perte fictive puisque d’abord les prix des biens réels augmenteront aussi et qu’ils conserveront leurs biens.

C’est simplement le rythme d’accumulation qui sera réduit. Mais surtout on pourra utiliser leur logique pour leur expliquer qu’il s’agit d’un investissement massif à grande échelle ; un investissement très rentable à terme puisque l’économie s’en trouvera stimulée pour 30 ans avec en plus des marges augmentées de par l’augmentation des prix.

Ils peuvent partir s’ils veulent mais leurs entreprises restent, les capitaux ne leur appartiennent plus et s’ils détiennent des actions dans des entreprises étrangères, les produits sont d’autant plus surtaxés par rapport à la règle de base du pays d’exportation que leur participation est importante. En d’autres termes, où qu’ils s’expatrient, ils ne tirent plus d’argent sur les français à travers leurs activités. Le contrat est rompu.

Entre une grosse carotte et un petit bâton, le choix sera vite fait. L’économie des français est une valeur sûre. Cet épouvantail-là n’a pas de réalité.

1.3         Mais pour « les pauvres » qui ne travaillent pas ?

D’abord les besoins de modernisations de nos infrastructures sont immenses. « Les pauvres » en sont conscients et travailleront volontiers pour une grande ambition collective d’amélioration de qualité de vie de leurs enfants et même de celle des pays ayant besoin de soutien pour se développer.

Les pauvres travailleront s’ils sont bien payé pour : passer à deux réseaux d’eau, l’économie de la mer, l’agriculture respectueuses de la nature, des animaux et des consommateurs, l’amélioration de santé des procédés agro-alimentaires et leur déconcentration, les dépollutions de toute sortes, la sortie du nucléaire ou mieux son évolution vers le Throrium, la transition énergétique, l’amélioration en maillage irrigant les territoires des transports, l’amélioration en vitesse en qualité des réseaux de transports comme par exemple les trains sur coussin d’air à 500 km/h,, l’amélioration des  logements, l’entretien et la réparation des infrastructures, l’augmentation de la vitesse des télécommunications, la recherche fondamentale et appliquée comme la magnéto-hydro-dynamique et toutes les recherches oubliées (Pierre Lance Chercheurs exclus Savants maudits), le fret ferroviaire au lieu des noria de camions qui usent les routes, le rétablissement des structures éducatives, de santé, de justice de proximité avec de gros moyens, le rétablissement de l’autorité des enseignants….

Tout cela peut facilement conduire au plein emploi et au boom économique comme en Chine il y a quelques années.

1.4         Changer la qualité des productions, produits

Mais cette relance par les capacités d’investissement n’a de sens que s’il existe aussi un débouché pour ces investissements, comme on ne veut pas produire plus mais mieux, il faut augmenter les prix déjà « doublé » des produits pour garantir des produits d’excellente qualité à commencer par les produits alimentaires.

Comme l’économie est mue à l’origine par la consommation et que la consommation est essentiellement le fait des revenus du travail, il faut donc les « tripler » aussi ; rapport à la situation réajustée.

Nous voilà donc avec des produits d’excellente qualité achetables par tous et des capacités d’investissements dans l’économie réelle environ triplés en valeur mais modulés par l’exigence supplémentaire de qualité : qualité des procédés permettant la qualité des produits à faire pâlir les naturopathes ; qualité environnementale desdits procédés ; en particulier par exemple arriver à faire disparaître les taux affolants de cancers dus à la zone industrielle à Fos sur Mer.

1.5         Le risque de réaction des dominants et l’enjeu

Avec un peu d’ambition et surtout en faisant FI des restrictions financières que les dominants ne manqueront pas de vouloir imposer quand ils verront un marché comme la France échapper non pas tant en terme de profit qu’en termes de contrôle. L’histoire de l’anarchisme le montre (

Si le ou les meneurs de cette politique ne peuvent pas être neutralisés, ce pourrait même la cause possible d’une troisième guerre mondiale ; car la véritable cause de la seconde était que l’Allemagne, après la Russie, échappait à son tour à la finance mondiale et risquait de montrer la voie à toute l’Europe. J’en veux pour preuve ces deux citations de Churchill : « Le crime impardonnable de l’Allemagne avant la deuxième guerre mondiale a été le fait, réussi,  d’extraire sa force économique du système  d’échange International en créant son propre système de troc de sorte que la finance mondiale ne pouvait plus faire de profit. » (la finance mondiale ce sont les détenteurs privés de la banque d’Angleterre et de son colosse de rejeton les détenteurs privés de la FED et aujourd’hui aussi détenteurs de la BCE et de bon nombre d’autres banques centrales de pays) et puis encore : « Il faut que vous sachiez que cette guerre  n’est pas contre Hitler ou le national-socialisme, mais contre la force du peuple allemand, une force que nous voulons anéantir à jamais, peu importe si elle est entre les mains de Hitler ou d’un père jésuite. »

Mais cette fois si l’idée d’une troisième guerre reprenait les dominants, nous sommes prévenus et ce serait l’holocauste pour tous.

A l’opposé de cette approche, il y a de quoi permettre à tous de travailler, de travailler dans de bonnes conditions, à tous ceux qui le veulent et si les dominants facilitent ils en tireront les profits ;  mais leur domination du peuple français, dans le cadre ou pas d’un gouvernement européen ou mondial occulte, n’est pas négociable.

1.6         Comment permettre aux pauvres de se payer des produits de qualité durable ?

Tout simplement en augmentant les rémunérations du travail. J’imagine les cris d’orfraie de certains employeurs en lisant cela. Mais à supposer que je multiplie par trois le smic, mes produits vont être trop cher ? et mes concurrents ? A cela je réponds qu’aucun produit n’est trop cher si les consommateurs qui sont aussi les travailleurs peuvent l’acheter et que les concurrents seront mis dans la même situation ce qui fit que les règles ne seront pas faussées. Si les employés gagnent mieux leur vie de manière à pouvoir consommer ou investir, les carnets de commande se rempliront.

Pour ce qui est de la concurrence, elle se régule avec des clauses environnementales et sociales qui précisément permettent une concurrence équitable. Si en France on est payé trois fois plus qu’en Allemagne, revenus différés et assurances sociales comprises, alors il suffit de taxer les produits allemands en fonction de leur proportion de main d’œuvre mettons 50% et de sa différence de prix soit dans cet exemple 3×0,5.

Naturellement dans cette concurrence non faussée, la liberté commençant là où s’arrête celle du voisin suppose de revenir sur le libre-échange au sens des échanges incontrôlés pour passer à un échange tout aussi libre mais régulé par les taxes compensatrices basées sur des réalités.

Cela est sans rapport avec le protectionnisme.

Pour prendre une comparaison, les frontières seraient des transformateur et non plus des résistances chauffantes pour quelques profiteurs, ni non plus des disjoncteurs.

Cela suppose soit une harmonisation intra européenne et des frontières communautaires soit le retour aux frontières françaises donc une rupture des traités. Les conditions de cette rupture sont prévues et quand on voit la situation en France depuis deux mois, la clause est applicable.

Ces dispositions, ont aussi pour effet d’empêcher que l’argent de la consommation fuie vers les produits producteurs au lieu d’alimenter notre économie en circuit fermé.

Même avec un partage entre les pays exportateurs et importateurs, cela aura aussi pour effet d’assurer des rentrées à l’Etat français et par là de sortir des griffes des marchés financiers tout en disposant des moyens d’investir.

1.7         L’objection environnementale

Nous enfreignons la règle verte chaque année plus tôt et si l’on développait la consommation des pauvres ce serait encore pire !

Oui, on pourrait aussi à l’inverse tuer tout le monde, comme ça on consommerait moins !

Plus sérieusement, pourquoi serait-ce les pauvres qui devraient se sacrifier pour les autres ?

Mais surtout, le raisonnement ne vaut que si l’on n’a pas compris la profondeur de l’approche par la qualité et en particulier la dissociation du volume physique et du volume économique.

En réalité si l’idéologie s’oriente vers la recherche de la qualité durable, tous, riches et pauvres réduiront leurs consommations en volume. Certes les infrastructures pèseront sur l’empreinte environnementale mais si tout est conçu pour ensuite minimiser la consommation de fonctionnement et de déplacement, alors la consommation évoluera vers des services dont le seul impact environnemental est énergétique.

1.8         L’intérêt bien compris des possédants

Les possédants, qui comprennent mieux les systèmes économiques que la vie en société, verront bien qu’il s’agit d’une forme de dévaluation de leur capital. Mais on pourra leur expliquer qu’il s’agit d’une perte fictive puisque d’abord les prix des biens réels augmenteront aussi et qu’ils conservent leurs biens.

Mais surtout on pourrait utiliser leur logique pour leur expliquer qu’il s’agit d’un investissement massif à grande échelle très rentable à terme puisque l’économie s’en trouvera stimulée en plus des marges et même en arrêtant le « tout pour rien », l’obsolescence programmée, la publicité omniprésente, au profit de la vertu environnementale et l’hyper qualité durable pour tous.

On peut aussi leur démontrer que plus d’employés pendant moins de temps au travail, cela signifie plus de temps pour les associations, la vie en société, la santé, les loisirs et tous ces services modernes, ce sont des activités économiques ; de surcroit orientées PIB positif et non pas négatif comme les soins des pénibilités mentales.

 

On peut encore leur expliquer que tous les phénomènes pervers liés à des salaires très bas, tellement bas qu’ils sont beaucoup trop près des minimas sociaux et génèrent des comportements aussi profiteurs que ceux qui ont mis en place ce système de surexploitation généralisée du travail. Ces comportements cesseront progressivement.

1.9         Le rétablissement des moyens pour les infrastructures

Enfin, le rétablissement des marges en même temps que le grossissement du volume permettra le financement de tous les systèmes qui se mettront à fonctionner mieux, simplement parce qu’on aura, qu’il s’agisse de privé ou de public, les ressources pour les adapter aux besoins au lieu de réduire sans le dire les besoins et la qualité au motif des budgets insuffisants.

1.10     Avantages pour les industriels

Marge, carnet de commande, stabilité des employés l’ensemble des PME hormis quelques exploiteurs devraient y voir du bon.

Même Niel, Drahi, Roger, Arnaud, Pinaud, Bouygues, Bolloré,  et de Castries devraient dire à Gattaz, Mink, Attali et Rothschild que c’est une bonne voie puisque leurs profits, même avec la suppression de l’évasion fiscale, n’en sera que plus grande.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ils ne le feront pas car pour eux dominer et surtout rester dominants est encore plus important que gagner de l’argent et ce qui les gêne c’est le paragraphe suivant.

1.11     Réactions probables à la démocratie dans l’entreprise et la cité

La prise de pouvoir par des représentants de tous ces travailleurs pauvres, indigents, modestes, moyens, aisés, ces patrons de PME, ces indépendants, toutes ces forces vives de la nation tendraient à faire perdre aux dominants actuels, leur mainmise sur cette démocratie qu’ils ont si bien su subvertir dans la société et neutraliser dans leurs entreprises.

Le plein emploi rétabli, les ouvriers en position de négocier, les travailleurs fournis par une bourse et actionnaires, le pouvoir est équilibré dans les entreprises et dans la cité. Ils le verront comme pris par les ex-dominés devenus dominants.

Quelques ordonnances sur les règles d’importation pour appliquer les clauses environnementales et sociales aux bornes des territoires français, plus une loi suivie d’un décret d’application sur l’indépendance des médias, un renforcement énergique des services fiscaux et douaniers assorti d’un contrôle des transactions financières avec les pays offshore et voilà les parasites de la caste des riches remis à leur place de contributeur à la société. C’est moins confortable et cela ne leur plaira pas.

Comme ils ont des réflexes de dominants, il faut s’attendre à des réactions brutales, bien pires mais dans la prolongation de celles qu’on a observé dans le passé vis-à-vis des anarchistes et qu’on ré observe actuellement vis-à-vis de leurs dignes héritiers que sont spontanément les Gilets Jaunes.