La face cachée de la commémoration du 11 novembre 1918


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L’attentat de Sarajevo qui a coûté la vie à François-Ferdinand d’Autriche, on le sait aujourd’hui, a été perpétré par une faction terroriste serbe, la «main noire», financée par… les russes. Les travaux de l’historien Werner Lehfeldt, spécialiste du monde slave, ont levé le lièvre.

Avant la Grande guerre, la Russie s’était endettée jusqu’au cou auprès des français et des belges pour devenir un empire industriel de premier plan (les fameux emprunts russes). Des compagnies privées, elles aussi principalement françaises et belges, avaient fait main-basse sur les richesses de l’Empire russe. Bref, la Russie était au main des oligarques, son peuple était à bout.

La seule manière de s’en sortir était de forcer l’Europe à faire la guerre. Facile ! La France ne rêvait que de ça et endoctrinait toute sa jeunesse dès l’école, les professeurs – les hussards noirs de la République – ressassant la Patrie perdue, sacralisant la ligne bleue des Vosges et cultivant un esprit revanchard ayant converti toute une génération, prête à foncer sur l’Empire allemand la fleur au fusil. Des lettres personnelles de poilus morts dès la première heure, toutes empreintes de naïveté doctrinaire, sont édifiantes sur la mentalité typique de l’époque : La France n’avait pas digéré la défaite de 1870. Cette défait avait pourtant mis fin à près d’un siècle de terreur et de massacres en Europe, perpétrés par des français depuis la Révolution bourgeoise de 1789, sa Terreur de 1793 puis les pillages par l’empire napoléonien, etc….

Le pauvre François-Ferdinand était un pacifiste, tout comme Guillaume II de Prusse. La Russie et la France étaient bien embarrassées par ces deux zigotos trop occupés à chouchouter leurs peuples au lieu d’engraisser les patrons d’industries.

Guillaume II a instauré la journée de 8 heures, une révolution alors que le temps de travail n’était tout simplement pas limité: on crevait à la tâche façon assommoir. Il a également mis en place la première sécurité sociale, développé l’instruction universitaire populaire pour former des travailleurs qualifiés au lieu de robots visseurs de boulons. Il a encouragé la recherche ce qui a fait du bassin culturel germanique le plus haut lieu intellectuel de la première moitié du XXe siècle faisant émerger des Hilbert, Einstein, Planck… .

L’Histoire se répète à l’identique depuis…. depuis toujours !

Les bourgeois – appelons-les comme cela, ces possédants pathologiques, cupides jusqu’à la moelle – lèvent systématiquement des armées dès qu’un dirigeant se met dans la tête d’œuvrer pour son peuple plutôt que pour les portes-monnaies des ploutocrates psychopathes.

Puis ils induisent que leurs médias diabolisent les salauds qui osent défier l’hégémonie bourgeoise, histoire de bien faire comprendre au peuple qui sont leurs véritables maîtres. Ces ennemis de la bourgeoisie, nous les connaissons: leurs noms sont synonymes de démons, ils incarnent le Diable au yeux du peuple lobotomisé. Les travailleurs sont ainsi conduits à réapprendre seuls, pendant des générations, à leurs dépens et à la dure, à reconnaître leur ennemis et à les terrasser.

Mais ces sociopathes reviennent toujours, et ils gagnent toujours. C’est dans la nature de l’espèce humaine d’être dominée par la fraction dominante de ses membres. Et pour dominer, pas de secret: il faut être le plus fort, le plus cruel, le plus menteur, le plus manipulateur, et le plus fanatique.

Pour les vaincre, ils faut l’être encore plus, sans fin, ou plutôt jusqu’à la fin.

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