La fraude des riches explose !


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Tandis que le résultat des notifications pour fraude montre une indigence jamais atteinte, la fraude légalisée des riches explose.

L’année même où le ministre d’Armanin caracolait dans la propagande médiatique (voix de son maître l’Express) disant qu’on atteignait un maximum historique, on atteignait en réalité en 2019 le minimum historique d’inefficacité pour demander aux fraudeurs de payer leur dissimulation à un peu plus d’11,4 milliards d’€ hors pénalités.

Ce n’était même pas une année record puisque les records de 2015 et 2016 étaient plus hauts en recouvrement en euros constants. La valeur de recouvrement de 1995 était à 11,7 milliards alors que d’importantes grèves avaient limité les recouvrements… La moyenne entre 1995 et 2019 étant de 14,6 milliards d’€ et le record en 2015 16,8 MM€ grâce à la limitation de la fraude fiscale sur l’ISF et les droits d’enregistrements liés aux héritages.

S’il y avait bien un pic de recouvrement en 2019 c’est parce que la notification avait atteint son maximum en 2015 ! Il oublie donc la moitié de la photo en ne disant pas que la notification était tombé au minimum historique. Manipulant l’opinion des français sans vergogne.

Notifications de recouvrements hors pénalités en euros constants

Même en remontant jusqu’à 1995 les notifications de recouvrement ne tombent pas aussi bas ! La dégringolade a commencé en 2015, année de mise en place de… l’intelligence artificielle. La loi ESSOC, la «confiance» a fini d’achever la bête dès 2017.

On peut s’étonner du pic d’efficacité autour de 2015. L’analyse des différents types de fraudes a permis de trouver la cause : c’est la fraude à l’ISF !

Cette fraude représentait 3% en 98 des recettes ISF et 22% en 2014 ! C’est la fraude des riches ! En 20 ans le nombre d’assujettis, le nombre de riches donc avait doublé; tout comme leur imposition moyenne.

Quand on sait que la stabilité d’une société est directement liée aux inégalités, on en déduit que les politiques ou les technocrates ou les deux ont délibérément choisi l’instabilité et donc la voie du totalitarisme où nous nous trouvons pour maintenir un semblant de cohésion; un semblant puisque tous les contrats sociaux sont rompus; d’abord chez les riches puis par ricochet chez les pauvres.

Depuis, l’ISF a été supprimée et on a instauré le «droit à l’erreur». Les riches souffraient, il fallait leur inventer cette loi ESSOC, maintenant ils peuvent souffler !

Historique en euros constant de la notification de fraude à l’ISF pour recouvrement

L’analyse de corrélation entre les différents types de fraude montre ceci:

La fraude à l’ISF est corrélée avec la fraude de tous les autres impôts des particuliers ainsi que sur les contrôles patrimoniaux. Autrement dit, quand on est riche fraudeur, ou même dans riche dans la loi faite pour les riches, on fraude partout et tout le temps ! J’ai presque envie d’ajouter « et on fait publier des articles sur les fraudes sociales des pauvres, surtout émigrés, par ses médias pour détourner l’attention des classes moyennes »

En résumé, l’étude du résultat de la fraude fiscale sur 25 ans montre ce que nous savions déjà: ce sont les riches et leurs sociétés qui fraudent. Ce sont eux qui sont protégés par l’État en priorité. La conséquence est l’effondrement de l’efficacité de la lutte contre les fraudeurs.

Macron a supprimé l’ISF quand les riches ont commencé à la frauder en masse (ou plutôt quand on s’est mis à découvrir leurs fraudes).

La cellule contrôle « intelligence artificielle » a été mise en place en 2014 pour devenir opérationnelle en 2015. Précisément lorsque l’augmentation des résultats de notification allait croissante. Le temps d’être opérationnel cette croissance s’est arrêtée précisément au moment où le relais était pris par un logiciel ronflant mais inefficace (Ciblage de la fraude et valorisation des requêtes 21 février 2014). L’intelligence artificielle apparaît donc comme un magnifique attrape-couillons médiatique.

Un état c’est la marque d’une communauté d’intérêt et cette communauté a besoin des impôts pour exister et se développer. Lorsque les politiques demandent moins d’impôts cela se traduit toujours par moins d’impôts pour les riches. Les anti-impôts, apparaissent donc comme les idiots utiles des riches nuisant à leur propre intérêt dès lors qu’ils ne font plus partie du 1% hors sol.

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