Coupable confinement


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Le confinement est une réponse politique à un problème sanitaire. Il est fondé sur des préjugés déconnectés de la réalité, qui font en réalité appel aux instinct les plus primaires. En situation de danger, l’humain fuit. Mais quand il est acculé, il se replie sur lui-même et devient violent. C’est ce qui est arrivé à la plupart des gouvernements: le confinement ne sert qu’à les rassurer.

La notion même de confinement est pseudo-scientifique, irrationnelle. Elle justifie l’injustifiable et assoit donc le pouvoir arbitraire de ceux qui s’en servent. En effet, si tout va bien, on dit que c’est grâce au confinement; mais quand tout va mal, on dit que sans le confinement, ça aurait été pire, et qu’il faut encore plus confiner.

Ce type de raisonnement est anti-scientifique au sens de Popper: il est non-réfutable, donc il autorise tout. Il fonctionne avec tous les rituels imaginables. Par exemple, postulons que pour lutter contre le coronavirus, il faut porter un chapeau rigolo. Si le nombre de morts est faible, on dit que c’est grâce au chapeau rigolo; mais si il est élevé, on dit que sans les chapeaux rigolos, ça aurait été pire, et qu’il faut distribuer encore plus de chapeaux rigolos. Mieux encore, on peut faire porter la responsabilité du désastre sur ceux qui ne portent pas de chapeau rigolo.

La volonté de confiner relève de l’esprit magique.

Au niveau rationnel, rien ne justifie de confiner, bien au contraire. On peut s’appuyer sur des principes théoriques aussi bien que sur une position pragmatique.

A priori, rien ne permet de supposer que le confinement serait efficace contre le coronavirus. L’intuition qui veut que s’isoler des autres permette de s’isoler du virus est un vœu pieu. Pour que le confinement soit efficace, il faudrait qu’il soit parfait et perpétuel, deux propriétés impossibles à satisfaire.

Aucun confinement n’est parfait, loin de là. En France, le confinement est une vaste blague qui répond en fait à un fantasme néo-libéral de domination des masses laborieuses. D’un côté on entasse dans les transports en commun des millions de personnes forcées à travailler, et de l’autre on traque par hélicoptère les promeneurs sur des plages désertes.

Voici la gare du Nord en plein confinement: c’est autorisé, sans danger. Il suffit de s’auto-signer un papier qui dit qu’on va rapporter de l’argent au capital. L’OMS et formelle: les virus ne prennent pas le métro vu qu’ils n’ont pas de ticket.

Voici la forêt de Fontainebleau. Elle grouille de policiers. Ce lieu est le septième Cercle de l’Enfer et les promeneurs y sont des criminels qui propagent le virus !

Vous le voyez le virus ? Là, oui là, derrière la 7852e feuille à partir du coin supérieur gauche. Admirez ces gendarmes, ces héros, traquant le malfaisant en ce lieu mortifère.

Sérieusement, le confinement français est grand-guignolesque. Le roi est nu et la police est occupée vingt-quatre heures sur vingt-quatre à préserver sa pudeur.

Travailler, rémunérer le capital, c’est bien. Prendre l’air, c’est mal. L’idéologie a trouvé son coupable: ce sont les promeneurs qui propagent le virus, pas les braves travailleurs entassés sur ordre du gouvernement, qui vont ensuite contaminer leur famille confinée, faisant de chaque foyer un bouillon de culture.

Même si le confinement était parfait, il faudrait qu’il soit perpétuel, car dès l’instant ou il serait levé, nous serions ramenés à l’instant zéro de l’infection. L’anti-science a eu tôt fait d’imposer un nouveau concept absurde: la seconde vague. Si on déconfine, le virus reviendra, encore et encore et encore. Quand la prochaine saison de grippe arrivera, à l’hiver 2020-2021, on clamera: «Voici la seconde vague !» Confiner, c’est condamner au confinement sans limite, à jamais. C’est garantir aux dirigeants de disposer ad vitam æternam de pouvoir exceptionnels.

A priori, nous ne savons rien des épidémies. Rien du tout ! Nous ne savons pas pourquoi elles apparaissent, comment elles prospèrent et pourquoi elles s’essoufflent puis disparaissent. Toute hypothèse sur la marche à suivre en regard du confinement est forcément illusoire. On peut penser que le confinement serait efficace pour bloquer l’épidémie. On peut également penser l’inverse avec autant de raison. Le confinement étant imparfait, le virus continue de circuler librement. Les citoyens restent chez eux et sortent une fois par semaine faire leurs courses. Là, ils entrent en contact avec le virus puis rentrent chez eux infecter leur famille, qui commence à incuber pendant une semaine, délai qui se trouve être celui qui permet au coronavirus d’atteindre sa charge virale maximale. Une fois atteint son pic de virulence, le brave citoyen s’en va refaire ses courses, plus contagieux que jamais.

Le confinement pourrait bien augmenter la létalité du coronavirus jusqu’à son paroxysme !

En vérité , on n’en sait rien. Ce que l’on sait, c’est que confiner ensemble les personnes fragiles et les personnes asymptomatiques fait exploser le nombre de malades. C’est précisément ce que l’on fait dans les maisons de retraite, dans les hôpitaux et dans les familles. Et là, nous sommes absolument sûrs que le confinement est mortel.

Des études épidémiologiques sur la rougeole (voir par exemple Patterns of Transmission and Severity of Measles Infection: A Reanalysis of Data from the Machakos Area, Kenya) montrent que ce sont les cas secondaires, infectés à domicile, qui sont les plus meurtriers: dans ce contexte, le confinement indifférencié tue trois fois plus que l’absence de confinement. C’est observé dans le cas de la rougeole; mais ça n’est pas forcément vrai pour une autre infection. Chaque maladie a son fonctionnement idiosyncratique et parfois c’est le confinement qui est la solution la plus meurtrière.

Il semblerait que le COVID-19 réagissent comme le virus de la rougeole: il se propagerait d’avantage dans les populations confinées. C’est la conclusion d’une étude épidémiologique espagnole ayant mesuré la présence des anticorps ciblant le COVID-19 dans un échantillon représentatif de la population générale (Estudio Nacional de sero-Epidemiología de la Infección por SARS-CoV-2 en España (ENE-Covid)). Il se trouve que les gens confinés ont été plus infectés que les travailleurs. Avec en moyenne 5% de personnes infectés (mais pas forcément malades) dans tout le pays, la population active confinée souffrait, elle, d’un taux de contamination de 6.3% contre 5.3% pour la population active ayant continué de travailler. À l’IHU Méditerranée-infection, lieu de soins gavé de malades de la cave au grenier, le personnel soignant n’a été infecté qu’à hauteur de 3.5%. Paradoxalement, travailler dans un hôpital avec plein de malades du COVID-19 est moins dangereux que de rester confiné chez soi. En France, la grippe ordinaire infecte de l’ordre de 3% de la population chaque année.Les mêmes causes ayant les mêmes effets, en supposant que 5% des français ont de même été infectés, le confinement est sans doute responsable de la hausse de 2% par rapport aux syndromes grippaux des années précédentes.

Nous savons également que le confinement prive la population générale de l’accès aux soins habituels pour toutes les autres maladies, bien plus mortelles que le coronavirus. Par exemple, le cancer fait chaque année plus de six fois plus de morts que le coronavirus, tout comme les maladies cardio-vasculaires. Ces défauts de soins et de suivi vont causer des drames. De plus, le confinement angoisse, fatigue et réduit les défenses immunitaires de toute la population. Les gens ne sortent plus, ils vivent cloîtrés dans de l’air viciée, ils se nourrissent mal et n’ont presque plus d’activité physique, sauf exception. Combien de phlébites, d’embolies, de dépressions, de suicides ou d’agressions domestiques directement causées par le confinement va-t-on compter ? Toute la population, fragilisée par le confinement, devient une cible privilégiée du coronavirus. Là aussi, nous sommes certains que le confinement est délétère.

A posteriori, tout nous indique que le confinement décuple la gravité de l’épidémie. En effet, tous les pays qui pratiquent le confinement souffrent d’une mortalité très élevée, même les pays riches (Italie, France, Angleterre, Espagne, États-Unis d’Amérique par exemple). Inversement, les pays qui ne confinent pas, ou très peu, même quand ils sont pauvres et mal équipés, ont extrêmement peu de morts (Japon, Corée du Sud, Singapour, Suède, Pays-Bas, Portugal, pour en citer quelques-uns). La pratique, la réalité nous montre sans ambiguïté que le confinement tue et que l’absence de confinement est salvatrice.

La peur panique de la seconde vague justifie le confinement, et le confinement devient la cause de la seconde vague dans un raisonnement pervers sans queue ni tête. Il y aura une seconde vague, puis une troisième, puis une quatrième, sans fin. Pourtant, cette notion de seconde vague est elle-aussi anti-scientifique. On invoque la grippe espagnole de 1918, qui aurait connue une seconde, voire une troisième vague. Vraiment ? Observons la mortalité connue à l’époque:

Voyez-vous une seconde vague ? La grippe espagnole est temporellement indiscernable de la grippe saisonnière. Elle ne se distingue que par son amplitude meurtrière.

La seconde vague est un fantasme psychotique !

Bien sûr, on peut toujours considérer que chaque hiver il y a une nouvelle vague; mais alors pourquoi parler de grippe saisonnière ? Serions-nous à la cent-troisième vague de la grippe espagnole ? Tout cela est du pure délire. La réalité des faits, la voici: il n’y a jamais eu de seconde vague de grippe. Pour aucune grippe. Jamais !

La pandémie est une folie. La planète entière a perdu la raison et se fie à des remèdes suicidaires mais rassurant pour les pouvoirs étatiques. Ces derniers n’ont qu’un seul réflexe: toujours moins de libertés, toujours plus de répression ! Traque, bouclage, fichage, travail obligatoire, délation systématique: Staline va bientôt faire figure de démocrate…

Le confinement est une réponse psychotique à un état de paranoïa aiguë tendant vers le repli autoritaire fascistoïde.

Pourtant, nous savons très bien gérer les maladies saisonnières du moment qu’on nous laisse les moyens de le faire. Il faudrait organiser trois actions: tester les personnes à risques et ceux qui les côtoient, isoler les contaminés même si ils sont bien portants, et enfin traiter les contaminés, même les asymptomatiques. Nous faisons exactement l’inverse, d’où un drame chaque année. En cette année 2020 nous contemplons le pinacle de l’imbécilité meurtrière des responsables officiels, tous protégés par le rituel magique du confinement: «Vous serez sauvés par le confinement, et si le drame advient, nous aurons évité le pire grâce à lui.» Ceux qui ne respectent pas le rituel magique du confinement seront brûlés comme les sorcières de l’ancien temps, responsables des mauvaises récoltes par leur impiété.

Bienvenue au Moyen-Âge, le futur de l’Humanité !

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