Vœux 2018


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En cette transition annuelle on annonce que la France rétrograde du 5ième au 6ième rang économique mondial.

Ce ralentissement de nos capacités par rapport à l’Inde, ne serait-il pas le résultat des effets conjugués de notre trop bon système social et de notre trop grande fracture sociale ?

L’idéologie individualiste, avatar du système libéral conduit les patrons accompagnés de leurs cours de médiocres-malgré-eux ou de médiocres zélés, du directeur au cadre en passant par le technocrate « petits fours » du syndicat ou du « dynamisme local », à penser plus à leur(s) future(s) grosse(s) bagnole(s), à leur(s) maison(s), à leurs actions, à leurs petits pouvoirs qu’à la pertinence de leur stratégie d’entreprise, la qualité des services rendus à ou aux positions stratégiques technologiques de la France dans le monde. Ils considèrent seulement l’environnement comme sources de revenus. Ainsi sacrifieront-ils volontiers une satisfaction client ou une pénibilité psychique au travail à l’attrait d’une prime ou d’un dividende gonflés. Ils ne cherchent pas à fournir le meilleur produit du monde, ils ne veulent pas faire société, ils ne veulent même pas entendre l’idée que le dynamisme d’un pays s’obtient par une société cohérente dominée par la moyenne où chacun peut espérer pour ses enfants ou pour lui plus tard, ce qu’un mieux loti a déjà. Rien de sage, rien de moralement élevé, juste de la cupidité à courte vue : Ils veulent pomper pour eux ici et maintenant et préserver leur pompe pour demain ! Mais là où une perversion toute française favorise ces comportements d’enfants gâtés, c’est qu’il leur suffira, appuyés sur ce mythe idéologique que l’État providence serait mauvais, de reporter leurs fautes stratégique et sociétale sur l’État bouc émissaire cher aux français!

Il existe évidemment des patrons de PME honnêtes dans leur démarche d’entreprise. Certains mêmes osent s’afficher de gauche aux yeux des autres. Mais ils restent dans une approche de classe, solidaires du MEDEF; donc des 200 familles, donc du 1% mondial. En plus de se faire bouffer par plus grosse entreprise que la leur, leur refus obstiné d’adopter une autre idéologie, les rend sinon acteurs, au moins complices de ce recul économique de la France. Perinde ac cadaver…

Dans ces trois conditions de providence et de soutien, pourquoi tous ces égoïstes imbibés de champagne et d’idéologie girondine libérale se priveraient-ils des bienfaits de leur « médiocratie » (Alain Deneault) ?

Le recul de puissance relative mondiale de la France, vient de l’apathie stratégique et sociétale des patrons français. Elle vient de cette démission quand il s’agit de lutter pour préserver nos fleurons stratégiques : Airbus, Alstom, Arcelor, Alcatel, les chantiers de l’Atlantique.  Cette démission n’est possible qu’à la faveur du filet, cette la générosité à leur endroit de ce modèle de providence étatique qu’ils critiquent tant pour les autres. Ces patrons maintenant ostensiblement au gouvernement sont les premiers à se tourner vers l’État pour en tirer des « allègements » ou même des revenus substantiels par délit d’initié, dissimulation ou cumuls de privilèges légalisés. Nos grands patrons idéologiquement fanatisés, traitres à la patrie et services du grand capital mondialisé achèvent la généreuses princesse France, mettent la nation France à mort. Ce recul de puissance économique traduit la somme sur plusieurs années de cette incurie aux frais des conditions de vie des français !

Quand trois ou quatre membre du club des Illuminati (http://wikileaksnews.co/illuminati-leak-full-list-secret-society-members-names-exposed/) s’arrangent pour nous piquer Arcelor, quand les mêmes sont à la manœuvre pour dépecer la part Française d’Airbus avec la complicité d’un patron allemand et l’infiltration d’un acteur majeur des services de renseignement américains qui a déjà fait le coup, nos patrons français,  au gouvernement, au Medef ou encore au Bilderberg seraient mieux inspirés de se préoccuper de l’indépendance et de l’envergure technologique de la France que de la chasse aux chômeurs. Au lieu de culpabiliser les français avec une dette honteuse, et de stigmatiser les refus de travailler, ils feraient mieux de se préoccuper de financer par nos soins nos ambitions collectives de français et d’assurer des niveaux de rémunération du travail, une récompense de l’audace indisciplinée, de la créativité énergique telles qu’un système social ne soit même plus nécessaire sauf à la marge.

Rétrograder d’une place économique est à la fois symptomatique et très grave parce que c’est la démonstration chiffrée d’une incapacité à courir aussi vite que les autres qui ne sont pourtant pas parfaits non plus. C’est très grave parce que c’est durable. C’est très grave parce qu’avec tous les rapaces dans l’ombre de leurs clubs occultes dans notre dos et tous les pays et lobbies intéressés dans la lumière en face de nous, la faiblesse sera utilisée pour nous enfoncer jusqu’à réduire les français à une économie de subsistance comme les pays les plus pauvres d’Afrique. N’oublions pas, que nous soyons blancs ou noirs, d’une religion ou d’une autre, d’un pays ou d’un autre, ils n’en ont cure. Nous sommes juste pour eux le peuple honni des animaux humains affublés de toutes les tares et juste bons à être dominés ou exploités.

C’est pourquoi je forme le vœu pour 2018, que les patrons au gouvernement et autour, ouvrent les yeux sur leur idéologie délétère, qu’ils se ressaisissent dans leurs choix  ou qu’on les dégage tous ! Jusqu’à ce que seule la méritocratie républicaine des compétents, des courageux, des solidaires profite à notre richesse d’État et à faire société.