Climat, mariage pour tous… ou comment détourner l’attention et désunir


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Je suis ce que l’on appelle « climatosceptique »; Ce qui par ces temps de régime politicier et intolérant à la pensée multiple est très dangereux (il y a eu des arrestations de détracteurs de la cop21 au Bourget jusqu’à mêmes quelques clowns moqueurs). Après le renvoi du chef du service météo sur France 2, je pourrais par exemple être assigné à résidence pour simplement oser l'écrire sur ce site….

La COP 21, comme le GIEC, je vois cela comme un grand cirque médiatique sans effet concret mais avec de puissants effets manipulatoires : d’abord entretenir la religion de l’environnement; laquelle détourne des questions idéologiques politiques traditionnelles. Ces rodomontades servent ensuite à mobiliser l'opinion de manière à maintenir la domination des dominants de pays riches sur les ressources; et par là sur tous les pauvres de tous pays (dont nous  sommes – prolétaires de tous les pays unissez-vous…).

Pour réduire la pression sur l’écologie de la planète, c’est tout le système capitalo-consumériste, hyperdérégulé, hyperconcurrentiel, hyperspéculatif qu’il faudrait remettre en cause. On peut bien dire toutes les messes environnementales qu’on veut, à Paris ou ailleurs, c’est le système qui commande ; et au-delà le cosmos.

Devant la montée en puissance du chaos qui s’annonce tout cela est bien vain et nous risquons fort de consommer les dernières ressources fossiles d’une manière destructrice particulièrement futile.

Les règlements européens sur la stabilisation des fluctuations des permis à polluer que sont les quotas, c’est sans doute l’administration européenne qui veut exister en parallèle des accords étatiques type COP 21 par principe conclus sans elle. C’est plus une concurrence pour le pouvoir à la faveur d’une direction environnementale incontournable qu’une cohérence. Il est particulièrement irresponsable en effet de jouer à s’échanger des droits à polluer. Et je dis bien jouer car l’argent est virtuel alors que les conséquences sont réelles et là encore systémiques; comme toujours entre finance et économie.

L’écologie n’est pas un parti politique, c’est une des multiples dimensions, importante certes, mais « une des », de la politique. La preuve, il y a en France des écologistes de droite et de gauche qui n’arrivent pas à s’entendre et qui sèment la zizanie partout où ils s’allient parce que le seul credo de leurs représentants en dehors de la nature, paradoxalement, c’est "MOA". A décharge, dans la gauche encore de gauche au moins, ils ne sont pas les seuls…. C'est un facteur de division majeur. Même pas besoin de manipuler, il suffit d'exciter la jalousie parmi les chefs (Sun Ze le conseillait déjà il y a deux millénaires). Les syndicats en demi-teinte (à peu près tous sauf la CGT) financés par les valises du MEDEF ne sont qu’une autre formule de division de l'ennemi.

Le gauchisme culturel, lequel a dérivé sur le communautarisme actuel, n’a été promu par Mitterrand que pour des raisons électoraliste mais peut-être aussi pour masquer la trahison de l’idéologie socio-économique de gauche. Les partis politiques écologistes, le GIEC, les COP en sont un troisième. Nul doute qu’il y en ait bien d’autres à l’œuvre pour manipuler le suffrage universel ; tactique subtile d’exercice du pouvoir validée depuis 1800 ; tout comme la tactique de noyauter la république a été promue par l’autre Adolphe dès 1870 (Thiers dans un discours célèbre après le massacre des communards parisiens par les versaillais).

Nous en sommes toujours là, alors que la constitution de l’an I (1793) valait si bien celle de l'hypothétique 6ième république qu’elle pourrait resservir intégralement aujourd’hui tant elle était progressiste. Pas besoin de prendre des cours chez Etienne Chouard au lieu d'agir. Elle comporte un article qui donne non seulement le droit mais le devoir de s’insurger devant les excès du pouvoir ….

Mais elle n’avait pas prévu notre principal ennemi : nous ; par notre désunion, par le manque de discernement à tomber dans tous les pièges des nouvelles religions ou des nouvelles technologies. Les dominants ont de beaux jours devant eux ! Nous par contre, dans le marigot, nous risquons d'avoir des moments difficiles….