Servitude involontaire


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Toutes ces considérations sur les malheurs du monde, pour valables qu’elles soient, relèvent d’une forme de faiblesse ; et je me demande jusqu’à quel point elles ne constituent pas un dérivatif, sinon un alibi pour ne rien faire; ce qui revient à accepter tacitement d’être dominé.

Dans une excellente interview de Yanis Varoufakis par Mediapart (probalement sur Youtube ) il montre comment les divisions au sein de Syriza ont été exploitées pour finalement évincer l’aile gauche en contrepartie d’une potion amère légèrement « resucrée »; j’ajoute une politique de bourgeois donc.

Michel Onfray lui-même, malgré toute sa clairvoyance philosophique ne semble pas avoir perçu l’arrière monde des manigances et des coups tordus pour ne retenir que l’émotionnel de la répression qui en résulte. Au contraire d’Henri Guillemin et de Cécile Obegi, suivis par Etienne Chouard, pourtant tous trois biens informés et intègres, il continue de prétendre que Robespierre n’est pas le bon modèle alors que Robespierre écrit clairement pour l’émancipation du peuple dont il était le seul défenseur réel tandis que la bourgeoisie, comme aujourd’hui le manipulait.  Tous autour de lui ont été décapités pour l’affaiblir jusqu’à pouvoir lui faire subir le même sort de manière à reprendre le pouvoir sur le peuple. Et dans cette affaire c’est l’extrême gauche, ici pour le coup vraiment extrême qui a été manipulée pour réduire progressivement tous les défenseurs du peuple.

L’émancipation du peuple de la tutelle bourgeoise, c’est l’économie. J’ai été content de découvrir dans cette interview de Yanis Varoufakis que mon incitation à agir en créant le « Drachme-coin » rejoignait son plan B, lequel est qualifié de véritable déclaration de guerre par un économiste d’Attac. Ben voui, faut-se battre si l’on ne veut pas être dominé… (voir citation de Mandela qui parlait d’expérience sur les moyens et méthodes à adopter par l’agressé en fonction des moyens et méthodes de l’agresseur)

De la même façon, j’ai été content de découvrir que mon idée de réunir les deux fronts pour renverser le gouvernement d’il y a deux ans était maintenant émise aussi par Jacques Sapir et soutenue par Michel Onfray.

J’ai regretté que la Demosophie d’Eric Fiorile n’ait pas fait plus d’adeptes pour réclamer massivement à l’Islandaise le départ du président et du gouvernement le 14 juillet dernier.

Que d’opportunités gâchées ! Si l’on y ajoute les multiples grèves de sauvegarde de l’emploi dans une usine ou une autre au lieu de se mettre en grève générale et en désobéissance civile généralisée par solidarité. Jusqu’à la lutte contre la casse du code du travail qui s’organise en ordre dispersé.

Si vous n’êtes pas satisfait du monde, ne dites rien, n’écrivez plus vos émotions, imposez au ténors de passer au-dessus de leurs égos, passez au dessus des petites divergences, et unissez-vous, coordonnez vos actions et libérez-vous en confiant des pouvoir à des représentants tirés au sort !